[EVENT N°1] CONNEXION

Le Régisseur
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Ven 16 Nov - 23:20

EVENT N°1 : CONNEXION
" Un bonheur n'arrive jamais seul."


Peur.

Ce serpent qui se glisse dans le corps pour propager son venin jusqu’à l’âme sans préavis. La sensation de perdre fatalement le contrôle de tous ces sens pour céder à la panique. Le petit garçon savait pertinemment qu’il aurait dû suivre sa mère, mais il ne l’avait pas fait. Il regrettait maintenant amèrement, agitant ses bras en tous sens, laissant ses pieds, aussi petit soient-ils, le mener là où bon leur semblait, hurlant de désespoir les yeux emplis de larmes...

Puis, il la vit, là, en plein milieu de la ville. Un sourire se dessina sur son visage alors que ces pupilles pétillaient. Il n’eut pas la patience d’attendre pour se jeter vers elle.
La citerne tourna violemment le volant sur le côté tandis que son ombre masquait déjà le soleil sur le visage de l’enfant. Enfin, il allait la rejoindre ! Après tout, cette Voix le lui avait promis...


[•] Rappel du Rp : Vous êtes à un grand croisement. Un enfant, le regard perdu dans le vide, surgit soudainement et se plante comme un poteau en plein milieu de l'avenue. Il se retrouve balayé par une citerne qui tente une manœuvre pour l'éviter entraînant, malgré elle, un énorme accident impliquant de nombreuses victime.

Spoiler:
 
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Enoch Livingston
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Humain
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Dim 18 Nov - 22:50

A thousand miles and poles apart
Where worlds collide and days are dark ♫


Il sortait du bureau avec son indolence habituelle. Tout dans la tête, mains dans la poche, il serrait à travers le tissu de son jeans son carnet du moment, un fascicule d'une trentaine de pages blanches dont seules les deux premières étaient utilisées. Rentrer, se faire à bouffer, lire, lire, lire, peut-être dormir un peu. Bon programme. Seul inconvénient, quelqu'un avait décidé que cela se paraissait autrement cette fin d'après-midi-là. Un quelqu'un dont Enoch ne soupçonnait pas même l'existence.
Pour l'instant, il patientait à un feu rouge le long de l'artère principale, une vaste avenue parcourue par les trois-quarts de la populace aux heures de pointe, que ce soit à pied sur les trottoirs, à vélos sur les bandes cyclables ou en voiture. Et puis il y avait les véhicules de marchandises en tout genre, les convois exceptionnels et le reste. Un joyeux chantier. Sans oublier, aujourd'hui, ce gamin au gris milieu de la chaussée. Il n'avait rien à faire à cet endroit et autour du jeune employé, les gens commençaient à jaser. Jusqu'à se mettre à hurler lorsqu'une citerne vint le faucher. Le son de la chair écrabouillée se perdit dans les crissements de pneus et les heurts du chargement avec la circulation paniquée.
Enoch perdit conscience de la situation quelques secondes. On aurait dit que son esprit était à côté de son corps, littéralement à côté de ses pompes, et qu'il regardait la scène d'un autre point de vue. Le carambolage prenait des allures d'apocalypse. Froissements de tôles. Vitres brisées. Parfois, une fleur rouge qui s'épanouit brusquement, à l'intérieur d'une voiture, sur son pare-brise, sur l'asphalte. Les hurlements des citoyens, la cohue, les bousculades. On lance son voisin derrière soi pour qu'il se prenne les dommages à notre place. Instinct animal. C'est la débandade parfum kérosène, muscles déchirés et sueur d'effroi. Enoch n'échappait pas à la règle, à la différence que c'était lui qu'on balança au hasard pour choper les débris soufflés par les chocs à répétition. Il se réveilla de sa semi-léthargie lorsqu'il se prit un mur contre lequel il s'affaissa aussitôt, tombant sur le cul dans tous les sens du terme. Alors qu'il contemplait le désastre autour à travers les jambes qui défilaient en obstacle à son regard, un homme sortit de sa voiture devant lui. Voiture qui avait été projetée contre un réverbère, la coupant presque en deux. Le passager -ou peut-être le conducteur- se traîna au sol jusqu'au trottoir, la face ensanglantée, les cheveux noirs d'hémoglobine.

« À l'aide... » fut la supplique qu'il adressa à Enoch.

Ce à quoi le garçon répondit en vomissant, pris d'une nausée fulgurante.
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Shane Treazler
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Evolve Connu
♦ age : 24

Lun 19 Nov - 21:00

Le jeune garçon marchait une bouteille d’eau à la main, bouteille qu’il porta à sa bouche pour étancher sa soif. Il faisait le tour de la ville bien, décidé à en connaître tous les recoins, quels qu’ils puissent être, le prochain objectif étant la mairie. Il entendit soudain des crissements de pneus suivis d’un grand fracas qui lui fit renverser une partie de son eau sur sa veste noir. Abaissant la main d’un geste pour garder une partie du précieux liquide, avant de refermer le goulot à l’aide du bouchon qu’il tenait dans l’autre main, il fronça les sourcils et tandis l’oreille pour tenter de comprendre la raison de ce désagrément sonore. Rien à l’horizon ne le laissait entrevoir quoi que ce soit. Après quelques secondes, au détour d’un croisement, il vit une personne courir, puis deux, puis une quinzaine, enfin une véritable masse effrayée semblait tenter de s’échapper à… Quelque chose. La curiosité l’emportant sur tout autre sentiment, il remonta le courant pour arriver au croisement. Là, il se figea et tourna la tête du côté de la scène.

S’il était possible de décrire le chaos, alors nul doute que c’est à ça qu’il ressemblerait. Les voitures étaient renversées, une énorme citerne semblait s’être renversées au milieu de la chaussé, et il nota la trainé rouge en dessous mais n’osa pas imaginer d’où elle venait. Un homme hurlait en courant recouvert de flammes. Les bâtiments entourant étaient défoncés, le feu s’était répandu par endroit, une abondance d’hommes, de femmes, et d’enfants étaient étendu sur le sol tandis que leurs sang se répandait, certains hurlant de douleur tandis que d’autres ne bougeaient plus.

Shane dut faire un effort incroyable pour garder la nourriture qu’il avait ingurgité à l’intérieur de son estomac. Du coin de l’œil, il vit un jeune garçon étendu contre un mur qui n’eut pas cette chance. En passant devant lui, il déposa la bouteille qu’il avait en main devant lui, dans un sourire bien que forcé, pour qu’il l’utilise à sa guise. Dès lors, il leva la tête en direction de l’amas de véhicules lui faisant face. A travers la fumée de la scène, il vit alors une fillette prisonnière des décombres d’une voiture. Celle-ci, le visage en sang, semblait tousser et respirer difficilement mais elle était bel et bien vivante. Il se précipita dans sa direction, jouant des coudes pour remonter le flot qui ne cessait d’empirer. À voir l’avant de la machine qui était fiché dans une bâtisse, il était déjà trop tard pour ses parents… Après quelques bousculades, Shane parvint finalement à la hauteur de la portière. Il empoigna de toutes ses forces la poignée avant de tirer. Rien à faire, la taule froissée empêchait le moindre mouvement, le flanc droit de la voiture était sous un bus et le toit était trop compressé pour permettre une échappée par la fenêtre. Shane tira à nouveau, appuyant son geste par de violents coups de pied dans la porte. Rien à faire, elle ne bougeait pas.
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Lun 19 Nov - 21:46

De prime abord, ce serait une journée comme les autres, sans histoire. Rien de bien fabuleux, rien de particulier. Juste une putain de journée où il ne se passerait rien, et où tout le monde serait content. C’était bien ce qu’il fallait aux gens d’ici. Selon Birdie, en tout cas. Parce qu’elle était fatiguée, et qu’elle n’en pouvait plus d’avoir trop de choses en tête. Elle ne supportait plus ces souvenirs et ces regrets qui toutes les nuits ou presque venaient l’étouffer sans remords aucuns ni hésitation. Ce serait bien. Une nuit avec un vrai sommeil réparateur, des rêves colorés et insouciants. Au lieu de ça, elle avait le droit à une rétrospective cynique et accusatrice de toutes les erreurs de sa vie, de la plus petite à la plus grosse. Pour qu’elle n’oublie pas. Pour que toujours elle se rappelle à quel point elle avait tout merdé. Jours après jours, sans relâche. Ça devenait plus que lassant, à force.

Alors, montant dans sa voiture de patrouille, lunettes fumées sur le nez, gants de cuirs aux mains et un air contrit peint sur le visage, elle avait espéré que cette foutue journée soit juste ensoleillée. Qu’il n’y ait rien de particulier à noter. Et que ce soir elle puisse aller au Radcliff, comme si de rien était. Rire avec le patron et les serveuses, comme toujours. Ça, c’était une vraie journée. Et puis, elle était arrivée au croisement.

Elle aurait du prier plus fort que cela, ce matin, oui.

Mais là, elle n’avait plus le temps de se morfondre ni de se plaindre. Elle devait agir, et vite. Observant les lieux, évaluant les dégâts, elle s’était débarrassée de ses lunettes, attirail superflu en cet instant. Là-bas, il y avait deux jeunes gens. L’un des deux lui disait vaguement quelque chose. Oh, oui. Ce garçon qu’une fois elle avait raccompagné chez lui. Seulement, c’était la panique, et les humains, dans ce genre de situation, ne valaient pas mieux qu’un troupeau de gnous affolés. Ils se piétinaient et se bousculaient, mettant en péril la vie d’autrui pour sauver leur peau. Stupide.
Jurant encore, elle se décida à rejoindre les deux jeunes gens. Arrivés à leur hauteur, elle avait rapidement comprit ce qu’il essayait de faire, à s’acharner sur cette portière coincée. Jurant, elle se rapprocha, pour ensuite dire, le ton autoritaire, mais néanmoins inquiet : « Recule, je vais voir ce que je peux faire. » Parce que c’était son job, au fond, sauver les gens, un peu. Lorsqu’il fut reculé, elle agrippa ladite poignée, le tout déjà pas mal ébranlé par le manège du jeune homme. Allez, ses séances de musculations devaient bien servir à quelque chose, non ? Ca bougeait, un peu. Trop peu. Jurant, elle se pencha vers la petite fille, mal en point, chose qui lui serra le cœur, et lui dit de reculer et de se cacher le visage. Cela fait, elle sortit son arme, pour tirer sur les charnières de la porte. Un bruit désagréable. Mais ce n’était pas suffisant. Soufflant, elle se tourna alors vers les deux jeunes gens : « Je devrais pas demander ça à des civils, mais j’ai besoin d’un coup de main. Il faut trouver un moyen de dégager cette foutue portière. Je sais pas, quelque chose qui pourrait servir de levier. » Malgré la panique, le ton était calme, professionnel. Mais concerné.
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Mar 20 Nov - 12:03

Il avait froid dans le dos. Sérieusement. Il ne s'était pas douté qu'il eut à faire face un jour à ce genre de situation. D'horreurs. Oh, il avait déjà vu des camions de pompiers. Des voitures de police qui remontaient vivement des routes et des avenues. Il s'était surpris à ironiser contre l'implacable course du monde en pensant "chouette, un mort.." tout en assistant impuissant à la poursuite de son quotidien inchangé. Que ce soit dans le Maine ou en France, il croyait réellement que son destin aurait été paisible. Ce n'était pas parce qu'il s'était retrouvé à loger chez une demoiselle une semaine après son arrivée qu'il songeait réellement à ce que son quotidien bascule un peu plus. Mais les conducteurs ne faisaient rien non plus. Et finalement, il fallait s'en douter. Le drame était inévitable.

En silence, il s'était mis à tirer de toutes ses forces en arrière avec Shane et une militaire, pour tenter de faire céder la portière en dehors de prison de métal. Mais il doutait pouvoir y parvenir. Même avec son aide, l'inconnu n'y pourrait rien. Ils étaient si impuissants.. Encore une fois, quelqu'un allait-il mourir sans qu'il ne puisse rien y faire ? L'aide de la militaire n'y pu rien non plus. Où trouver de quoi faire levier ? Il leur aurait fallu un pied-de-biche, ou quelque chose du genre ... Mais où pourraient-ils trouver ça en plein chaos ? Sinon, elle mourrait quoi qu'il arrive. Encore une fois, c'était là que toutes ses connaissances juridiques qu'il avait pu acquérir lui donnaient envie de brûler ses codes, tellement il se sentait inutile, faible qu'il était. Il réfléchit. Où est-ce qu'on pouvait trouver de quoi faire levier ? Atios se posa son sac, leur intimant du regard de le surveiller, avant de courir vers les voitures arrêtées devant l'accident. Au bout de la sixième, il demanda au chauffeur de lui prêter le contenu de son coffre. Atios eut du mal à s'expliquer, parce qu'il ne savait plus comment appeler un pied-de-biche en anglais, mais à force de montrer du doigt, l'Homme céda en grommelant. Armé de son pied-de-biche, il la tendit à la demoiselle qui était plus vieille que lui. Et plus musclée aussi. il se sentait aussi infime qu'une asperge à côté. Pas le temps pour la timidité. Il lui mit entre les mains, parce qu'il n'avait aucune idée de comment procéder pour ouvrir cette satanée portière.

HRP : S'cusez moi si ça perdu de son sens, mais j'ai pas le temps de recommencer, je ferais mieux au prochain et si ça plaît pas bah ... Supprimez-le post.
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Shane Treazler
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Evolve Connu
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Mar 27 Nov - 21:47

Shane fixait l’intérieur du véhicule en attendant le retour d’Atios. La petite fille qui se trouvait à l’intérieur semblait bien faible mais il sembla percevoir un mouvement dans ses yeux. Elle était encore consciente ! Il y avait donc un espoir de la sauver. Shane se rapprocha de la vitre et lui murmura alors des paroles de réconfort d’une voix qu’il voulait posée et calme, s’efforçant de lui sourire, bien qu’il fût plutôt stressé. Si lui perdait son sang-froid, la petite ne pourrait rester calme, et ce n’était pas la jeune femme à ses côtés qui lui dirait le contraire, elle avait été d’une compréhension incroyable lors de cette histoire de stop.

Finalement, le retour d’Atios ne se fit pas plus attendre, lui aussi semblait stressé. Sitôt arrivé, il remit ce qui semblait être un pied-de-biche entre les mains de la policière. Shane, ne sachant pas comment s’y prendre pour la coincer, attendît qu’elle s’exécute, elle possédait bien plus d’expérience que les deux jeunes, avant de s’expliquer.

-Je te laisse pousser par devant, je me place de l’autre côté et je tirerai avec Atios !

Sûr ce, il fit signe au jeune homme de se placer avec lui, en espérant qu’il le fasse, attendant que la blonde aux tatouages si particuliers ne se place à son tour.

-Allez à trois… Un… Deux… Trois !

La force exercée par les trois jeunes gens fît enfin céder la taule. Un son sourd se fît entendre et une petite poussière de débris s’éleva laissant voir l’intérieur des décombres. Shane s’inquiétait pour la petite, mais à présent il avait fait sa part du travail, et savait pertinemment qu’à part faire acte de présence, il ne pourrait rien faire, ce n’était plus de son ressort. Il se tourna donc vers la plus âgée d’entre eux, le regard en disant long, priant pour qu’elle sache quoi faire.
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Mer 28 Nov - 14:16

Autour d’eux, rien ne semblait aller correctement. Des gens criaient, d’autres pleuraient, et la plupart d’entre eux ne pensaient qu’à fuir. Sans aider qui que ce soit. C’était malheureux, c’était égoïste. Mais ainsi étaient fait les êtres humains, pas de quoi en être surpris. Mais Birdie ne risquait pas de fuir, ni de reculer. Elle avait prêté serment, elle aiderait les autres, quoi qu’il arrive. Son job, elle le prenait au sérieux, c’était certain. Pour rien au monde elle ne reculerait devant ça. Même si c’était dangereux, très dangereux. Elle espérait juste que le plus de monde possible s’en sorte.

Au loin, elle pouvait déjà entendre des sirènes. De l’aide. Mais avec tout ce bordel, les rues étaient presque bloquées, que ce soit par des voitures ou par des gens. Et puis, elle ne pouvait pas se reposer sur eux. La petite fille coincée dans la voiture non plus. Il lui fallait absolument quelque chose pour la sortir de là, et elle espérait que parmi les jeunes gens présents, l’un d’eux trouverait de quoi l’aider.

Autour d’eux, la fumée sombre s’épaississait, la faisant quelque peu tousser, l’obligeant à se couvrir la bouche, cherchant du regard quelque chose, encore et toujours, tout en tentant de rassurer la petite. En tant qu’adulte responsable et membre des forces de l’ordre, ce n’était peut-être pas correct de reposer ses espoirs sur des jeunes qui n’avaient rien demandé. Malheureusement, elle avait besoin d’eux, car parfois il faut avoir l’humilité d’admettre qu’on a besoin d’aider. Et l’accepter, quelle que soit sa provenance.

Après quelques minutes, durant lesquelles elle avait observé les secours enfin arriver, aidant les premières personnes se présentant à eux, elle vit revenir un des garçons, un pied de biche à la main. Parfait. Le remerciant d’un sourire reconnaissant, toussant quelque peu à cause de la fumée, elle le coinça donc à l’endroit adéquat, les laissant se placer ensuite. Appuyant de toute ses forces sur la barre de métal, elle finit par réussir à faire plier la portière, cette dernière tombant au sol.

Soulagée, la blonde laissant tomber l’objet, et sans plus attendre, alla récupérer la petite, s’écorchant le bras avec un débris de fenêtre brisé. Serrant contre elle, caressant ses cheveux tout en lui murmurant que tout irait bien, elle sortit de là et fit signes aux jeunes près d’elle : : « Venez avec moi, c’est dangereux de rester ici, et la fumée doit être toxique. On va aller voir les ambulanciers, histoire d’être sûr que tout le monde va bien. » Le ton se voulait calmer et autoritaire, montrant qu’elle s’en faisait.

La blessure sur son bras picotait, mais tant pis. Au moins, l’enfant était sauvée, c’était tout ce qui comptait.
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Mer 28 Nov - 18:34

Shane était l'un de ceux qu'il avait eut la joie de rencontrer à son arrivée dans ce pays qu'il n'aimait pas vraiment. Vous savez, lui, il avait vu toutes ces émissions vendues aux chaines Française. De ces observations, il exécrait ce pays. Marcher sur les campus, l'air décontracté, ce n'était pas pour lui; Lui portait déjà le costume de l'esclave moderne. Lui, provenait d'un univers différent. Loin du rêve américain, dans une période où seul ceux qui osaient et qui se battaient jusqu'au bout pouvait espérer ne pas être de ceux qui se feraient sacrifier. Oh, il faisait ça pour les autres avant-tout. il avait fini par prendre goût à ses activités, mais au départ, il s'était donner à fond pour respecter son engagement tacite qu'il avait envers sa famille. On l'avait élevé. Il avait coûter de l'argent. Il avait été libre. Mais l'argent est le prix de la liberté. Alors, pour ne pas être un investissement peu rentable, il était désormais ici. Aux États-Unis d'Amérique. Pays de Common Law. Pays fondé sur des massacres. Pays dont la liberté fut au prix du sang. Pays de tous les vices. Pays de rêve et de cauchemar, loin du vieux continent qui, de par sa sagesse, continuait de se maintenir, tel qu'il le pouvait. L'administration de l'université où il était inscrit pendant ses séjours de stage l'avait accueillit comme un accueille une créature étrange. Issu de la germination d'une époque où très jeune, il fallait se montrer professionnel pour un jour espérer récolter le produits de ses labeurs, il était un Français placé dan un univers à part dont de nombreux compatriotes rêve, rêvait et rêveront encore.

L'herbe n'est jamais plus verte ailleurs, dit-on et chaque pays à son lot de problème. Il le savait très bien. Pour autant, l'étranger, l'inconnu, exotique, attire et attirera toujours. Même lui, rêvait d'une destination lointaine. Pour autant, il était-là, comme un étranger sous un soleil de plomb, dans un accoutrement qui ne sied pas aux Sieur de son âge, à aider à sauver une vie. Lui qui était si assertif, nihiliste & pragmatique, son humanité n'était pas morte, en définitive, malgré la théorie fondamentale, sujet d'érudition, organisant les sociétés, dont il s'évertuait de se passionner. Il avait aidé Shane, cet adolescent qui lui avait indiqué son chemin, à l'époque de son arrivée et cette blonde aux tatouages semblables à ceux d'un Yakuza, à ouvrir cette portière coincée. En tirant de toute sa pitoyable force physique, ils avaient fait céder la porte et sauver l'enfant. Il avait suivi, sans conviction la femme et Shane, mais la situation ne lui plaisait pas.

Depuis quand cette époque était devenue si folle ? Pourquoi ne pouvait-il rien faire pour aider les gens ? Au point de dépendre d'inconnus ? Il détestait cette faiblesse.
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Enoch Livingston
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Mer 28 Nov - 19:41

See the sirens and the lizards lick their tongues behind the stage
See the actor keep a ritual to keep them all at bay ♫


Ils l'avaient oublié, s'excitant sur une portière de véhicule complètement enfoncée.
Ils l'avaient oublié, plongés dans leur rôle de héros d'un jour au secours des plus faibles.
Il l'avaient oublié, et rien ne pouvait plus le satisfaire.
Enoch les observa un moment depuis son assise de béton, à se demander s'il resterait là en toute discrétion ou si son stoïcisme serait considéré comme une non-assistance à personne en danger. Il n'était pas le mieux placé, avec son estomac de guingois, pour jouer le sauveur de ces gens et, à vrai dire, il s'en réjouissait. C'était beau d'être là, nauséeux, d'admirer ces jeunes hommes et cette blondinette s'affairer sur cette carlingue, unir leurs misérables forces pour un objectif noble et salvateur. De sûr, cela n'avait rien à voir avec la maladroite arrivée des premiers secours à grand renfort de gyrophares bleutés, avec l'attroupement des badauds qui venaient filmer le désastre du bout de leur téléphone portable, avec les journalistes dépêchés en catastrophe sur les lieux à l'affût de l'image qui ferait la une. Oui, le spectacle de l'âme humaine qui se transcende, c'était merveilleux.
Le gosse saisit la bouteille que l'un des garçons avait déposé à ses pieds. Même si ce geste n'était pas des plus intelligents -lorsque l'on renvoie, il est malaisé de boire dans la bouteille d'inconnus, si si- il faudrait qu'il le remercie. Sauf qu'il était parti sur les ordres de la blondie camionneuse. Sage décision ; l'endroit prenait de plus en plus des allures de backroom pour fumeurs. Enoch en profita pour se redresser et partir en sens inverse, là où il n'y aurait personne, là où ses cheveux se confondraient avec la poussière disséminée dans les airs. L'écharpe enroulée contre son museau en guise de masque à gaz, il s'accroupit quelques mètres plus loin pour réfléchir à l'abri des regards. Non parce que, qu'on se le dise, il y avait un souci avec cet accident. Personne n'avait donc remarqué ce mioche en plein milieu de la rue, en victime offerte à la circulation ? Personne n'avait constaté qu'il s'agissait de l'unique môme au monde qui, à dix ans, avait pour hobby de traverser en dehors des passages piétons ?

D'un geste nerveux, Enoch sortit son calepin de sa poche, mordit le capuchon de son stylo pour le déboucher et gribouilla quelques pages en plissant les yeux dans la fumée. Des détails de l'anatomie des trois gens, l'heure, la date, le lieu de l'accident et, à côté, un immense point d'interrogation auquel il relia des formules plus ou moins barrées comme "engouement sectaire", "hypnose", "caractère suicidaire".

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Sam 1 Déc - 22:17

La panique n'était en rien surprenante pour Lisa O'Connel. Non pas qu'elle fut devin ou au courant de ce qui risquait de se passer mais plus qu'elle avait tenté de venir au secours du garçon qui avait carrément glissé sur l'asphalte pour aller faire un câlin à un camion-citerne. Un hobby particulier pour une personne si jeune. En réalité, un passe-temps pour le moins étrange chez toute personne saine d'esprit et non suicidaire.

Le choc d'assister à la scène de la mort du petit l'avait tétanisé. Incapable de bouger, elle observait muette de stupeur et d'horreur le sang qui maculait le sol. Tout se passe au ralenti, les véhicules rentrèrent en collision les uns avec les autres dans un bruit sinistre et surréaliste. La demoiselle sentit ses jambes la lâcher alors que ses genoux cognaient durement béton. Malgré elle, quelques larmes courraient contre ses joues.Si on lui avait demandé, l'américaine, fière comme elle était, aurait nié avoir eu cette réaction si stupide, infantile et incontrôlable. Depuis toujours, la fille aux cheveux noirs faisait tout pour se montrer aussi forte et sans crainte comme un chevalier. Cependant, on ne contrôle pas toujours tout, et il arrive parfois qu'on soit juste...humain. Au fond, l'adolescente savait que ce n'était pas grave mais continuait d'en être honteuse comme si ce fut une opprobre qu'on jetait à son visage. Le temps passait, à mesure que la douce fille, quoiqu'elle aurait sans doute préféré être un garçon tempétueux, se reprit lentement en main comme si une main compatissante l'avait motivée.

Elle pensa un moment à sa famille en espérant que son père ne se trouvait pas à proximité d'une espèce de boom tonitruant et inexplicable qu'elle avait entendu sans pouvoir trouver son origine. Et puis le nom d'Hunter lui vint en tête. Il...allait-il bien ce fou ? Le connaissant, il était totalement capable de s'être fourré dans le pétrin déjà en temps normal alors lorsque la ville était agité, on pouvait craindre le pire.

Il était temps de motiver. Elle venait de repérer une jeune femme qui lui inspira immédiatement confiance, mais il fallait s'éloigner du tout. Elle avisa un camion de secours où quelques personnes se trouvaient. Elle lança alors la phrase qui lui brûlait les lèvres depuis qu'elle avait été témoin de la scène.

- Mon dieu... l..l'enfant s'est jeté sous le camion,...vous.. Pourquoi ?

Elle posait une question à voix haute qu'elle savait sans réponse mais elle avait besoin de l'exorciser. Elle ne s'adressait pas à quelqu'un en particulier mais à ceux qui se trouvait à portée de voix.
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