J. Schneider - when you got nothing, you got nothing to fear

Jonathan Schneider
Humain

Feuille de personnage
Objets Possédés:
Points de Vie: +10
Points de Force: +0

Ven 15 Avr - 17:12

E T A T • C I V I L
Nom × Schneider
Prénom(s) × Jonathan
Date de naissance × 16 décembre 2169
Sexe × masculin
Nationalité × américaine
Origines × Belfast, ME
Statut civil × divorcé, célibataire
Métier × il est un des trois associés du directeur du département des Droits Civils à l'Office of Attorney Recruitment and Management (OARM), ce qui signifie qu'il épluche beaucoup de CVs pour beaucoup d'argent. Lui et ses deux collègues sont aussi chargés de la communication entre les cabinets d'avocat et les tribunaux et les universités afin de faciliter l'insertion des étudiants dans le monde du travail, mais cette fonction semble être devenue plus théorique que pratique ces dernières années. En outre, il est le chef actuel du groupe anti-Evolves et le dirige avec une hargne bien dissimulée mais dont les membres sont parfaitement conscients
Domicile × n'ayant pas déménagé depuis la mort de sa fille, il continue de vivre dans un appartement trop grand pour lui – qu'il n'a cependant aucun mal à payer – proche du centre, et en particulier de l'école où la petite allait
P O R T R A I T • R O B O T

Taille 189 cm
Poids et corpulence 77 kg, il garde les traces évidentes d'un certain athlétisme mais on perçoit aisément que sa vie est plus faite de tabac et d'alcool que d'haltères et de salades
Couleur de peau neutre, peut-être légèrement hâlée par le temps
Couleur des yeux noisette
Couleur des cheveux châtain, quelques mèches poivre et sel, les tempes grisonnantes
Style vestimentaire sobre et peu varié. Jonathan porte toujours une variante du costume cravate, parfois sans la cravate, dans des tons sombres et, disons-le, ennuyeux. Noir, gris, anthracite, parfois un vert sapin modeste qui lui sied pourtant à merveille, mais rien de fantaisiste. Lorsqu'il s'agit d'être plus à l'aise, il ne troque que le pantalon contre quelque chose d'un peu moins solennel et de plus souple. Il garde perpétuellement une allure professionnelle et bien rangée.
Signes particuliers bien qu'il ait les joues et le reste de la mâchoire toujours rasés de prêt, il se taille chaque matin la barbe en deux U sur le menton, faisant remonter les quatre pointes vers sa lèvre inférieure. Avec le temps, il a acquit le coup de main qui lui permet de redessiner les deux formes les yeux fermés.
P R O F I L • P S Y C H O L O G I Q U E
Il pose les coudes sur la table, croise les doigts et y appuie le menton pour mieux observer celui qui parle en face de lui. Il peut demeurer muet longtemps, à scruter les attitudes, à absorber les idées de génie des uns et les absurdités des autres – sans ciller. De temps à autre, il bascule en arrière et se renfonce dans son siège, les mains désormais sur sa tablette en veille et les sourcils légèrement haussés, à l'écoute des débats de ses collègues. Il gamberge. Est-ce vraiment faisable ? Serait-ce vraiment profitable ? Le long-terme, bon sang, le long-terme ! Parfois, il a l'impression d'être le seul à y penser. Mais non, ce n'est pas comme ça que ça marche... songe-t-il. Il se retient de lever les yeux au ciel. Son visage ne change pas d'expression – il a l'air concentré, très sérieux. Il toise discrètement le jeune nouveau qui expose son projet. Un idéaliste, encore. Il passe la langue sur ses lèvres et se repenche de nouveau sur la table. Ses iris sombres se promènent un instant sur le reste de l'assemblée. Le discours se perd en suppositions naïves et utopiques. Il ne secoue pas la tête. Si, mais intérieurement. Des remarques sarcastiques et amères lui effleurent l'esprit. L'ombre d'un dépit las et légèrement méprisant passe sur son visage. Il le réprime immédiatement. La présentation s'éternise. Une poignée de collègues posent des questions, plus ou moins sensées, la discussion s'anime puis retombe. Il décroise les doigts, les glisse dans ses poches, les ressort et se met à jouer distraitement avec l'objet qu'il y a trouvé. Il fait tourner le briquet entre ses doigts, ses yeux se perdent dans le vague. Deux ou trois de ses associés semblent vouloir délibérer publiquement. Lui commence à perdre le fil de ce qui se mue lentement en inepties. Il songe à sa seconde occupation, aux discours qu'il va bientôt devoir faire et aux mesures qu'il aimerait faire prendre à son groupe de résistants. Il a l'impression d'être freiné par ses propres frères et cela l'agace. Il arrête de faire tourner le briquet et serre sensiblement le poing dessus. Il lui faut du changement. Cela fait trop longtemps que les Evolves n'ont pas été un peu bouleversés. Il pousse un soupir bref, comme exaspéré. Cela l'extirpe lui-même de ses pensées. Sa voisine le perçoit et lui adresse un regard interrogateur. Il lui répond d'un sourire discret et d'un geste négatif de la tête, lui faisait comprendre que non, rien. Vient le tour de table. Certains ne prononcent que quelques mots. D'autres s'étendent en tirades. A lui. Il expose son opinion sur le projet. Il va plutôt contre l'avis général. Seule une paire de hochements de têtes l'accompagnent – les autres semblent perturbés. Il dévoile des détails auxquels personne n'avait pensé. Il revient de manière réthorique sur certains points. Il parle en regardant ses collègues dans les yeux. Ses mots sont précis, ils n'ont besoin d'aucun superlatif, d'aucune exagération. Il s'exprime posément, sans manquer de respect à qui-que-ce-soit, et énonce des critiques pertinentes. Au fil de son discours, on entend des c'est vrai, des oui, exact s'échapper des lèvres. Plus de têtes acquiescent. Il termine sur une note polie et tous les regards se posent sur le directeur de l'assemblée qui secoue lourdement la tête de haut en bas. Lui baisse les yeux un instant puis pose de nouveau les coudes sur la table, le menton en appui sur ses doigts croisés.

Les evolves « peut-être qu'un jour, ce ne seront plus des assassins. Peut-être qu'un jour, ce ne seront plus des bêtes sauvages. Peut-être qu'un jour, ce ne seront plus des monstres. En attendant ce jour, et je crois que j'attendrai toute ma vie, je ne cesserai pas de lutter contre l'oppression d'une race qui nous veut du mal, je ne cesserai pas de me battre pour la sécurité des innocents, et je ne laisserai pas le reigne de ces créatures apercevoir l'ombre d'une apogée. »
Les erasers « c'est déplorable, qu'une force avec tant de moyens se refuse à toute action efficace. Combien de civils innocents devront périr avant que le gouvernement n'accepte d'autoriser ses soi-disant gardiens de la paix à prendre de véritable mesures contre une menace bien réelle qu'il est bien trop commode d'ignorer ? »
Les scientifiques « si le gouvernement était le cœur de notre nation et les Erasers en étaient les mains, les Scientifiques en seraient le cerveau. A eux trois, ils formeraient un colosse endormi, passif, au potentiel incommensurable mais à la capacité d'initiative et d'innovation nulle. Nous, les Civils, seraient les fourmis qui se seraient méprises à prendre cet être immense pour un Dieu alors qu'il ne ferait que s'amuser à nous écraser. »
A N T E C E D E N T S
Ses yeux semblent se noyer dans l'ambre du whisky. Sans lever le verre, il le fait tourner vers la gauche régulièrement. Environ 40°. La boisson forme de petites vagues dorées, monte sur les bords, laisse des arcs sirupeux derrière elle, puis recommence. C'est comme si dans chaque mouvement du liquide, il revoyait un instant crucial de sa vie. Curieusement, tout est dans le désordre. Certains lui reviennent plusieurs fois.

Une vague.

Lizzie qui fait ses valises dans leur chambre, une semaine avant son anniversaire. Elle fourre ses robes les plus vulgaires dans les coins, sans prendre le temps de les plier. Comme si c'était elle qui devait être furieuse. Il garde un œil sur elle pendant qu'elle trie ses chaussures. Elle profite de leur rupture pour se débarrasser des paires qu'elle ne voudra plus mettre. Tu ne vas quand même pas les laisser ici ? Il songe. Si, bien sûr que si. Il s'imagine déjà toute une conversation dans sa tête.
« – Tiens, je te laisse celles-ci. Peut-être qu'Eleanor voudra les mettre quand elle sera grande...
– Tu plaisantes, j'espère ? »
Elle se contente de lui souffler quelque chose qui ressemble vaguement à une excuse, et lui dit d'en faire ce qu'il en veut. T'assassiner avec, ça irait ? Je suis sûr qu'avec les talons de ces escarpins, ce serait facile.

La vague revient.

Lizzie qui lui commande la même salade qu'à chaque fois qu'elle vient. Le mercredi. Il lui adresse un sourire charmant. Il lui sort une plaisanterie qui la fait rire, quelque chose sur le paradoxe que représente le fait de venir dans un fast-food pour manger une salade. Hihihihi, elle répond.
Ses premières années en tant qu'étudiant. Professor Matthews, l'homme le plus fascinant qu'il n'ait jamais rencontré. Ses parents qui l'appelaient tous les dimanches et comment, parfois, c'était le seul moment du week-end où il ne bossait pas.

Seconde vague.

Eleanor, éventrée. Son petit manteau bleu ciel couvert de sang. Ses petites joues tachées. Il la serre dans ses bras, aussi fort qui le peut avec son épaule démise et ses côtes cassées. L'émeute ne cesse pas autour d'eux. Ils sont bousculés, poussés, certains se penchent sur la petite, proposent leur secours. Il n'entend plus rien, si ce n'est le souffle de sa fille qui suffoque, qui s'affaiblit. Qui s'éteint.

La vague revient.

Eleanor, toute petite, toute fragile, sur le ventre encore rond de sa mère. Elle dort. Elles dorment. Il pleure silencieusement de joie.

Troisième vague.

Un verre de whisky, presque le même. Il n'a plus de parents. Lizzie se démène avec Eleanor, deux ans, qui a les bronches encombrées. Elle pousse un soupir lourd et insistant en entrant dans la cuisine et en le voyant muet, assis devant son verre.

La vague revient.

Leur nouvel appartement à Madison, encore vierge et neuf. Il y a invité un collègue et sa femme, en remerciement de la soirée qu'ils ont passés tous les deux avec le couple, seulement quelques semaines après son entrée au service de recrutement. Lizzie est enceinte, elle discute avec l'épouse d'Harrisson qui a déjà deux enfants. Lui raconte à son confrère qu'il se sent de mieux en mieux dans la grande ville.

Quatrième vague.

Eleanor, éventrée. Sa bouche qui s'ouvre grand, cherche de l'air à inspirer. Tente de hurler de douleur. Et échoue. Et se referme.

La vague revient.

Eleanor recroquevillée dans son lit, les joues inondées de larmes. Lui, à son chevet, luttant pour garder le sourire un peu triste mais rassurant qui fend ses lèvres. Il lui explique que les adultes sont des gens compliqués. Qu'ils font des erreurs et que parfois, un papa et une maman finissent par ne plus bien s'entendre. Mais ça ne veut pas dire que maman ne t'aime plus, ma puce. Comment il espérait, au fond, que si. Que Lizzie était un monstre sans cœur, qu'elle ne viendrait jamais voir sa fille, et qu'il serait tranquille pour toujours avec son petit angelot.

Cinquième vague.

Eleanor sur ses genoux, devant l'écran qui diffuse les actualités. Papa, c'est quoi, les Evloves ?. On en parle partout. « On les traite injustement ! » disent certains, « ils sont dangereux ! » répondent les autres. Il espère que sa fille grandira dans un monde en paix et où tout le monde aura les mêmes droits.

La vague revient.

Lui, assis dans une petite salle de conférence. Il est là pour la première fois. Il a encore le bras en écharpe et le visage contusionné. Un homme d'une soixantaine d'années s'assied à côté de lui. Il lui fait un signe de tête à la fois compatissant et plein de haine. Il sait à qui elle est adressée. Ils sont là pour la même chose. Ils font partie de la même famille, désormais.

Sixième vague.

Eleanor, éventrée. Lui, en père qui, visiblement, a mérité de voir les tripes de sa fille glisser sur les pavés

La vague revient.

Lui, serrant la main à son nouvel assistant. La salle pleine qui l'applaudit. Les félicitations sobres qu'on lui adresse.

Septième vague.
La vague revient.
Pseudo × Archie
Âge × née en 1995
Comment t'as atterri ici × z'êtes partenaire d'un forum sur lequel je suis depuis quelques temps
Autre chose à ajouter × je suis un peu mal à l'aise à l'idée de voler un prédéf' à quelqu'un mais vous remarquerez que j'ai attendu un moment ! :o
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Enoch Livingston
Humain
♦ age : 26

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Ven 15 Avr - 23:43

Eh bien avant toute chose, merci pour ta patience, Archie ! Pour avoir attendu tout ce temps, en effet, et ensuite pour avoir eu la constance et le courage de t'inscrire et rédiger une fiche complète en dépit des incertitudes qui rôdaient autour de ce pré-def' ~

Trêve de politesse, entrons dans le vif du sujet.
Je commencerai par le fait que tu as indéniablement compris le personnage ; peut-être parce que tu en possédais un au caractère proche, mais davantage parce que tu as su incorporer ses spécificités au contexte. Tu as réussi à faire de lui cet homme ravagé et cependant droit, avec cette « hargne bien dissimulée » qui correspond à l'idée que j'en avais en le créant. Et, bien que ta description psychologique ne soit pas aussi dense qu'attendue, ce qui me laisse un peu sur ma faim, on se rattrape sur les avis quant aux différents groupes, avis qui ont le mérite d'être frappants car révélateurs de cette rage sous-jacente.
À propos de l'histoire, j'aime la structure a-chronologique que tu as choisie. Ce sont de brefs instantanés, juste ce qu'il faut pour saisir le personnage et son évolution, tantôt mignons et tantôt violents, tendres ou horribles. D'autant que tu n'as pas fait de Jonathan un anti-Evolve de nature, à savoir qu'il n'était pas foncièrement opposé à eux avant l'incident, et j'apprécie cette nuance \o
Puis l'ensemble à travers une écriture sans faute, appliquée, soucieuse du mot juste.

Avec une telle fiche, tu n'as pas à te sentir mal à l'aise d'avoir choisi ce personnage ; je te le cède de bon cœur, certain que tu sauras le jouer comme il convient ! Quelques membres attendaient déjà ta venue avec impatience, voici qui les comblera -w-

Au sujet de ton pseudo, je règlerai l'affaire au plus vite auprès du Jonathan premier du nom. Ne m'en veux donc pas si tu gardes celui-ci encore un moment... Avoue, tu es vert. /fuit très loin/

Tu peux à présent te dandiner aux couleurs du printemps, recenser ton avatar et aller épouvanter nos chers mutants. Amuse-toi bien ♥

signature


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Jonathan Schneider
Humain

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Sam 16 Avr - 1:16

Mille merci pour tous ces compliments, je suis drôlement flattée ! :3 Je suis heureuse que ma fiche te plaise, même si je l'ai écrite un peu bizarrement. 8)

Comme vous le savez, ce perso m'avait vraiment tapé dans l'oeil - et émue, surtout - et je me dois de te féliciter personnellement pour sa création. Je sens que l'incarner sera une expérience très enrichissante... Et je donnerai plus d'étoffe à son caractère en rp, je le promets. :3

En avant, et gare aux fesses des Evolves ! 8'D
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