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[blackout]Rendez-vous tardif [PV: Cassandra Blake]

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Nost Garner
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10.11.17 15:53
Nost Garner
"Une soirée qui se devait d'être comme les autres..,,
Un manteau aux couleurs délaver sur le dos, le journaliste observe la devanture du restaurant, pensif. Cela fait déjà un moment que le blog « la cuisine d’outre mur » lui a commandé un article, or il avait eu davantage la tête à militer pour son parti, qu’à rédiger quoi que ce soit ces derniers temps. Qui connaissait-il, de toute façon en cuisine ?  Principalement les spécialités hors des frontières, lui qui n’était jamais sortie... Sans parler de leur thème du moment : « de l’entrée au dessert, ses plats adaptables à toutes les envies » qui ne lui inspirait pas vraiment d’idée. Toutefois, il faut bien trouver de quoi payer son loyer.

A l’intérieur, la foule compacte le surprend, qui aurait cru qu’un petit bouiboui attirait tant de personne ?  Les deux serveurs passent devant lui, sans lui prêter attention. Une fois, deux fois... De la main, il intercepta une jeune femme en uniforme, signalant sa présence. Sans écouter ses protestations, il désigna une table de deux, près de l’entrée, histoire qu’elle réalise la raison de sa venue. Sans bonne volonté, la serveuse l’y accompagne, avant de s’éclipser pour répondre à d’autres clients.  Alors, qu’elles sont les spécialités du chef ? .. Quelques plats russes qui feront surement l’affaire, à conditions d’en trouver un dans les entrées et les déserts. Pelmeni, voilà ! Disponible en version salé et en version sucré. Le prix est plutôt raisonnable, toutefois vu combien il serait payé pour ses cinq cents mots, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Sauf s’il arrivait à faire passer au moins une partie de la note en frais professionnel ? A méditer...

Ses doigts effleurent l’hologramme, commandant une formule rapide, accompagné d’eau plate, pour ne pas saler l’addition.  De toute façon, s’éternisait était un luxe qu’il ne pouvait pas se permettre, il avait un rendez-vous ce soir. Rien de galant, sauf si on considérait l’idée de passer une partie de la nuit à servir de cobaye à une scientifique accros à son travail comme un tête à tête.
De toute façon, il n’avait que peu d’intérêt pour la gente féminine.

Grâce à son bracelet, il ouvrit l’interface d’écriture, commençant à rédiger quelque ligne sur l’endroit, pour se mettre dans le bain. Commenter son assiette sans avoir le sens du goût allait être amusant... Du coin de l’œil, il avisa le contenu de ses voisins, cherchant si l’un ou l’autre n’aurait pas commander un plat similaire Bingo, il repéra un couple, occupait à déguster ses étranges crêpes. Verdict ? Sans plus. Leurs conversations ne s’ombrageaient pas sous leur fourchette, il nota même un regard dédaigneux du mari, à la première bouchée. Toutefois, leur assiette repartis vide, si on ne compte le coulis de tomate qui visiblement était à l’origine de cette expression. Mauvais mariage peut-être ?

Les élancements de son estomac lui firent réaliser que le temps s’écoulait, sans que sa commande n’arrive. Surement avait-elle été apporter à d’autre table, croyant à une erreur du logiciel. Sans même soupirer, trop coutumier à ce genre de soucis, il allégea le lourd plateau d’un serveur des quelques assiettes, ainsi que d’une carafe d’eau.

Déjà, le plat fumait allégrement, ce qui est bon signe. De sa fourchette, il brisa doucement la pâte, réalisant qu’elle collait au métal. Puis, il écarta quelque peu la viande, cherchant à en reconnaître l’origine. Quelque petit os trainaient ci et là, ainsi que... ces herbes, ça doit être du persil. A la table d’a côté, les remontrances des clients, qui ont vu arriver leur commande incomplète, ne l’extirpe pas de sa « contemplation ».
Effectivement, la sauce, surement de la tomate, trop liquide, noie l’assiette et gâche le plat. Qui en plus s’approche plus de l’entrée, vu les trois pauvres galettes qui s’y perdent. Par chance, le désert semble plus réussi, la crème qui les accompagne, plus crémeuse, décore assez bien le plateau.
D’ailleurs, une photographie pour illustrer l’article !
Une fois chose faite, il dégusta son plat sans envie, faute de pouvoir profiter de ses saveurs. La texture vierge semblait pâteuse, comme si un manque de cuisson l’avait ramolli. Quoi que, ces ravioles doivent être simplement cuite à l’eau.

Bon, si avec tout ça, il pourrait avoir quelque mot du chef, il augmenterait ses chances de négocier avec le responsable du blog. Son verre terminé, direction les cuisines.
Là-dedans, dans la vapeur mordante et les hurlements stridents de la matrone, il fut bien vite acculé à un mur, pour ne pas risquer de gêner le passage. Autant éviter d’attirer l’attention, s’il ne voulait pas se faire chasser aussi vite.
Le spectacle de ses cuisiniers en plein combat, veillant à assaisonner fort généreusement les plats sous la langue ardents des flammes, ne l’inspira pas des masses. Où était le chef ? Avec attention, il fit le tour, jusqu’à tomber sur le bureau du concerner. Bien, il ne lui restait qu’à se présenter et espérer qu’un peu de publicité gratuite ne serait pas refusée.

Sauf que.. Le maestro des cuisines hurler avec véhéments contre se qui semblait être un inspecteur des services d’hygiènes. Ecoutant cette petite conversation, il prit soin de n’en rater aucune miette. Mr Alejandro était donc un evolve non reconnu ? Bien pratique en tout cas, pour un cuisinier, de pouvoir recycler ses « restes » en viande nouvelle... Mais particulièrement dangereux pour ses victimes, si jamais cette viande écologique retrouvait son origine dans leur estomac, ils étaient bon pour consulter un médecin. Outre cette pratique douteuse, ce qui lui déplut le plus furent les paroles de l’inspecteur... Qui demandait sans vergogne un dessous de table pour taire l’accident.
On dirait bien qu’il était tombé sur un article intérésant. De la main, il voulut prendre une photo de ce beau duo, quand par manque de chance la fonction téléphone le dévoilà. Portant son poignet à son oreille, à l’autre bout du fil, on lui rappela que l’heure du rendez-vous approchait à grand pas.  

De justesse, il arriva à partir suffisment loin pour espérer être oublier de ses deux arnaqueurs.. Mais heurta accidentellement sur un cuisinier. Repérer, on eu l’iambilitter de le sortir sans aucun ménagement par une porte dérobée. Au sol, les vétments tacher de liquide poisseux, il se releva avant de s’épouseter. Qu’importe, il avait ses photographies, de quoi rédiger ses articles.. et sans avoir dû débourser quoi que ce soit. Mais il n’allait pas s’occuper de ça ce soir.. Un rappel avait suffit, il n’avait pas envie de s’attirer davantage d’ennuis.

Après tout, il était volontaire dans cette histoire, prêt à tout pour aider la science à avancer face à l’épineux soucis que représentent les évolve. La moindre des choses était de se montrer sérieux, puisqu’il avait eu la .. Chance d’être sélectionner.
Puis, la scientifique ne lui déplaisait pas. Au contraire, il appréciait son sérieux, qui lui permettait, en prenant des notes avisées, de ne pas subir les affres de l’anamnèse. Empruntant les transports en commun, il ne tarda pas à arriver à destination, reconnaissant sans mal la bâtisse caractéristique.

Combien de fois y avait-il mené quelque cobaye, pour les livrer en pâture à cette femme de science, considérer comme une peau de vache ? C’était ironique de se retrouver dans la peau du sujet d’expérience aujourd’hui...  Un grand changement dans sa vie. Fermant les yeux, il envoya un message, pour qu’on déverrouille la porte. Vu l’heure tardif, plus personne ne devait hanter ses lieux, hormis celle à l’origine de sa venue. Se dévouer à ce point à ses recherches, ce serait presque remarquable... Si ça n’avait pas l’air d’une quelconque pathologie. Parce que oui, il faut avoir une case en moins pour sacrifier sa vie et son sommeil à la recherche de...
De quoi d’ailleurs ? Voulait-elle permettre un contrôle, leur rendre leur humanité, éradiquer ce mal... Ou juste cerner le mécanisme ?
Aujourd’hui encore, il n’était pas certain sur cette réponse. Il faut dire qu’il ne la connaît pas, les séances se borne, pour son plus grand plaisir, à ses expériences. Rien de plus. Et s’il pose des questions, c’est davantage pour vérifier le suivie et éviter de subir plusieurs fois les mêmes choses, que pour nouer connaissance.
Avait-elle un tant soit peu avancer depuis le nombre d’année qu’elle se tuait à la tache ? Aucune idée. Surement, ou alors elle était bornée, en plus d’avoir un sale caractère. Un son résonne lorsqu’il passe la porte, signalant l’intrusion.

Laconiquement, e yeux se perdent sur cette salle, tandis qu’à son poignet, la confirmation de rendez-vous s’affiche, pour rappeler au besoin à cette jeune femme qui il était et pourquoi il était là. Avant de préciser la raison de son mutisme : aujourd’hui, ses cordes vocales ont décidé de se payer des vacances.  Une chance que les technologie paille aisément à ce problème. Il lui suffirait de taper ses mots, pour que le logiciel de son bracelet se charge de remplacer sa voix absente.
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Cassandra Blake
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24.11.17 17:23
Cassandra Blake

Avec tout ce qui s’était passé avec Lexus, la scientifique était vite retombée dans ses travers : passer des jours dans son bureau sans en sortir. D’accord, elle avait tenu à aller rendre visite à sa belle-mère pour s’assurer de son rétablissement et elle en avait même profité pour s’attribuer son dossier médical et devenir son médecin mais en dehors de ça, la trentenaire bossait. Ce soir encore, elle se trouvait dans son bureau, en train de réajuster une enzyme qu’elle avait mise au point depuis quelques semaines. Elle n’était pas certaine de son bon fonctionnement mais c’était déjà un bon début, restait à le tester sur un cobaye.

« Tu devrais l’appeler Cassy. Et l’inviter à manger quelque part. Ca vous ferait du bien à toutes les deux. »


La plus jeune des jumelles était encore en train de donner des conseils, voyant l’enfermement chronique de la scientifique. Cette dernière hocha vaguement la tête, pianotant sur son ordinateur portable en écoutant d’une seule oreille les dires de sa sœur.

« Tu m’écoutes ? » Un nouveau hochement de tête de la part de la femme la poussa à ajouter. « Alors je peux donc t’avouer que Shane m’a mise enceinte. »

Il fallut un petit temps de réaction avant que l’information ne tombe réellement dans l’oreille de la bosseuse et qu’elle lève les yeux de ses lignes d’analyses. Elle scruta son vis-à-vis encore quelques instants avant de froncer les sourcils et de fermer son programme –après l’avoir sauvegardé, s’entend-.

« Ok. Tu as gagné, je t’écoute. Mais pas pour très longtemps encore, j’ai du boulot et un patient à voir. »


En fait, elle ne devrait déjà plus être ici et même si elle aimait passer du temps avec sa sœur, son esprit était davantage occupé par son travail. Et si c’était pour entendre les mêmes choses que d’habitude, elle pouvait s’en passer. Catherine du le comprendre –parce qu’elle ne pouvait pas lire dans les pensées- et enlaça sa sœur avant de la chasser de sa cellule, le sourire aux lèvres. Malgré sa relation avec Lexus, il lui faudrait plus de temps pour qu’elle perde ses mauvaises habitudes de boulot.

De retour dans son bureau, entourée par ses hologrammes savants sous couvert de musique classique, Cassandra reçu un message. Un coup d’œil l’informa que c’était son patient et elle soupira en constatant qu’elle avait perdu –encore- la notion du temps. Elle avait l’impression d’avoir quitté sa jumelle dans l’heure et non pas trois heures plus tôt. Elle autorisa l’Evolve à pénétrer dans l’enceinte du bâtiment alors qu’elle préparait son matériel.

« Je vois. » Elle nota l’information dans sa base de données concernant Garner. « Ce mutisme vous a prit il y a combien de temps ? »

Pas de compassion face à ce problème qui pourrait gêner la plus part des individus. Elle attrapa des capteurs avant de s’avancer vers son patient en lui demandant de s’assoir sur le fauteuil. Comme souvent quand il venait dans son bureau, en fait. Cassandra lui apposa ses capteurs sur les tempes et autour de la tête. Les informations reléguées s’affichèrent sur un hologramme en face d’eux. Elle nota des interactions entre certaines zones du cerveau, les notifiant à voix haute, puisqu’elle se souvenait avoir affaire à un homme intéressé par ce qu’elle pouvait lui faire. Pour une fois que son cobaye n’était pas mort de trouille à l’idée de ne pas ressortir de cette pièce ou pas trop bête pour comprendre –même légèrement- ses explications, elle n’allait pas s’en priver.  

« Avez-vous eu des difficultés à parler avant la disparition de votre voix ? Des prémices ? Des maux de tête ? »
En même temps qu’elle pose ses questions, ces dernières s’écrivent automatiquement sur l’hologramme et s’enregistrent. « Avez-vous, ou avez-vous eu, des difficultés à comprendre vos interlocuteurs depuis votre perte de voix ? »

Elle ne voulait pas encore parler d’aphasie sans avoir plus de renseignements. Tout comme elle allait probablement le garder jusqu’à ce que sa voix lui soit rendue, histoire de noter les fluctuations dans son cerveau à cette amélioration. S’il y en avait une, évidemment.
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Nost Garner
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01.12.17 12:31
Nost Garner
"Une soirée qui se devait d'être comme les autres..,,

Pas de compassion mal placée, ni de palabre inutile sur le côté désolant d’être privé de sa voix. Un autre point qu’il apprécie chez cette jeune femme acariâtre. Tout ce qui l’importe, c’est ses expériences, elle ne fait ni dans le social, ni dans le patosse. De toute façon, ce n’est pas une nouvelle, puisque l’ancien eraser a en permanence une atrophie sensoriel. Perdre la voix si rapproche en quelque sorte, non ? Rien qui ne l’empêche d’être fonctionnel, hormis lorsqu’il s’agit du sens du touché. Pianotant sur son bracelet, la voix monocorde du logiciel vocale retentit dans la pièce vide, si l’on écarte l’échos des machines.

- «  Trois semaines. »

Bien qu’il aurait put la devancer, en relatant les circonstances de son mutismes forcés, sachant pertinemment qu’elle voudrait connaître les détails, plus qu’une simple donnée temporelle, il préféra garder le silence, l’observant avec une note d’amusement où se peignait l’attente. Docilement il prit place dans le fauteuil, l’aidant à placer les capteurs qui serviront à représenter le contenu de son cerveau avec nonchalance. Sa vitesse d’apprentissage, comme la régularité de ses visites, lui a permit de retenir l’endroit où la savante les pose, puisqu’il ne change pour ainsi dire jamais. Autant lui faire gagner du temps en la laissant vaquer à ses autres occupations.

Jamais la peur ne l’envahissait lorsqu’il siégeait en bon petit cobaye. Bien sûr, il connaissait les risques encourus et ce n’était pas uniquement par pur masochisme qu’il se montrait si peu craintive. Simplement, jusqu’à présent l’anamnèse l’épargnait, si on oubliait les effets secondaires indésirables. Alors certes, il risquait peut-être de perdre définitivement l’usage de ses sens ou de ses organes... Et cela pouvait entrainer sa mort. Mais cette jeune femme jouait avec ses propres souvenirs en acceptant de l’étudier. Celle qui prenait réellement des risques, s’étaient elle. De là, il se voyait mal se plaindre sur son sort.

Sous ses yeux se forma un magnifique hologramme, représentant avec brio les secrets de son cerveau. Depuis qu’il la fréquentait, ses connaissances en biologie avait nettement progressée, grâce à ses remarques et son apprentissage. Posséder un sujet capable de comprendre à minima ses dires devait avoir son importance pour qu’elle consente à expliquer certain mécanisme pourtant si évidant à ses yeux...

Du coin, son sourire s’étira à ses questions. Des troubles de la compréhensions ?.. Doucement, il ferma brièvement ses yeux, avant de répondre.


- «  Je pensais que vous aviez écarté la thèse de l’aphasie, professeur. Je n’ai aucune difficulté à comprendre, à lire, à écrire, ou à m’exprimer.  Simplement, aucun son ne se forme quand je tente de parler... Ou quand je reçois des coups.
Pour répondre à votre question, je ne suis pas suffisamment bavard pour pouvoir vous éclairer sur le sujet. Même si je ne l’ai remarqué que subitement, cela ne signifie pas pour autant que ma voix n’avait pas disparu auparavant, de manière progressive.»


Une main poser sur le bas de son visage, prenant garde de ne déranger aucun des capteurs, il reprit son pianotement après une courte pause.


- « Maux de tête, saignement nasales, épuisements lattant, étourdissement, écoulement sanglant lors de vomissements... Est mon lot quotidien, oui. Rien de nouveau, vous devez en avoir la liste plus détaillée dans votre dossier. Egalement, mes papilles ne me permettent pas, en ce moment, de goûter ce que j’ingurgite. »

Son regard se fit plu soutenus, son expression se durcit un peu tandis qu’il chercha le regard de la chercheuse, dévoilant sans difficulté l’origine de son malaise.


- « Toutefois, y a-t-il vraiment un sens à chercher le pourquoi de ces effets nuisibles ? Ce n’est pas se qui m’importe et.. Je doute que ça vous intéresse. Ma présence si je ne m’abuse est davantage lier aux souvenirs que je détruis, qu’à mes petits bobos quotidiens. Inutile de perdre votre temps à chercher la source de ses inconforts, ne croyez-vous pas ? Je préférais passer au vif du sujet, que de continuer ces plaintes ennuyantes. Pas vous ? »

La réputé Blake n’a pas pour réputation d’être sentimentale, ou humaniste. Il lui offrait et ce n’était pas la première fois, de l’utiliser comme chaire à canon sans prétendre quoi que ce soit : ils étaient tout deux conscient du peu de valeur qu’il possédait, hormis de pouvoir peut être utilisable à la science. Bien sûr, il pouvait se tromper et si elle désirait perdre du temps sur ses enfantillages, à savoir se qui n’allait pas dans sa vie d’evolve et ce genre de choses qui ne l’intéressait guère, il suivrait ses directives sans davantage s’y opposer.  

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Cassandra Blake
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03.12.17 17:11
Cassandra Blake

Il n’y avait pas à dire, avoir un cobaye qui se prêtait autant que celui-là avait un net avantage : peu de perte de temps et pas de pleurs. Certes, la scientifique évitait de prendre n’importe quel Evolve pour ses recherches, mais il lui était déjà arrivé de se faire avoir et de tomber sur un cobaye pas assez résistant mentalement. Cela avait été pénible à souhait pour la trentenaire qui s’était vue obligée de l’anesthésier pour le faire sortir de son bureau. Si elle avait pu, elle l’aurait ouvert pour l’étudier plus en profondeur, malheureusement, cela ne lui aurait rien amené de plus. En plus de ne pas avoir l’autorisation adéquate. Elle tria les données et les recoupa avec les anciennes analyses de son patient, découvrant quelques modifications dans certains cortex. Malheureusement, elle ne savait pas si c’était une cause ou un effet de son pouvoir sur son organisme.

Cassandra écouta l’Evolve, réfléchissant en même temps que ses explications lui parvenaient. Il n’y avait rien de très nouveau dans ses dires. Rien qui ne puisse l’aiguiller, comme toujours. Elle croisa les bras sous sa poitrine en observant les données avant de porter son regard sur Garner. Elle ne réagit pas lorsqu’il décrit ce que tout le monde savait d’elle : à savoir une femme sans cœur, qui ne se préoccupe pas de ses cobayes. Elle ne faisait rien pour aller contre cette image d’elle. Pourtant, ce n’était pas pour rien qu’elle choisissait elle-même ses patients, qu’elle ne prenait pas n’importe qui et faisait n’importe quoi sur eux. Alors oui, elle avait déjà eu des décès à cause de ses produits mais ça ne lui plaisait jamais de perdre un Evolve. Déjà parce qu’ils étaient sa base de travail. Ensuite parce qu’elle ne prenait aucun plaisir à voir quelqu’un mourir. Car oui, elle ne laissait jamais ses cobayes seuls au moment de passer l’arme à gauche, même si la plus part sont soit incapables de savoir ce qui leur arrive, soit l’insulte de tous les noms jusqu’à la fin.

« Ai-je un jour demandé à ce que vous me disiez comment faire mon boulot Monsieur Garner ? Je ne crois pas. Alors si je cherche le pourquoi de ces effets, c’est qu’il y a une raison. » Sa voix est froide mais sans amertume. Le temps où les remarques de ses cobayes lui faisaient quelque chose était révolu depuis très longtemps. « Vous voyez cette zone de votre cerveau ? Elle est toujours en pleine activité, davantage que la normale et elle s’étend plus ou moins en fonction de votre sens touché. Cause ou effet de votre pouvoir ? »

Elle se détourna et passa dans le dos de l’homme pour aller ouvrir son armoire réfrigérée et en sortir une seringue ainsi qu’un flacon. Il s’agissait de sa dernière enzyme mise au point grâce aux prélèvements effectués sur Garner et les données qu’elle avait collecté depuis qu’il venait dans ce bureau. Cassandra revint face à lui, tira son siège flottant pour venir s’assoir à la gauche de l’ancien Eraser. Elle lui montra le flacon où un numéro de série écrit inscrit. Il correspondait à certaines infos pour la scientifique mais pour un autre, ce n’était rien de plus qu’un nombre.

« Voici le vif du sujet. J’ai créé ce sérum en me basant sur votre ADN, les données de nos séances et mes scanners cérébraux après vos visites. Il devrait cibler une partie de votre cerveau pour le rendre moins actif. Si c’est l’une des origines de votre pouvoir, cela devrait en atténuer la puissance. »

Les effets secondaires ? Elle n’était pas certaine qu’il les lui demande et dans le fond, ce n’était jamais une science très exacte. Surtout qu’elle n’avait pas vraiment pu le tester sur un sujet vivant.

« Il se peut que ce sérum altère vos compétences intellectuelles à court et long terme. Aussi, je vous demanderais de garder quelques capteurs en permanence pour que je puisse avoir accès à ces données en temps réel ; après un temps passé ici pour l’observation. »


Sans cœur ou non, elle ne laissait jamais ses cobayes sans surveillance. Elle détestait bien assez l’idée que son sérum fasse plus de mal que de bien. Mais elle se gardait bien d’en faire part à qui que ce soit.

« Des questions avant de recevoir la dose ? »

Elle ne doutait pas de son accord pour cette injection. Il était l’un des rares à porter à merveille le nom de cobaye.


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