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Là où reposent nos mensonges [EVENT]

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Le Régisseur
PNJ
18.07.15 13:55
Le Régisseur
Juin 2213

L'épidémie durait depuis des semaines.
Dans les sous-sols de l’hôpital, les malades se comptaient maintenant par dizaines, surveillés par les Erasers comme des prisonniers. Chaque jour, de nouveaux patients étaient amenés -de gré ou de force- dans les chambres aménagées à la va-vite. Et depuis peu, certains disparaissaient, emmenés sur des civières recouvertes d'un drap...
Vêtus de la tête aux pieds avec des tenues étanches, miliciens, scientifiques et médecins cherchaient tous à leur façon à rendre les lieux vivables. Les uns maintenaient l'ordre, tandis que les autres essayaient tant bien que mal de soulager les maux de la multitude.

Cette nuit-là n'était pas si différente des autres. Le silence des couloirs était parfois rompu par les plaintes étouffées d'un malade au sommeil agité. À travers les caméras, quelques Erasers veillaient sur la tranquillité des lieux.

Peu avant minuit, la douce lumière des veilleuses se mit à trembloter, puis s'éteignit avant de se rallumer. Quelques secondes plus tard, plusieurs murs que rien ne différenciait des autres s'illuminèrent soudain. Sorties d'années de léthargie, des portes secrètes coulissèrent, révélant d'étroits escaliers qui descendaient encore plus profondément sous terre. Un mystère trop irrésistible pour ne pas tenter de le résoudre...
Mais vous auriez dû vous en souvenir : c'est la curiosité qui a tué le chat. Avant que les gardes ou le personnel de nuit ne puissent comprendre ce qui se passait, les portes secrètes se refermèrent brusquement, interdisant toute retraite.

La seule option est désormais d'avancer dans les entrailles de l’hôpital pour découvrir ce qui s'y cache... Mais vous n'y serez pas seuls.

Tous les participants à l'event sont priés de répondre à la suite de ce message, au moins une fois ♥. Vous serez ensuite scindés en différents groupes par nos soins - nous posterons un message d'introduction pour chacun des groupes.
N'oubliez pas que vos groupes évolueront simultanément - si vous voulez rejoindre un autre groupe sur son sujet, vous le pouvez, bien évidemment - une fois que vous vous serez trouvés physiquement en leurs présence, bien entendu. Les modifications effectuées à un endroit par un groupe vous seront également signalées et les pièces vous seront décrites, donc merci d'y faire attention et de ne pas trop improviser à ce niveau là ♥.
Si votre partenaire prend trop de temps à répondre, nous serons là pour agir, alors faites attention... Cela pourrait s'avérer désagréable.

(Aucun animal n'a été blessé durant l'élaboration de cet event. En revanche, pour les humains...)

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eraser
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Nora Stampton
eraser
19.07.15 16:19
Nora Stampton

Cette épidémie était tombée pile quand il fallait. Une semaine après sa mésaventure avec l’agent, la révélation de son pouvoir... Elle devait s’occuper l’esprit et quoi de mieux qu’un bordel comme celui-là pour y parvenir ? Certains Erasers avaient été contaminés et ceux qui restaient, étaient mit largement à contribution. Que ce soit dans les rues de la ville, pour s’assurer que les gens malades se rendaient bien à l’hôpital, que dans ce dernier pour maintenir l’ordre. Et surtout, empêcher tout patient de se barrer de là. Il y avait déjà eu assez de mort comme ça pour ne pas en rajouter à la population. Et comme certains ne comprenaient pas qu’il valait mieux crever ici pour éviter de contaminer d’autres individus, il fallait parfois user de force. Ce qui allait parfaitement à Nora, qui ne s’en privait d’ailleurs pas. Ca lui permettait aussi de passer ses nerfs et ça, elle en avait un poil besoin. Ouais, sauf que ça commençait à la fatiguer, jusqu’à lui donner parfois mal au crâne. Mais passons, ça devait être du surmenage, rien de plus.

La nuit était tombée depuis un moment, certains de ses collègues étaient en train de surveiller les couloirs de l’hôpital, pendant que d’autres, comme elle, s’amusait à parcourir ces mêmes couloirs. Histoire d’être sur place le plus vite possible s’il se passait quelque chose. Elle maugréait contre la combinaison qu’on les obligeait à porter, il faisait simplement trop chaud avec. Certes, elle était fine et n’entravait pas beaucoup les mouvements, mais c’était chiant quand même ! Tout comme le fait d’avoir la vue à moitié pénalisée, puisque c’était une combinaison complète. Elle se plaignait, mais c’était plus pour la forme, puisqu’elle n’aurait pas préféré être chez elle. A retourner dans sa tête tout ce qui s’était passé récemment. Quand cette merde serait passée, elle devrait probablement prévenir ses supérieurs du fait qu’elle était une Evolve dormante. Enfin ça, ce serait quand elle en aurait les couilles. Jusqu’à là, elle allait tout simplement faire comme si de rien n’était.

« Nora. » Son émetteur lui renvoya la voix de John, l’un des Erasers devant leur écran. « Diriges-toi vers le couloir E2. Ya un connard qui s’amuse avec les lumières. »

« Ouais. Reçu. »

Encore un patient qui pouvait pas rester sur place ? La jeune femme se dirigea donc sur place, soupirant devant le phénomène lumineux mais fronça les sourcils lorsqu’elle ne vit personne dans le couloir. C’était très hilarant. Elle s’approcha d’une porte, ne se souvenant pas de son existence. Et puisqu’elle était ouverte, autant se glisser dans la suite du couloir pour choper le petit malin qui foutait sa merde. Et il allait passer un sale quart d’heure.


"The anger.
It controls
Can't hold it in
Throat is swollen, chest tightens
Can't let it pull me down
I refuse"

©Akirakirai


Merci pour la glace Shane ~
Spoiler:
 
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wanted
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Sulkan Zaslavski
wanted
29.07.15 17:35
Sulkan Zaslavski
L’hôpital… Assurément l’endroit qu’il exécrait le plus ! En temps normal, le garçon se faisait un plaisir, non, un devoir d’éviter l’immense bâtiment le plus souvent possible. Rien d’impossible pour lui jusque-là, sauf qu’en réalité, l’office publique dominait par sa taille et imposait à tous la vue de ces milliers de vitres, derrière lesquels se tramaient on-ne-savait quels complots médicaux. Du moins, Sulkan l’envisageait sous cet angle et avait trouvé la parade idéale : un studio ne donnant pas directement sur l’hôpital, en plus de fermer ses stores automatiques au besoin. S’il avait été contraint, par la force des choses, à devoir s’y rendre pour s’assurer que ses brûlures cicatrisaient doucement et sans complications, le jeune hackeur n’avait pu empêcher une sueur froide de couler le long de sa nuque rien qu’en franchissant les larges portes du hall. Inutile de préciser qu’il avait fait de son mieux – se montrant étrangement coopératif pour une fois auprès du personnel soignant – pour écourter la séance. Sitôt qu’il eut la confirmation qu’il allait bien de la bouche du médecin, le garçon était déjà dehors. Respirant un grand coup.

« Ah ça non, j’suis pas prêt d’y refoutre les pieds ! »


Sauf que voilà : se tenir au courant de l’actualité n’était pas l’un de ses passe-temps préférés. Au mieux, la partie consacrée à l’économie – notamment au cours de la Bourse pour savoir quelles entreprises viser et à contacter pour ses petites affaires personnelles – échappait à son indifférence habituelle. Si bien qu’il n’entendit pas parler de cet étrange mal qui se répandait parmi la population. Humains et Evolves : aucun camp n’était épargné, ce qui révélait cruellement à quel point ils demeuraient semblables dans le fond. Ce que jamais, le jeune hackeur penserait. A ses yeux, les seconds restaient des monstres prêts à tout. Sa mésaventure avec l’herboriste en était la preuve ! Ignorant de la progression de la maladie à l’extérieur, Sulkan ne changea rien à ses habitudes. Son caractère de merde non plus. Et quand un passant éternua bruyamment face à lui, éparpillant un nuage de microbes invisibles à l’œil nu sur sa figure, le garçon en vint rapidement aux mains. Les insultes étaient efficaces en temps normal mais l’autre avait abusé ! Et pour une fois qu’il aurait le dessus sur un individu du même sexe que lui, étonnamment faiblard de son point de vue, le jeune hackeur n’allait pas s’en priver ! Sans se poser davantage de questions devant l’air pâlichon de l’inconnu, le garçon reprit sa vie. A quelques détails près… Des maux de tête ne tardèrent pas à l’assaillir. Songeant d’abord que c’était dû à l’abus d’écran, Sulkan déchanta bien vite quand ils s’aggravèrent, le plus souvent accompagnés de nausées. Il ne vomissait pas encore, heureusement pour lui mais sortir était une véritable épreuve du combattant ! De violentes toux le prenaient et celles-ci attirèrent l’attention d’une patrouille. Sceptique, le jeune hackeur ne vit pas immédiatement le lien entre les miliciens, lui et cette étrange maladie. Jusqu’à ce qu’on lui ordonne de se rendre à l’hôpital pour y être soigné. Ce que le garçon refusa catégoriquement. Il piaffa, jura, mordit, rien n’y fit. En moins de deux, on le présenta à l’hôpital, solidement encadré par deux armoires à glace. Une atroce sensation de déjà-vu lui noua l’estomac. Il ne voulait pas être enfermé ! Plus jamais ! La panique ne fut pas longue à l’envahir et il tourna de l’œil plusieurs fois, la fièvre aidant.

Depuis quelques heures, il se trouvait dans une vaste pièce, en compagnie de plusieurs dizaines d’inconnus. Tous présentaient les mêmes symptômes que lui. Eternuements, nausées, vomissements et parfois même vertiges. La présence d’un masque sur la partie inférieure de leurs visages ne changeaient rien au problème, l’étouffait tout au plus. On les entassait comme des bestiaux prêts à partir à l’abattoir. Les allées et venues des miliciens dans les couloirs leur rappelaient qu’il était parfaitement inutile de tenter une sortie. Sulkan sursauta lorsqu’une enfant fut prise d’une violente toux. Grimaçant, il s’éloigna le plus loin possible d’elle, jusqu’à ne faire qu’un avec le mur de la pièce dans son dos. Lui-même faisait peine à voir avec son teint maladif et ses vertiges imprévisibles. A la phobie de l’hôpital s’ajouta bientôt la sensation de claustrophobie qui exacerbait la panique du patient improvisé. Ce fut dorénavant une certitude pour lui : s’il restait ici, il crèverait comme un chien galeux. Une chance dans ce triste tableau, les malades avaient accès à quelques couloirs reliant les différentes pièces contenues dans les souterrains de l’hôpital. A défaut d’air frais, ils pouvaient quitter un instant la marée humaine grouillante qui leur servait de voisine de chambre commune. Le jeune hackeur prit sur ses vertiges et se leva péniblement, longeant piteusement le mur en prenant appui dessus à l’aide de ses mains pour finalement atteindre l’unique porte de la pièce. Cela faisait un bon moment que les membres du personnel ne passaient plus entre eux pour compter les morts ou administrer on-ne-savait quel traitement soi-disant miraculeux. Des cobayes en instance de mort, voilà ce qu’ils étaient devenus. Sa progression se fit lentement. Aucun enthousiasme à rejoindre la salle commune lorsque sa promenade attirerait l’attention des miliciens chargés de les surveiller. Une main toujours posée sur le mur à sa droite, Sulkan tentait d’élaborer un plan pour mettre les voiles. A ce rythme, il finirait fugitif avant l’heure… La lumière du néon vacilla soudain, lui faisant relever la tête. Mauvaise idée. La lueur était tellement agressive, même de manière saccadée, qu’il crut que sa tête allait exploser… Le garçon s’en détourna rapidement. Ce genre de préoccupations ne l’intéressait pas. Sauf que sa main rencontra subitement du…vide ?!

« Bordel de m- ! »

L’équilibre déjà précaire dont il faisait preuve lui manqua brusquement. Basculant sur le côté droit, le jeune hackeur s’étala de tout son long. Par chance, sa chute ne l’entraîna pas plus loin, au risque de le voir dévaler un enchaînement de marches. Son menton stabilisé sur la première d’entre elles, Sulkan releva la tête, hagard. Un passage secret ? Cette porte n’était pas là d’ordinaire. Les couloirs étaient dépourvus de sortie, sauf une, surveillée en permanence évidemment. Alors pourquoi… ? Etait-ce l’opportunité qu’il attendait ? Un bruit de pas le ramena au moment présent. Un gardien ? Rapides ces enfoirés ! Luttant contre une avalanche de migraines, le garçon entreprit de se redresser. Trop lentement à son goût et il attendait simplement la prise ferme sur son épaule, celle-là même qui le tirerait en arrière pour l’arracher à la vue abyssale des escaliers. Mais il n’en fut rien. Les secondes se poursuivirent, imperturbables. Même les bruits de pas s’étaient estompés. Intrigué, le jeune hackeur risqua un coup d’œil dans le couloir : une seconde silhouette s’y trouvait et à en juger par la couleur de sa combinaison, celle-là n’était pas un malade… Alors il avait vu juste. Quand l’inconnue se recula, Sulkan eut le réflexe de se retourner. Le dos collé à l’un des pans de murs intérieurs, il demeurait invisible… Pour le moment. Si l’inconnu inspectait chaque passage, il ne tarderait pas à le trouver. Alors quoi ? Descendre ? Son regard se posa sur les escaliers, dont les dernières marches disparaissaient dans les ténèbres. Avait-il seulement le choix ?
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Invité
Invité
27.09.15 18:01
Invité
L'hopital... Ah l'hopital! Il vous soigne ou il vous saigne.
Il berce et couvre d'intentions les uns, regarde crever sur le trottoir les autres, les trop pauvres pour se payer le luxe de ses soins. C'est une vraie catin l'Hopital. Une fille qu'on paye trop pour pouvoir la cotoyer, qui se sait désirable et vitale pour bien trop de galeux et qui, d'un grand sourire cynique,s'amuse de les rejeter.
C'est une garce pour cela, l'Hopital, la chienne servile de la Grande Amerique qui, sous le serment d'hypocrate de ses médecins prône celui de l'hypocrite, une pensée injuste sous les sourires à 3 000 dollars des soignants.

Ah l'Hopital, le grand, le fabuleux Hopital capitaliste, santé de l'élite et abattoir des démunis, on t'adore ou on te déteste et Theresa, elle, t'exécre. Il ne faut pas lui en vouloir, c'est viscéral. ça trouve sa source dans un mélange de haine et de jalousie, elle qui, depuis toujours sans le sous a bouffé tant de médicaments contre-faits ou perimés, substituts -presque aussi dangereux que le mal lui-même-, à tes soins trop onéreux.

Ah l'Hopital, tu dois rire de la voir à présent là, dans un de tes lits, elle, petite-vieille malade, furax, maugréante et haineuse qui, d'une injection un peu trop forte, peut malencontreusement passer de vie à trépas et servir au passage de trés bon cobaye.
Car ne te voile pas la face, nous savons tous que soigner n'est pas ton unique but et que ton jeu préféré consiste à tester, à découvrir perpétuellement de nouvelles limites; de nouveaux supplices. Tu es un grand sadique n'est ce-pas Hopital?
Ou peut-être, qu'au fond tu n'as rien à faire de cette vieille ou de tous les malades, car chacun ici, pour toi, n'est qu'un numéro, une pathologie. C'est bien possible, oui... Tu es si peu humain aprés tout; si loin de Theresa, si humaine, petite tâche crasseuse dans ton univers aseptisé; malade entre tes patients malades. De la même créve. Mystérieuse. Car c'est bien là la raison de sa présence en ton sein : Theresa est malade. Elle éternue, crachote de la bile, a mal au crâne et dans la rue, au bord de l'évanouissement, quelqu'un l'a vu. On l'a alors embarquée ici (déportée presque) et on l'a entassée dans cette grande piéce, "en quarantaine", pour qu'elle puisse mieux crever parmi les siens.
Elle soupire, grogne en se retournant dans son petit lit blanc à l'odeur de désinfectant.
Elle a rien demandé la Vieille mais on a tout fait tout de même. On l'a piqué pour la sédater ("pour m'euthanasier, ouais mon cul!") et elle comate à présent mal-en-point, pire même qu'à sa venue.
Elle a mal aux membres, au coeur, au ventre... Partout... Comme si tout bougeait de l'intérieur. Comme si elle avait une crise dû à son pouvoir.

Elle se recroqueville sous une convulsion et voit disparaitre sur sa main gauche les plis de sa peau flétrie. Elle jure.
Putain. Son impression n'est pas une impression. Une saloperie dans cette saloperie de sédatif a annulé le pouvoir de la drogue searsmont et maintenant, son pouvoir s'est activé et fait le con. Et c'est pas bon ça... Pas bon du tout... Elle doit se cacher quelque part avant d'être repérée...Mais où...Où... où...où

Malgré la douleur, la Vieille mouline dans sa tête et vite, vient la solution "toilette".
L'idée et le plan bien en tête, Theresa se redresse tant bien que mal et appelle une aide-soignante. Elle lui dit qu'elle va pisser et la dame au large sourire surfait ,accepte.
Elle se léve et chancellante quitte la piéce, appuyé contre le mur. Elle fait une vingtaine de métres dans les couloirs déserts, la respiration lourde sous son masque de protection et, à bout de forces (qu'elle n'a pas), finit par ployer. Elle s'asseoit, ferme les yeux et soudainement, sous ses paupiéres closes, vient l'obscurité, puis, la seconde d'aprés la lumiére. Comme un clignotement. Qui attire sa curiosité.

Elle réouvre les yeux et un pan de murs à quelques métres d'elle, se met à briller... et à couliser.
Un chemin, jusqu'alors inconnu, se créee et dans la brume de son esprit, Theresa pense aussitôt à Searsmont; à la possibilité de se cacher là bas, dans un de ces nouveaux couloirs.

Elle se reléve, mord sa lévre pour se divertir de la douleur de son corps et reprend son chemin.
Elle se détourne de celui banalisé, celui rassurant des gens soumis; pas celui des gens comme elle, des hors-la-loi, de ceux qui pour survivre libres, se voient obligés de prendre les sentiers dangereux.

Elle passe le seuil, s'arréte un instant, regarde en arriére vers le couloir de l'hopital. Elle soupire. Elle n'aime pas ça mais elle n'a pas vraiment le choix... et puis... au point où elle en est, rien de pire ne peut lui arriver.

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eraser
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Varig Cross
eraser
30.09.15 22:27
Varig Cross
Il fait sombre, et j'entend quelqu'un crier non loin de moi.

J'ai mal. Ce n'est pas seulement comme la souffrance qu'on peut ressentir avec une blessure. Tout mon corps me brûle, ou tremble de froid. Le temps se tord et la réalité s'efface.

Les idées rebondissent douloureusement dans ma tête, comme des balles devenues folles, sans ordre ni cohérence.

Mais ce n'est qu'un cauchemar.

C'est forcément un de ces cauchemars.

Je dois me réveiller.


Émergeant doucement d'un sommeil agité, Varig ouvrit les yeux.
Sa bouche était sèche et sa tête douloureuse. Il faisait sombre, mais il sentait contre son dos le matelas recouvert d'une pellicule de plastique. Un lit d’hôpital.

Il se redressa péniblement, luttant contre la nausée.

Ses idées s'assemblèrent péniblement, reconstituant un semblant de cohérence.
On l'avait déclaré malade une semaine plus tôt, et depuis il était installé dans une petite chambre des sous-sols de l'hôpital. Un luxe alors que la plupart des malades étaient regroupés dans des dortoirs, qu'il devait à son nouveau statut d'Eraser. À moins que Sofia n'ait versé un pot de vin pour éviter que des oreilles indiscrètes n'entendent ce qu'il pourrait dire dans un accès de fièvre...

Les premiers jours n'avaient pas étés agréables, entres les migraines, les vomissements et les malaises. Mais depuis un moment, c'était devenu bien pire. La fièvre l'avait assailli et cloué au lit. Durant des heures, puis des jours il avait nagé dans un délire brumeux où se mêlaient les cauchemars, les hallucination et la réalité.

Inexplicablement, il se sentait un peu mieux. Faible, nauséeux et avec un feu d'artifice entre ses deux oreilles mais moins mal qu'avant quand-même.

L'agent se leva avec précaution et tituba jusqu'à l'évier installé dans la chambre. Il s'accrocha à l'émail, et se regarda dans le miroir.

Ses yeux étaient rougis et injectés de sang, et une barbe naissante lui mangeait les joues. Il avait l'air d'un fou évadé d'un asile ou d'un drogué en manque... Le résultat d'une semaine de négligence.
Il ouvrit l'eau et but goulûment. Ayant étanché sa soif, il se sentit bien quelques secondes.

-... Merde... lâcha-t-il avant de vomir un liquide jaunâtre dans l'évier.

Durant plusieurs seconde il ne put rien faire d'autre qu'hoqueter douloureusement, bien après qu'il ait rendu le maigre contenu de son estomac.
Quand enfin les nausées se calmèrent, il se redressa et s'adressa à son reflet.

-Faut vraiment que tu prenne une douche...


Malgré la fatigue, l'agent passa l'heure suivante à reprendre visage humain: douche, rasage et des vêtements propres. Ce qui était loin d'être un luxe.
Il ne disposait pas de sa propre douche, et dut franchir un couloir, ignorant les autres malades dont l'état n'était souvent pas meilleur que le sien. L'eau chaude lui fit du bien, mais alors qu'il achevait de se rhabiller, une fatigue lourde s'abattit sur ses épaules. Son T-shirt noir, son pantalon assorti et ses chaussures lui semblaient soudain peser des tonnes.
Le retour à sa chambre fut laborieux et il faillit tomber plusieurs fois en chemin.

Une fois rentré, Varig se décida à s'étendre quelques minutes, tout habillé, mais il sombra aussitôt dans un sommeil lourd et sans rêve.


Quand il ouvrit à nouveau les yeux, il faisait nuit, et les lumières étaient éteintes.
Il se sentait toujours nauséeux, sa tête le faisait encore souffrir, mais il était en bien meilleur forme. Peut-être que le pire était passé. À moins qu'il ne s'agisse d'une simple accalmie.

L'agent resta un moment immobile, jusqu'à ce qu'il sente une présence. Il eu beau scruter les ténèbres, il ne vit rien, pourtant son instinct lui disait le contraire. Sa main vint toucher le poignard attaché à sa cheville sous son pantalon noir militaire, qu'il avait fait entrer en douce.

Soudain la lumière de sa chambre ne s'alluma toute seule, l'éblouissant cruellement. Elle s'éteint aussitôt, puis se ralluma, vacillante.
Gêné par le phénomène, le malade se leva, et sortit de la chambre en se tenant au mur. Les veilleuses du couloir subissaient la même variation de lumière que sa chambre.
Plus étrange, il lui semblait apercevoir une ouverture là où il était persuadé qu'il n'y avait qu'un mur quelques heures plus tôt. Et une silhouette qui s'approchait...

Par réflexe, il se recula dans l'embrasure de sa porte pour échapper à sa vue. Il attendit quelques secondes et risqua un nouveau regard dans le couloir.
De la présence, plus trace. Mais l'ouverture, elle, était encore là.

Peinant encore à réfléchir, Varig avança d'un pas. Sans vraiment comprendre comment, il se retrouva au sommet d'un étroit escalier.
Il se retourna pris de vertige, mais il n'y avait qu'un mur derrière lui.

Une seule route s'offrait à lui.


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Le Régisseur
PNJ
04.10.15 19:18
Le Régisseur
Et vous entrez dans les ténèbres...
La suite, ici

[Vous n'avez finalement pas été séparés, au vu du peu de participants. Enjoy !]
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