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Owen Silverstone ♥ " La vie n'est qu'une longue perte de ce qu'on aime. " - Victor Hugo [terminée]

Owen Silverstone
Evolve Connu

Feuille de personnage
Objets Possédés:
Points de Vie: +10
Points de Force: +0

Sam 16 Juil - 20:30

E T A T • C I V I L
Nom × Silverstone.
Prénom(s) × Owen.
Date de naissance × Le 08 Août 2184.
Sexe × Masculin.
Nationalité × Américaine.
Origines × Anglaises.
Statut civil × Célibataire.
Métier × Médecin clandestin.
Domicile × Dans un squat arrangé par ses soins pour ses activités clandestines, bien caché dans un sous-sol, il réside dans les quartiers pauvres.

Type d'evolve × connu [] – illégal [x] – dormant []
Pouvoir × Odium.
Effet(s) du pouvoir × Owen possède la capacité de faire ressentir une douleur à autrui. Bien évidemment ceci nécessite plusieurs facteurs réunis pour que cela fonctionne. Premièrement, il faudra absolument un contact physique car c'est à cet endroit précis que la "victime" subira la sensation de douleur. Deuxièmement, la douleur infligée devra être connue d'Owen, ainsi il ne peut déverser seulement les souffrances qu'il a déjà reçu. Troisièmement, cela n'implique pas les douleurs psychiques.
Effet(s) secondaire(s) × Il existe plusieurs contre-parties au pouvoir d'Owen. En plus d'être limité aux souffrances qu'il a reçu et aux divers traumatismes que cela lui coûte, Owen ressentira à nouvelle fois la douleur infligée. Sans précision réelle de temps, ça peut frapper quelques heures, quelques jours, quelques semaines tout au plus après mais une chose est certaine, c'est qu'il la recevra d'un coup, sans sommation. De plus, si Owen utilise sa capacité plusieurs fois, le retour en sera d'autant plus douloureux. Outre cette contre-partie directement lié à l'utilisation de son pouvoir, suite aux douleurs reçues et à tout ce que cela implique, Owen est devenu hypocondriaque, paranoïaque et a même quelques légers TOC résultant de sa capacité.
P O R T R A I T • R O B O T



C'est avec ma silhouette élancée qui caresse les doux traits d'un corps presque androgyne que je m'avance vers vous. Le flegme posé sur mes airs de doux charmeur fragile, ce sourire rassurant et un regard apaisant qui ne laisse transparaître qu'une fausse et idéale utopie régnant sur l'illusion des premiers jugements. Derrière ce masque amuseur se trouve les tourments d'un homme en perpétuelle douleur. Luttant contre la nature de sa violence, j'apparais parfois bien loin du calme serein qui caractérise le jeu de séduction des relations humaines. Oui, parfois ce regard apaisant s'échappe sur le mépris odieux d'une misanthropie absolue, ce sourire rassurant se brise et laisse la colère prendre le dessus. Alors, le charme se rompt et se dévoile le visage d'un homme effrayé par l'existence et le désespoir deviendra maître de ma carrure.


Taille × 1m85. Relativement grand donc, bien que cela soit surtout appuyé sur l'élancement de ma silhouette.
Poids et corpulence × Un faible et petit 68kg se collant sur une peau blanche, très pâle et presque maladive. Peu de musculature, seulement un corps sec et souple, accentuant une certaine agilité vivace.
Couleur de peau × Une carnation très blanche, presque synonyme de maladie.
Couleur des yeux × Marrons. Légèrement foncés, l'astre diurne offre à mon regard quelques lueurs brillantes tandis que l'obscurité nocturne me permette d'ajouter une certaine atmosphère de crainte.
Couleur des cheveux × En accord avec la couleur de mes yeux, mes cheveux sont châtains, quelques reflets bruns sur les mèches mi-longues qui entourent mon visage et tombent sur mon front et qui montrent une certaine épaisseur.
Style vestimentaire × Des chemises essentiellement aux grand col et bien souvent d'une couleur claire, elles sont également très fines et taillées pour être assez longues. Par-dessus, généralement je mets un veston noir pour pouvoir serrer la chemise sur moi et la laisser retomber sur mes jeans ou pantalons clairs également. J'aime le beige, alors j'enfile bien souvent mon trench coat aux manches relevées pour allier la couleur avec mes pantalons. Des bottines noires et en cuir en guise de chaussures et rien de particulier à signaler pour les sous-vêtements. Si, peut-être ajouter que je me trouve plus dans la catégorie caleçon que boxer même si ça ne relève d'aucune importance sur mon apparence physique extérieure.
Signes particuliers × Quelques-uns, même si le plus flagrant sera les bandages qui recouvrent mes bras de la paume aux épaules, ainsi que la totalité du haut de mon corps. S'arrêtant au milieu du cou et à la taille, ces bandages cachent les cicatrices de brûlures, de mutilations et autres lacérations dont je fus la victime dans mon existence. Aucun bijou si ce n'est le collier à la pierre bleu turquoise qui sautille autour de mon cou à chacun de mes mouvements, vestige d'un souvenir lointain, il ne me quitte jamais.
P R O F I L • P S Y C H O L O G I Q U E


Il fut un temps où mes sourires étaient sincères et mon regard attaché à la réelle douceur de la bienveillance. Petit bout par petit bout, l'existence de mon vécu a supprimé chaque parcelle de ce rêve éveillé qu'on croit pouvoir tenir toute une vie sans encombre. Rapidement ce fut la mort qui vint reprendre sa place dans une fascination morbide attaché à un désir lâche de fuir. La douleur se crispe sur mes traits fatigués et c'est avec éloquence que j'expose la philosophie cynique de mes espoirs déchus. Toujours charmeur et un brin séducteur, je maîtrise l'art du mensonge et de l'hypocrisie indispensable pour survivre dans un monde pourrit de l'intérieur. J'affiche alors constamment ce sourire béat, presque crétin sur le visage comme s'il n'existe que l'excentrique et absurde rire en réponse aux souffrances humaines. Néanmoins plongé dans un terrible désespoir suicidaire, je survis plus que je vis, ayant abandonné le désir d'exister depuis longtemps. Je ne cherche plus à être spécial, à être un héros comme dans les restes de mes fantasmes imaginaire de gamin. Réaliste et lucide, voué à la médecine, je me concentre sur la pénible tâche de ne pas succomber entièrement au désespoir.

Habitué à la solitude et au rejet, je me suis enfermé dans cette bulle impénétrable qui caractérise mon espace de vie à ne pas outrager. Dès lors, je place une distance physique avec autrui, nourrissant ma paranoïa et ma misanthropie évidente. Je ne veux blesser personne sans raison, ne m'avouant pas encore vaincu face à cette monstrueuse colère qui surgit parfois par les pores mêmes de ma peau. Je ne veux plus subir le risque de l'abandon et je préfère être celui qui fuit plutôt d'être celui qui reste. Indéniablement morbide, je me passionne de sujets étranges qui alimentent cette fois cette drôle de folie inhérente à mon excentrisme naturel. Joueur et taquin, je me plonge dans l'humour noir pour ajouter un peu d'insensibilité à la réalité que j'exècre au plus haut point. Pourtant lucide et clairvoyant sur cette humanité décadente, je suis du mauvais côté des choses et poursuit ma chute vers des ténèbres plus effrayants encore. Perdu dans la masse, je perpétue mon errance à travers ce cauchemar, restant à l'agonie pour un temps qui semble s'être arrêté depuis des années maintenant.

Grand gamin révolté, je fais parfois preuve de maturité dans mes entêtements mégalomanes ou sur le devant de ma naïveté surjouée. Aux restes de mes rêves brisés se trouve l'amour de la divine comédie des relations humaines et ses jeux de manipulation qui en découlent. Véritable angoissé, je suis prudent et sais me faire discret. Incapable d'être autoritaire ou d'imposer un quelconque autre charisme que celui de l'absurde, je navigue sans problème dans l'ombre en essayant de garder quelques coups d'avance sur tout ce qui peut être sujet de mes angoisses. Constamment oppressé par la vie elle-même, je trouve dans la débauche quelques vieux souvenirs nostalgiques et quelques instants de bonheur factices et éphémères qui suffisent alors pour illusionner mon esprit à nouveau. Persuadé d'être déjà cassé, je me vois comme un vagabond lucide qui préfère ne pas trop s'immerger dans ce bain putride qu'est la réalité par peur d'être engloutit par elle, par crainte de ne pouvoir fuir à nouveau. Dépressif aux goûts étranges qui font rejoindre sadisme et sadomasochisme, j'enchaîne les expériences de douleurs par sentiment de culpabilité. Cherchant à tout prix une raison légitimant l'oppression constante d'une douleur intarissable.

Malgré tout je sais me comporter correctement, ayant appris les préceptes de la normalité et les ayant même pratiqués pendant des années. Il existe alors mon vrai visage et celui pour les autres, celui qui disparaît alors quand la solitude revient poignarder mon être. Insensible et tentant de restreindre mes émotions aux bases, je me perds parfois dans ma condition humaine, m'apitoyant sur mon sort pour fournir des raisons à cette immense colère en moi. Freinant quelques pulsions, soufflant alors sur l'étendue de ma raison pour le moment saine, je prends peur en ce qui concerne les limites de ce que je suis capable. Les regards méprisants, les airs hautains, les paroles insultantes et l'habitude de subir cette douleur comme une banalité immuable repoussent lentement les limites que s'imposent la sainteté d'esprit des êtres humains.


Les evolves × Bien avant que mon gêne ne s'active, j'ai envié toutes ces personnes qui sortaient du commun. Ils sont à l'origine de ma première vocation et ils représentaient cet espoir soudain que tout était possible. J'ai toujours été au courant de la difficulté que ça pouvait être, mais malgré tout, ça disparaissait toujours dans mon esprit, comme si je me refusais d'y croire réellement. Comme si je voyais ça d'un oeil tendre et illusionné par l'éternel mensonge qui pullule sur les désirs. Je voyais en eux ce que tout gamin verrait chez un super-héros, et c'était tout ce qui semblait importer. Je jalousais ces êtres aux capacités incroyables et à nouveau, la réalité est venue m'emporter dans sa violente vague fatidique. Je me suis retrouvé à vivre les souffrances de cette existence, embrassant un destin que j'avais pourtant fantasmé depuis des années. L'illusion s'est brisée, et maintenant je les plains plus qu'autre chose dans une mélasse de sentiment allant de la révolte au soutien.
Les erasers × Ils sont la réponse logique à l'évolution humaine. Tout ce qui est craint ou qui peut le devenir a toujours tendance à faire grandir l'appréhension de la peur. Dès lors, il faut de l'ordre, de la répression et d'autres ingrédients pour bloquer tout changement, tout sourcillement en dehors des chantiers battus. Depuis toujours il y a ce refus absolu de voir la réalité, de comprendre que le monde est façonné par nos actes et nos mots, que ça n'est pas seulement attendre et subir. Pour moi, il y a toujours eu ces erreurs, et je ne blâme pas les Erasers pour ça. Malgré tout, je me dois d'être prudent, d'agir dans l'ombre si je veux garder un certain degré de liberté. Pour jouir de son existence comme on l'entend, il faut sacrificier certains espoirs, ainsi, je les évite pour ma propre sécurité. Et peut-être parfois la leur.
Les scientifiques × La science représente le progrès, et c'est à mon goût l'entre-deux entre la peur et l'évolution. C'est par la science qu'on trouvera les compromis légitimant l'avancée et je n'ai jamais été contre l'immoralité si ça pouvait se révéler utile. Les scientifiques ont un devoir, un rôle important, les pertes, les expériences et tout ce qui peut se ranger dans une catégorie absurde remettant en question l'humanité ou la morale ne doit pas être un obstacle. C'est malheureux mais nécessaire, c'est la réalité et ça fait partie d'un immense tableau qui compose cette fameuse humanité. Oui, il n'y a pas que la morale, la bienséance et la politesse mais il existe également l'arrogance, le sadisme et la folie.
A N T E C E D E N T S
Je reviens souvent ici. Laissant le vent souffler sur mes mèches et mon regard se perdre sur les ruines de la maison détruite. Il ne reste plus grand chose, seulement quelques images qui se dessinent encore et toujours à travers les murs écroulés et les vestiges de l'incendie. Il m'arrive de me balader entre les morceaux qui subsistent, évitant la pourriture et passant outre les quelques clochards qui y ont trouvé refuge depuis un moment maintenant. Peut-être est-ce la nostalgie qui m'amène ici, ce besoin de retrouver un endroit propre à mon enfance, légitimant alors une époque révolue où l'insouciance arrivait à régner sur l'impitoyable réalité de mon quotidien. Je pouvais apercevoir quelques regrets venir fracasser l'entrée de mon esprit, sûrement les restes d'un espoir qui autrefois alimentait une certaine envie d'utopie. Aujourd'hui, tout comme cette maison, cet espoir a disparu dans la fumée et avec les cendres se sont envolés les quelques rêves enfantins que je pensais garder tout le long de mon existence. C'est effrayant de voir à quel point nous ne sommes jamais prêt à laisser tomber un passé pourtant presque effacé. On y revient toujours, gardant avec nous ce sourire calme ou ses pleurs idiots qui font partie de notre humanité. Loin de l'absurde, vivant alors ces instants comme un réconfort qu'on croyait perdu et qui nous lance vers notre évolution. Il y a toujours de la douleur lorsque l'on doit avancer, lorsque l'on doit continuer à exister malgré un vécu, un traumatisme ou une expérience désagréable. Ça peut n'être qu'un détail comme un embarras ou une honte que l'on aimerait effacer, mais ça nous ronge toujours, et c'est une dose de souffrance en plus. Le plus intriguant reste ce refus de céder, comme si l'être humain était trop borné pour réaliser que c'était définitivement indéniable. Comme s'il existait une recette magique pour ne jamais souffrir, pour garder l'optimisme d'une insouciance juvénile. Il n'y a rien qui supprime la violence, il n'y a rien qui efface les peines et il n'y a rien qui apaise les véritables souffrances. Alors pourquoi lutter ?

Mes doigts glissent lentement sur la paroi noire d'un mur qui semble être toujours plus sale que dans mon souvenir. Caressant lentement le cramé sur le long de ce qui était autrefois un couloir. Je me vois revivre mes courses frénétiques et mes jeux d'imagination, incarnant toujours plus vaillamment ces nombreuses figures idéalisées de mes héros fictifs. Tel un acteur dans son propre théâtre, jouissant de la solitude pour vivre les aventures les plus incroyables et n'ayant pour spectateur que des parents parfois amusés, parfois ronchons mais toujours l'oeil attendri par les absurdes mondes que mes rêves pouvaient créer. C'était ce qui régnait dans mon quotidien, ce sourire constant sur le visage qui laissait toujours croître l'illusion que l'on pouvait survivre à l'adversité avec ce simple geste. Peu importe la douleur ou la misère, tant que l'on pouvait s'amuser et rire paisiblement. C'était ce dont je croyais avec ferveur tandis que j'étais encore insouciant, inconscient, illusionné par des habitudes qui désormais sonnent comme des fausses notes sur un piano mal accordé. Il n'y a aucune rédemption pour la naïveté, il ne subsiste qu'une douleur lancinante et intarissable, toujours plus vive telle une plaie qui resterait ad vitam æternam ouverte. Et cette blessure éternelle n'est que le choc vivace d'une réalité enfin absolue, se révélant comme une épiphanie dévastatrice et qui s'installe en maîtresse divine. Lorsqu'il n'existe plus aucune issue, aucun échappatoire, on réalise à quel point il est futile de lutter contre cette violence inhérente à la nature humaine. Très vite, la misanthropie s'installe et quelques paroles apparaissent comme de la mégalomanie mal placée. Mais au fond, tout le monde est au courant. Dominés par ses émotions, les Hommes se cachent derrière le masque du mensonge, engrangent alors une hypocrisie flagrante qui passe bien trop souvent pour de la politesse ou de la bienséance. Il n'y a que du faux, des tours de magie qui laissent chuter sur nos yeux naïfs et ébahis un voile rassurant. Ça devient absurde tellement c'est flagrant et naturel, mais c'est ce que l'on subit jours après jours tandis qu'on se retrouve condamné à voir cette abominable horreur partout.

Étonnement, il n'y eut aucun cri ce soir-là. Juste le son du feu qui crépitait et les effondrements du bâtiment sur ce qui devait rester des corps de mes parents. La panique s'était installée rapidement cela dit, et la fuite qui s'en suivit n'était qu'une course pour sa propre survie qui, elle, ne résultait que par le hasard de la chance. Parfois j'aime me dire que ce fut le destin, comme un prémisse à mon existence. C'est toujours confortable d'installer son avenir dans les mains de quelque chose d'aussi aléatoire que le destin. C'est peut-être le seul onirisme qu'il me reste depuis l'activation du gêne. Mes yeux se perdent vers l'horizon, et je m'installe en tailleur sur cette parcelle bien précise en face des ruines. Dans les quartiers pauvres, il n'y a pas grand secours sur lequel on peut se reposer. Il y a toujours eu ce climat de crainte et de peur caractérisant la misère sociale et l'abandon. Dès que je m'assois ici, j'ai les larmes qui remontent aux yeux et cette affreuse colère qui revient torpiller mon estomac. Je retourne à mon impuissance et à ce souvenir désagréable qui parcoure encore la totalité de mon être. Je regarde mes bandages et c'est comme si je pouvais à nouveau sentir le feu brûler ma peau, l'effroyable douleur qui rend muet tellement elle est atroce et indicible. Je revois mon visage enfoui dans l'herbe, regardant l'habitacle de mon enfance s'effondrer sur lui-même, emporté par les flammes. Et cette attente désespérée de voir mon père sortir de cette fournaise, ma mère dans ses bras, vaillant comme tous les héros qui vivaient dans mon imagination, fort et courageux, intrépide et resplendissant. Mais en vain. Il n'y eut aucun sauvetage car le cours des choses n'a des contes que l'absurdité de l'improbable, et je fus le seul à survivre lorsque les autorités compétentes furent enfin sur place. Dès lors, ma descente fut longue et interminable, parsemée de mensonge et de manque de lucidité. Les urgences m'emmenaient et les brûlures sur mon corps m'obligeaient à côtoyer les hôpitaux régulièrement. Aujourd'hui je me demande si ça n'était pas pour prévenir l'éveil de mon gêne, comme une prudence nécessaire suite à tous les ébats virulents dont faisaient l'objet des Evolves. Je n'en avais encore aucune conscience à cette époque, tentant de survivre aux atroces images qui persistaient dans mes terribles cauchemars. M'accrochant aux restes d'un espoir conforté par cette idée de survie chanceuse, par cette idée absurde qu'il ne fallait pas gâcher ma vie pour la mémoire de mes parents, comme si une perte était nécessaire pour être un bon chien qui obéit aux ordres. Comme si une perte était nécessaire pour empêcher le peuple d'aboyer trop fort, ou pire, de commencer à mordre.

Mais comme on dit, la vie continue et je fus placé dans une famille prête à accueillir un orphelin de mon âge. C'était une famille sans autre enfant, accueillante et réellement encline à faire de moi une fierté pour eux. Avec ce besoin maladif d'être préoccupé. Ce n'était pas un tort, pas vraiment, mais on ne devrait pas forcer sur ce genre de chose. Malgré tout, le reste de mon enfance se poursuivit sans grands encombres, quelques rêves s'évanouissaient tandis que d'autres naissaient. Le temps jouait son rôle et la banalité de la jeunesse suivait les étapes basiques d'un jeune homme tel que moi. Je me laisse tomber sur le sol pour regarder le ciel qui commence à s'assombrir en annonçant l'arrivée de la nuit. Le soleil s'éteint doucement sur les nuages qu'il teinte de quelques lignes orangées sur le ciel bleu clair qui devient de plus en plus violet. C'était toujours agréable de regarder l'astre diurne chuter derrière l'horizon, ça délimitait ce monde et j'aimais bien cette idée de savoir qu'il y avait une fin quelque part. Peut-être est-ce pour ça que la mort est une fascination sublimée. Cette idée qu'un jour cette affreuse souffrance s'estompera pour disparaître dans l'écho du néant. Que le trépas est une réponse logique et rationnelle à nos existences si absurdement douloureuses. Ou alors peut-être est-ce juste moi qui regardait ce monde avec un cynisme morbide. Je ne m'étais pas décidé encore, hésitant entre la mégalomanie et la réalité, sachant pertinemment que même si j'étais dans l'erreur, il y avait quelques vérités à en tirer. Il y avait tellement d'illusion sur cette Terre que toutes les chasser semblaient impossible. Je soufflais dans le vent avant d'écarter mes bras pour laisser ma tête chuter doucement sur le sol me disant que cela faisait bien longtemps que je n'avais guère vu cette seconde famille. Elle avait été une grande partie de ma vie, heureuse qui plus est. Je m'étais nourris à nouveau de rêve et j'avais embrassé une carrière de médecin me rapprochant toujours plus de ces Evolves pour qui je vouais une certaine admiration. Un autre regret s'ajoutait sur cette douce nostalgie qui s'éprenait de moi, je n'avais peut-être plus de mémorial pour m'en rappeler mais ça restait une douleur qui venait déranger mes nuits d'insomnies.

Je me suis toujours demandé si c'était le besoin de réponse ou simplement le désir juvénile qui m'avait dirigé vers la science. De toute manière, que ce soit pour l'incompréhension face à la mort ou la fascination pour ces êtres aux capacités étranges, la médecine s'est réveillée telle une vocation évidente à mes passions naturelles. Je ne suis pas devenu médecin parce que je désirais aider les autres, ou parce que je nourrissais une quelconque envie d'aider autrui. Je crois que je suis devenu médecin car je voulais incarner à nouveau ce personnage héroïque qui détenait un savoir particulier. Très égoïstement je voulais satisfaire ce désir d'importance, ce charisme évident dans la responsabilité. Je me suis vite passionné pour les Evolves, passant outre les regards ou les critiques qui pouvaient se diriger sur eux. Ça m'a valu quelques accrochages avec mes collègues, mes supérieurs, ou simplement ce qui constituait plus ou moins mes proches. Pour moi, les reproches disparaissaient car ils représentaient tellement de rêves enfantins que ça n'avait aucune importance. Toujours plus naïf et bercé par des idéaux encore alimentés par des désirs utopistes, je regardais le monde avec ces yeux plein d'espoir comme s'il existerait un jour où les réponses seront évidentes, où une certaine harmonie pourrait croître avec le temps et la raison. Après tout, j'étais un grand rêveur, et je ne voyais pas ça comme un défaut ou un espoir vain, mais plus telle une promesse d'espoir pour laquelle il n'était pas important de savoir si ça allait ou pas se réaliser. L'important c'était simplement d'avoir cet espoir car c'était réconfortant de croire en quelque chose de beau et qui surpassait mes simples croyances lucides.

Et puis le monde s'arrêta un instant de tourner. Le fantasme secret éclate dans sa propre réalisation et alors que l'on s'imaginait que vivre un de ses rêves serait comme vivre un idéal désiré, le monde s'écroula autour de moi. C'était pourtant qu'un examen de routine suivant l'évolution des brûlures sur mon corps, et aussi fatal que l'éclat du tonnerre foudroyant le sol dans un grondement effroyable, mon existence s'est lentement transformée en un cauchemar sombre et ténébreux. Le rêve s'est brisé entre mes mains tandis que tout est arrivé si vite, le gêne si longtemps endormi se réveilla sans sommation et dès lors tout ce qui me caractérisait comme humain aux yeux des autres s'effondrait. Plus rien ne subsiste, la complicité, l'amitié, la tendresse, tout disparaît comme balayé par la crainte et l'angoisse. Il n'y a plus aucun regard qui ne porte pas un jugement car dès que la nouvelle se répand, le mépris s'installe dans un dégoût constant pour la différence. La puce injectée, les tests effectués, il ne reste plus qu'à voir son existence vouée aux contrôles quotidiens et aux suspicions coupables. Le tout enrobé d'une énième douleur presque invisible à force de s'y faire. La fatalité de l'existence des Evolves me frappe, et je me retrouvais alors noyé dans une réalité qui, jusque là, m'échappait. Je m'étais caché de cette part nauséabonde d'humanité, m'avouant aveugle face à cette noirceur inébranlable qui catégorise, discrimine et insulte la différence. Me retrouvant soudainement dans ceux qui sont persécutés et jugés d'avance comme des pestiférés, ce fut un choc douloureux m'amenant indéniablement vers une destinée qui se vantait déjà d'être tragique.

Ainsi, j'avais tout perdu. Mes proches, mon travail, ma réputation, mon être tout entier s'était fait absorbé par une seule caractéristique de ma personne. Il suffisait d'un gêne pour se retrouver dans le mauvais camp et subir alors les frasques malsaines d'une humanité sans cesse enfermée dans l'effroi craintif d'autrui. Alors j'ai décidé d'arrêter de lutter contre cette existence qui se vouait à l'échec. La souffrance survenait et se bloquait dans le creux de mes yeux larmoyants ou dans les tréfonds de mes tripes. Avant l'abandon, il y eut les appels à l'aide et toutes les gesticulations pour prouver au Monde que j'existais. Que je n'étais, dans le fond, rien d'autre qu'un humain comme les autres. Ironique, non ? J'avais pourtant rêvé d'être spécial, d'avoir ce gêne hors du commun qui semblait pouvoir ouvrir l'impossible vers le réel et je me retrouvais à trancher ma peau dans l'espoir vain qu'on le remarque, que l'on s'y attarde et s'inquiète. Mais ce ne fut qu'un voile obscur qui m'emmenait vers le gouffre d'une tristesse dépressive. Arrivèrent donc toutes les mutilations, et cet attrait particulier pour la mort. Ce côté morbide qui s'exacerbait au fur et à mesure que le temps fuyait. Voyant dans l'existence qu'un long et funeste labeur sans reconnaissance ou sans gagnant à la ligne d'arrivée, je lacérais ma peau pour voir mon sang jaillir et s'écouler sur le sol car le jeu n'en valait juste plus le coup. Quelque part, c'était rassurant, comme si le sang était une preuve irréfutable de ma condition de mortel, d'être humain. Sensible au trépas, je m'infligeais toute cette douleur et inconsciemment, je savais. Oui, je savais qu'il me serait toujours possible de l'infliger aux autres, de leur retourner l'effroyable faveur de leurs regards méprisants et hautains. D'appuyer sur leur peau pour voir disparaître de leurs yeux l'arrogance de leur banalité pour qu'ils comprennent enfin l'infériorité de leurs gênes. J'avais toute cette colère en moi qui ne demandait qu'à être relâchée, qui ne souhaitait qu'une dure et pure violence pour s'allier à cette triste douleur. Mais puisque le désespoir semblait remplir mon esprit, il me restait les vestiges de mes rêves brisés. Un espoir soudain qui parvenait parfois à rallumer cette faible lueur dans la profondeur de mes yeux.

Je fermais un instant mes yeux avant de me redresser pour m'allumer une cigarette, les bras posés sur mes genoux pliés. C'était une habitude qu'elle m'avait laissé, une absurde addiction comparé à mes habitudes d'hypocondriaque. J'expirais la fumée de mes poumons et je posais mes doigts sur le pendentif de mon collier. Elle est morte depuis longtemps maintenant, emportant avec elle les vestiges de mes espoirs d'utopistes, me laissant dans la solitude de l'abandon comme si ça avait été un thème récurrent de mon existence. Ce ne fut pas triste pourtant, ça avait été naturel comme une fatalité dont on ne pouvait rien faire, comme une banalité qui frappait tous les jours. Un simple accident, rien de plus commun que ça. Le plus douloureux a toujours été l'impuissance face aux terribles catastrophes de nos existences bafouées. On se retrouve là, devant l'abominable réalité et il n'y a rien à faire, rien à dire, simplement subir la soumission du commun. Ça n'a rien d'exceptionnel, c'est juste le courant de la vie qui s'écoule, des gens naissent d'autres meurent et le cycle se perpétue sans que l'on puisse le maîtriser. Et pourtant. Pourtant elle, elle l'avait influencé ce soir-là. Déprimant dans son coin, le bord d'une rivière sur une petite plate-forme de terre ferme sous un pont, elle avait vu mon corps inerte flottant sur l'eau. Ce n'avait jamais été son genre pourtant, mais dans un instinct d'altruisme ou d'héroïsme selon les opinions, elle se jeta à l'eau pour m'y faire sortir. Je m'étais laissé chuter pour couler lentement dans les profondeurs, l'eau avait commencé par pénétrer dans mon corps, noyant mes poumons et bloquant péniblement ma respiration. La douleur persista jusqu'à l'inconscience pour laisser mon corps voguer dans un désir de crever, là, dans la solitude, dans la détermination, dans la souffrance paisible d'un adieu. Mais elle, elle avait refusé d'abandonner et elle m'avait extirpé de cette mort dans une tentative d'y apercevoir un peu d'espoir dans notre cynisme commun. Elle s'était refusé à regarder d'autres personnes mourir car ça avait suivit son existence depuis trop longtemps. Elle ne pouvait pas l'accepter. À mon réveil, elle me gifla avec ses sourcils froncés et son air énervé. Je n'avais pas pu réagir, un peu honteux, ne pouvant pas décemment lui reprocher de m'avoir sauvé de la noyade. De toute manière, elle ne me laissa pas le choix et elle se rua sur moi pour m'enlacer. C'était dans ce besoin commun de réconfort qu'on s'était lié, comme si on avait trouvé une raison d'exister dans le regard de l'autre. C'était pas grand chose, mais c'était suffisant pour survivre encore un peu. Je n'ai jamais eu le courage, ni même le temps, de lui dire qu'elle m'avait réconcilié avec mon existence. Ma lutte reprenait même si elle avait changé et que je ne me débattais plus contre les autres mais contre mes propres démons. Ça paraît un peu niais, peut-être même un peu surfait, mais j'avais toujours aimé ces instants plongés dans un dramatique onirique. Peut-être les restes du grand rêveur que j'étais.

Mais aujourd'hui, tout est différent. J'ai expérimenté plusieurs sortes de douleurs comme un châtiment, une punition, pour avoir de nouveau survécu. Coupable d'être vivant et d'exister dans un monde qui ne semblait pas vouloir me voir disparaître mais qui refusait de m'accepter. J'ai philosophé sur le monde et je me suis construis ce masque agréable pour me fondre dans la peuplade cachée de cette société. Discret, j'avance peu à peu vers mes désirs de révolte et mes convictions face à la violence. La lutte s'est achevée depuis un moment déjà, et je me laisse submerger par cette atroce souffrance qui règne et régit le monde. J'ai finis par la voir partout, dans les yeux d'un gamin qui joue, à travers les baisers fougueux de jeunes amoureux ou encore sur la solitude de toutes ces personnes qui vagabondent sans but. Je me sens comme de moins en moins capable de raisonner mon esprit contre cette douce agonie persistante, devoir répéter inlassablement les mêmes contrôles et se voir attacher cette étiquette désagréable qui me range dans une catégorie digne des bestiaux qu'on pousse vers l'abattoir. Je m'attache à la nuit et à l'ombre comme si j'errais dans le silence de ma survie, voguant sur ma solitude et plongeant lentement vers des abysses où ne résident que colère, folie et tristesse. Je finis par écraser mon mégot au sol avant de fuir la vision horrifique de mes vieux tourments, c'est une page tournée et la vision de mon passé ne fait que confirmer celle de mon avenir. En route pour l'hôpital, un énième contrôle, une autre prise de sang et affronter une nouvelle fois tous les regards de cette humanité qui me vomit dans une indignation à peine dissimulée. Ils sont constants et accablent alors mon existence avec cette étrange sensation qui grandit en moi. La haine. Ce sentiment puissant qui me pousse vers l'inéluctable conclusion que cette vie n'est pas une solution, que mon avenir ne se trouve plus sur cette voie et qu'il faudra un jour ou l'autre tourner le dos à cette misérable loi qui semble être au-dessus de toutes les existences. Qui semble écraser la différence pour préserver une harmonie faussement paisible. Ou alors peut-être en ai-je marre d'être ce fameux chien qui obéit sagement ? Peut-être, oui, peut-être qu'il suffirait simplement de prendre cette décision, de disparaître pour perpétuer cette idée si ancrée qui me classe comme une nuisance de plus. Peut-être est-il temps de montrer les crocs et de mordre ce bras soi-disant affectueux qui est pourtant si craintif. Tandis que la douleur persiste, que la haine amène plus de colère et que la violence s'amorce inlassablement sur les irréductibles conclusions de mon futur incertain, je sens mon âme se briser sous l'impulsion du monde. Il n'existe aucun remède contre la souffrance, il n'existe rien d'autre que l'obscurité pour cette humanité qui a préféré le désespoir à l'espoir et qui s'enferme jour après jour dans une crainte qui ne fait que s'affirmer. Car à force d'avoir tort, les Hommes se donneront raison.
Pseudo × Dies Iræ.
Âge × 24 ans.
Comment t'as atterri ici × Par une soudaine épiphanie enchanteresse.
Autre chose à ajouter × Pingouins.
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Ezekiel Nills
Hors la Loi
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Dim 17 Juil - 8:26

J'vais faire ça bien : Bienvenue !

Le [en cours] n'aura pas durée '-' J'veux même pas savoir à quelle heure tu t'es couché pour la faire/terminer xD
J'ai pas le temps de la lire *boulot oblige* mais j'ai hâte de pouvoir le faire ! ~
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Keith Colmer
Eraser
♦ age : 37

Dim 17 Juil - 8:44

Un nouveau, un nouveau ♥
Bienvenue donc :D.
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Owen Silverstone
Evolve Connu

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Dim 17 Juil - 9:09

Merci à vous deux ♥ !

Oui j'étais inspiré du coup j'ai terminé d'une traite xD ! J'espère que ça conviendra en tout cas :) ! Bonne lecture si tu lis, en espérant que ça soit plaisant !
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Varig Cross
Eraser
♦ age : 27

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Dim 17 Juil - 11:37

Bienvenue parmi nous! Ta fiche m'a l'air alléchante, j'ai hâte de la lire (dès que j'ai le temps promis) ^^ si tu as besoin de quoi que ce soit n'hésite pas!
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Owen Silverstone
Evolve Connu

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Dim 17 Juil - 17:27

Merci ! J'espère qu'elle sera aussi alléchante qu'elle en a l'air alors :) ! Pas de soucis o/ !
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Shane Treazler
Evolve Connu
♦ age : 23

Dim 17 Juil - 19:46

Bienvenue parmi nous ! J'espère que tu prendra du bon temps et que tu t'amusera =D
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Merci Jesse, Alex', Moira et Pioupiou pour ces signas ! Je vous adore toutes <3

Spoiler:
 
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Lexus Shepard
Eraser
♦ age : 25

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Lun 18 Juil - 9:13

Youpiiii un p'tit nouveau a martyriser ♥

Bienvenue Owen ! Ton style d'écriture est vraiment sublime et embellit ta fiche à merveille, au plaisir de te croiser en RP dans le futur :D
J'espère que tu te plairas bien ici et bonne chance pour la validation
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https://www.fanfiction.net/u/4661640/
Owen Silverstone
Evolve Connu

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Lun 18 Juil - 13:09

Merci à vous deux :) !

Merci Lexus pour les compliments, ravi que mon écriture soit bien accueillit ♥ ! Au plaisir de se croiser en rp oui !
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Enoch Livingston
Humain
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Lun 18 Juil - 14:21

Bienvenue à toi, ô charmant suicidaire *-*

Il se dégage de ta fiche une délicatesse certaine, un calme tendre qui correspond tout à fait au caractère apparent d’Owen, dans ce qu’il a de doux et de tranquille. Pour autant il est semblable à son histoire, car sous un dehors avenant il dissimule de bien tristes souvenirs, et son passé recèle toutes ces angoisses qui refont surface. J’aime beaucoup ta manière de décrire les événements, cette grande part d’illusions qui se retrouve souvent détruite et ces espoirs absurdes qui donnent d’ailleurs lieu à une très belle expression : « Le cours des choses n'a des contes que l'absurdité de l'improbable. » On en ferait sans mal une maxime ~
Sans être dramatique à l’excès et sans se voiler la face pour autant, tu as su osciller entre désespoir et désir de façon fluide et éviter l’écueil des élans de mélomane pessimiste, malgré quelques passages dangereux car plutôt philosophiques ; donc bravo pour cette bien jolie fiche !

En revanche, il demeure deux points guère convaincants sur lesquels il te faudra revenir, et qui risquent de chambouler un peu ta présentation.
• Tout d’abord, son âge et/ou sa profession. Né en 2190, il ne peut décemment pas être médecin agréé à 23 ans, ou alors il n’a de patients que des inconscients qui se fichent de confondre aspirine et hellébore. Les études de médecine durant environ 8 ans, il ne pourrait commencer à exercer qu’à partir de 26 ans, et encore. Puis il faut espérer que sa famille d’accueil possède le porte-monnaie adéquat, sinon ils sont bons pour les dettes à vie... Par conséquent, ou bien Owen vieillit d’au moins cinq ans [de quoi officier un temps avant de rejoindre la rue] ou bien il ne pourra être qu’un étudiant génétiquement malchanceux. Ce qui rendrait impossible ses activités illégales, puisque tout miséreux qu’ils sont, pas sûr que les nécessiteux des bas-quartiers le prennent au sérieux ou n’abusent pas de lui.
• Ensuite, il n’est pas possible de commencer le rp avec un Evolve hors-la-loi. Ce n’est toutefois pas de ta faute, car le paragraphe en faisant mention n’est pas à sa place et il fallait le lire dans le règlement des présentations [le truc qu’on a tendance à sauter lorsqu’on a déjà fait du rp, donc bon], alors mea culpa. Il y est précisé que « les puces étant retirées sans aucun matériel médical correct, il est donc logique que ce soit... Illégal ? Toujours est-il que retirer sa puce implique d'acheter quelqu'un pour le faire, donc direction le marché noir pour cela ~ »
Dans les faits, il te suffit d’écrire un rp établissant le retrait de ta puce pour que ton statut de hors-la-loi soit effectif. Si tu as prévu de faire d’Owen un rebelle, ce sera une bonne occasion de commencer in media res ! À voir cependant pour que cela coïncide avec ton histoire, quitte à la tronquer légèrement vers la fin et débuter à partir de là. Mais cela ne remet pas en cause ta ligne directrice ~

Oh, ai-je dit que j’aimais beaucoup ton pouvoir et son amusant contrecoup ? Il est chouette comme tout et psychologiquement très intéressant *o*

C’est tout pour l’instant ; peut-être mes collègues ont-ils d’autres choses à rajouter ?

Si tu as le moindre doute pour la correction, n’hésite pas à faire appel à nous ! Bon courage ♥
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Owen Silverstone
Evolve Connu

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Lun 18 Juil - 14:38

Wah, merci beaucoup pour les compliments, ça me flatte ♥ ! Je suis content d'avoir une réponse détaillée, ça se fait rare de nos jours !

Alors pour l'âge c'est simplement une erreur de ma part, je n'avais pas prévu de le faire médecin en premier lieu et j'ai simplement oublié de changer ce détail, je change donc cela tout de suite !

Pour le deuxième point, j'avais pourtant lu cette partie, j'ai du aller trop vite et mal comprendre ce que ça signifiait. Je vais réécrire la fin.

Ahah le personnage s'articule autour du pouvoir c'est ce qui m'est venu en premier et qui m'a fait m'inscrire même donc content qu'il soit apprécié aussi :) !

Merci pour les précisions et pour la lecture ♥ ! Je reste disponible s'il faut changer d'autres choses qui t'auraient échappés :) !

Édit : J'ai fais les modifications, changeant l'âge et retirant le passage où je mentionnais sa nouvelle façon de vie pour le remplacer par un passage qui fait état de son envie de changer qui me servira d'introduction donc pour le rp où il passera hors-la-loi.
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Enoch Livingston
Humain
♦ age : 26

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Lun 18 Juil - 15:19

Cette manière de changer l'âge d'un personnage juste en modifiant un chiffre me fera toujours rire... C'est beau, un clavier d'ordinateur.

Tu es aussi vif qu'un... qu'un... Vif-argent. Magnifique ! Et si le Grand Manitou a validé, alors plus rien ne s'oppose à ton peinturlurage dans les règles de l'art. Accueille donc ton bleu céleste ♥
Tu peux à présent harceler les membres pour un lien si ce n'est pas déjà fait, te créer une fiche récapitulative, hurler lorsqu'on retirera ta puce avec les dents et faire recenser ce cher Dazai, entre autres choses fabuleuses *-*

En espérant que tu t'amuseras bien parmi nous ~

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Owen Silverstone ♥ " La vie n'est qu'une longue perte de ce qu'on aime. " - Victor Hugo [terminée]

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