[EVENT N°1][LIEU : CENTRE COMMERCIAL] CONNEXION

Le Régisseur
avatar
PNJ

Ven 16 Nov - 23:29

EVENT N°1 : CONNEXION
" Un bonheur n'arrive jamais seul."


La Voix.

Elle était là. S'insinuant dans son esprit, imposant sa volonté en écrasant toute velléité de rébellion. Tantôt douce et caressante, tantôt froide et cassante, elle déchirait tout ce qui faisait d'elle un être libre et pensant. Elle la torturait, lui chuchotait ce qu'elle devait faire. Et c'était si doux, si bon, si apaisant de se soumettre... Elle devenait si tendre, la voix, Sa Voix, quand elle acceptait de se plier à ses ordres ! Tous devraient l'entendre. Tous devraient savoir à quel point La Voix était douce, et bonne aussi ! Mais ils ne pouvaient.
Alors elle ne comprenait pas. Pourquoi hurlaient-ils alors qu'ils n'étaient que d’impies pêcheurs ? Pourquoi pleuraient-ils, suppliaient-ils alors que leur sort avait été scellé depuis le début ? Personne n'entendait la voix. Elle était la seule à pouvoir l'entendre, cette Voix si chantante, cette Voix qui ronronnait au creux de son être. Ils devaient savoir que s'ils n'entendaient pas la Voix, ils ne méritaient pas de vivre. C'était ainsi...

Le rouge était une si belle couleur...
Le carmin sur les dalles blanches...
C'était la couleur de la Voix, c'était inévitable.

[•] Rappel du Rp : vous êtes au centre commercial. Une jeune femme apparaît soudainement en plein milieu de la place centrale, l'air vague et vitreux mais avec des gestes assurés, déterminés. Elle a une arme automatique entre les mains et commence à tirer sur les passants.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://chronicles.rpgboard.net
Invité
avatar

Sam 17 Nov - 15:36

take another walk out of your fake world
Courses. Ce mot l’emmerdait profondément mais elle avait des fichues courses à faire. Elle n’avait plus de gel douche et sentir l’homme H24 lui déplaisait au plus haut point. Elle quitta donc ses appartements pour s’aventurer en ville et faire quelques emplettes. Elle avait parcouru longuement la galerie commerçante. Un shampooing, un paquet d’arlequins, le dernier Harlan Coben et quelques broutilles pour arriver à un prix convenable. Oui, parce que comme toute bonne journée qui commence, la demoiselle avait oublié sa carte bleue et un montant minimum de 15€ était demandé.

Elle attrapa, pour finir, un paquet de chewing-gum à la menthe et paya ses achats. Elle sortit, un sac plastique passé autour du poignet, occupée à ouvrir le paquet. Elle sursauta lorsqu’elle entendit un premier coup de feu. Qu’est-ce que c’était ? Elle se tourna et c’est là qu’elle la voit, cette petite gamine, une arme au poing. Comment avait-elle pu entrer ici sans que personne ne la vois.

« Tcht. » pesta la noiraude en rangeant son paquet de chewing-gum dans sa poche.

Elle se cacha derrière un gros poteau, évitant de justesse une balle alors que les autres se ruaient vers les sorties en hurlant. Quelque chose n’allait pas. Etait-elle une de ces evolve ? Il fallait donc qu’elle la capture. Elle tâtonna sa cuisse pour vérifier la présence de ses couteaux et fouilla dans sa poche pour s’assurer de celle de son fil de piano. Elle était assez bonne au combat à main nue mais alors pour le tir de précision ce n’était pas gagner.

Elle observa autour d’elle et aperçu une poussette. Non loin de l’emplacement où elle se trouvait. Un bébé hurlait à l’intérieur et la folle avançait de ce côté-là. Moira sortit son Lady Smith et observa une dernière fois la scène, soupirant, avant de courir jusqu’au landau pour le pousser jusqu’à la mère en larme de l’autre côté de la pièce. Une balle fusa et lui égratigna la joue, la faisant grimace.

« Salope. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Dim 18 Nov - 21:05


Je traversais la place principale quand j’ai heurté une jeune femme blonde plantée en plein milieu. Je lui ai donné un bon coup d’épaule alors que je regardais derrière moi, distrait. Par réflexe je l’ai rattrapé. Elle n’a même pas bougé… Elle n’a pas capté ? Je me suis excusé quand même. En la devançant je tournais la tête pour l’examiner. Elle avait l’air perdue, peut-être une junkie. Sceptique j’ai tout de même tracé ma route. Fuck.

Mon cœur fit un bon quand soudain des hurlements effrayés ont retenti. Avec vivacité je me suis retourné et c’est alors que j’entendis des coups de feu. Tout se déroulait si vite, le temps que je saisisse la situation je voyais vitrine et personne tomber. Putain, c’était la blondasse que je venais de percuter ! Elle était-là, plantée au milieu en train de vider son chargeur avec lenteur sur l’assemblée. J’en ai vu des tarés armés, mais pas en publique ainsi. Je me baissais tout en courant. C’était de la pure folie. A cet instant je priais pour ne pas me faire trouer car ce serrait la mort assurée. Pas d’hôpital pour moi…

Je me dirigeais tout droit vers le pilier le plus proche. Celui-ci étant large et épais je voyais là mon unique bouclier. Je vis une personne debout devant moi, courbée, en train de se redresser. Un bras autour de son ventre je l’a saisissais au vol. Je ne l’ai pas ménagé, je me suis contenté de l’embarquer pour nous sauver. Un bras tendu devant moi je nous hissais au poteau et plaquais l’inconnue à celui-ci. Les deux mais plaquées autour de sa tête je regardais derrière-moi. Dans le feu de l'action je n'ai même pas songé à la regarder. Je lâchais le poteau et fit un pas pour me tenir dos à celui-ci. C’est là que je vis une femme brune en train de ruminer un chewing-gum. Je sais que la situation était critique mais j’avais vu pire ces derniers temps… Bien pire. Du coup je l’ai reluqué de la tête aux pieds après avoir haussé un sourcil, sceptique. Elle n’avait pas trop l’air flippé . Le pilier était assez large pour nous abriter tous les trois. Je me suis d’avantage plaqué au poteau pour jeter un regard à la cinglée. C’était compliqué car il ne nous fallait pas trop nous écarter du poteau sinon nous étions à découvert..
Les gens fourmillaient aux portes de sorties. J’ai tiré sur le bras de l’inconnue plus âgée que moi dans le but d’intervertir nos places. Rien à foutre. J’ai shooté involontairement dans un de ses sacs de courses. « Arraches-toi d’là, faut que j’tente un truc … » Tu parles d’une politesse. J’étais sur les nerfs . Les flics allaient rappliquer. Fait chié !. Je me suis baissé, un genou à terre et j’ai laissé dépasser une partie de mon épaule et de mon visage. Mon regard braqué sur la meurtrière je songeais à voix haute…

« Putain…manifeste-toi… »

Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Lun 19 Nov - 16:00

Allez savoir pourquoi, j’avais décidé de venir faire mes courses dans ce foutu temple de consommation au lieu d’aller à l’épicerie de ma rue. Les mains profondément enfoncées dans mes poches, la capuche de ma veste noire rabattue sur ma tête, j’essayais tant bien que mal d’éviter les zones les plus surpeuplés. Je poussais un léger soupir, ma main tomba sur mon paquet de clopes et alors que l’angoisse me prenait, je regrettais d’un coup de ne pas pouvoir fumer dans un lieu public. Raison de plus pour que je quitte cet endroit au plus vite. Perdue dans mes pensées, je ne faisais plus trop attention à ce qui m’entourait, lorsqu’un bruit violent me fit sursauter et détourner vivement la tête dans la direction d’où je venais. Toute personne normalement constituée se serait probablement arrêtée avant d’observer derrière elle, mais j’étais de loin suffisamment stupide pour continuer ma marche sans voir où j'allais, et terminais le nez au sol. D’un côté, c’était un mal pour un bien, ma chute me permit d’éviter les projectiles qui fondaient dans ma direction et je sentis mon sang se glacer en observant les impacts de balles dans la vitrine face à moi.

"Putain … "

Mon regard tomba sur la cause de ma chute, un sac abandonné, alors que déjà la panique s’instillait chez les passants, qui fuyaient pour la plupart à grands renforts de cris et de hurlements terrorisés. Je n’avais pas encore saisie la situation, passablement à l’ouest, et ce n’est qu’en me redressant avec prudence que je détournais la tête suffisamment longtemps pour apercevoir une silhouette frêle et visiblement jeune, et qui plus est, armée d’un automatique qu’elle s’acharnait à vider sur tout ce que son regard croisait. Ma tête m’élançait sérieusement, cette dernière ayant heurtée le sol de manière plutôt brutale – vous savez ce réflexe que la plupart des gens ont de tendre les mains devant lorsqu’il tombe, eh bien moi je ne l’ai jamais eu – et le boucan provoqué par la fusillade et les hurlements ne faisaient que l’empirer. Ajoutez à ça la peur qui me prenait aux tripes de voir la blondinette partie dans un massacre digne de celui de Columbine, et je peinais à me redresser.

Je me sentis soudain happée et me retrouvais plaquée contre un pilier plutôt large. Et déjà occupé par ailleurs. Alors que j’étais toujours assise, mon regard tomba sur une dame brune, à la mine revêche, et qui visiblement ne semblait pas plus gênée que cela par la situation, avant de passer sur mon « sauveur » que je reconnus non sans une certaine surprise. Si j’m’attendais à le voir lui … Sans un regard, ce dernier observait la scène en marmonnant alors que je me redressais enfin une main sur mon front trop chaud et humide pour être indemne, cachant ma peur lancinante derrière un masque de mauvaise humeur, sans pour autant parvenir à contrôler le tremblement compulsif qui me parcourait les mains.

"Mais c’est quoi c’bordel ?"
Revenir en haut Aller en bas
Alice Ace
avatar
Evolve Connu
♦ age : 24

Mar 20 Nov - 19:45

Tout a basculé en moins de deux secondes, pas même le temps d’un flash. Cette fois-ci je suis juste descendue en ville pour acheter des boîtes d’aspirine pour calmer un tant soit peu les migraines. À croire que je suis maudite, c’est seulement la deuxième fois que je reviens au centre et c’est déjà la seconde fois qu’il arrive quelque chose.
Je sens mon pouls battre dans ma tête de plus en plus fort comme un bricoleur du dimanche qui s’essaierait à la construction de palissades. Je cligne des yeux machinalement comme si ce simple geste allait bannir toute douleur de ma boîte crânienne. Alors que je sors à peine de la pharmacie où j’ai eu toutes les peines du monde à convaincre la nana derrière le comptoir que je n’enlèverais pas ma capuche tout l’univers autour de moi explose. Des bruits de balles se mettent à fuser et les gens courent partout en criant à l’apocalypse.

Ils semblent tous venir de la place centrale et, poussée par la foule, je tombe sur les fesses le long du mur de la pharmacie. Au moment même où tout a commencé à s’agiter une peur irrésistible s’est emparée de moi, je sais très bien que je devrais me relever et courir le plus loin possible de cet endroit avant que les autorités ne viennent mais je suis littéralement clouée au sol, mes mains tremblantes se resserrant contre mon sac plastique. Alors que je suis incapable de bouger ma migraine m’assaille de nouveau mais dans cette cohue il m’est impossible d’avaler quelque pilule que ce soit. Des traînées rouges s’étalent partout et les bruits de fusillade n’ont toujours pas cessé, luttant contre la nausée j’arrive difficilement à me relever sur mes jambes en restant plaquée contre le mur. Fébrilement j’avale tout rond le cachet d’aspirine que j’ai extrait de sa boite, profitant d'une accalmie, en balayant des yeux le carnage tout en essayant de trouver une issue pour partir d’ici le plus rapidement possible. Malgré tout je suis parfaitement consciente que dès que je ferais le moindre mouvement je pourrais me prendre une balle. La fuite directe est donc à bannir.

A terre maintenant s’amasse plusieurs corps sans vie que je m’empresse de ne pas regarder portant mes yeux à l’autre bout de la place. Il me semble qu’il y a un groupe de survivants là-bas mais ils doivent se trouver dans la même situation que la mienne, c’est à dire : l’incapacité totale de faire un geste. Plus inquiète que jamais je replace ma capuche sur ma figure en guettant le moindre bruit de cessez-le-feu ou même de sirènes.
Ironiquement, pour une fois sur cette place je ne suis plus la seule à risquer ma vie.
signature




Merci Lisa et Kendie pour les signas et Jesse pour mon sublime avatar ♥

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Mer 21 Nov - 18:44

Le centre commercial était ballotté par les conversations des passants. La voix de l’interphone fusait de temps à autre d’entre les murs pour dicter d’un ton faussement guilleret des informations sur les derniers produits en solde. Le claquement d’une multitude de chaussure sur les dalles blanches résonnait dans l’air sans que personne n’y fasse attention. Omawnakw inspira profondément ; tout était si vivant. Une masse de vie, croisant des inconnus, le temps d’un regard avant de les effacer de leur mémoire. Certain appellerait cela un troupeau de mouton légumisé par le matraquage commercial, mais pas lui.
L’amérindien devait bien être le seul être humain à venir flâner ici pour le plaisir. Cette ambiance changeait de la caserne ou de la quiétude de son appartement. Ici, il pouvait profiter de la présence des gens sans avoir à leur adresser la parole.

La détonation le fit soudainement revenir sur ses gardes. Le noiraud se retourna vivement, essayant d’éviter les passants terrorisés qui le bousculaient dans leur fuite effrénée. Sans comprendre la cause de cette panique générale, il tenta de se frayer à chemin à contre-courant, presque emporté par ce flot humain incessant. Tous ses sens étaient en alerte et l’anxiété contagieuse de la foule commençait à monter en lui. Les déflagrations résonnaient dans le centre commercial, plus fortes et violentes à chaque fois qu’il avançait vers elles. Son pied glissa sur le sol, manquant de la faire tomber. De l’eau ? C’était sur quoi son regard aurait préféré tomber à la place du liquide vermeil. Un frisson stria son échine, pas de peur ou de dégout : voir une flaque de sang s’étendre sur le sol ne lui faisait pas plus d’effet, et ça, ça l’effrayait.

Lorsque l’homme releva la tête, ses yeux se posèrent sur une jeune femme écartée de la foule, le pas vague. Il fit quelques pas vers elle, pensant à une simple passante perdue dans toute cette agitation. L’endroit demeurait dangereux, le tireur ne devait pas être bien loin--
Une nouvelle détonation lui perça les tympans, si proche… Omawnakw vit enfin le revolver dans les délicates mains de la femme. Jamais il n’aurait pu imaginer qu’une personne d’apparence si frêle soit à l’origine d’un tel carnage. Le temps de faire cette constatation, une silhouette familière apparu dans son champ de vision, poussant un landau à l’autre bout de la pièce. Qui? Quoi? Le temps manquait cruellement, et le gâcher à se poser des questions superflues mettait à chaque minute une personne innocente en danger. L’amérindien n’évalua même pas les risques lorsqu’il se jeta en direction de la meurtrière, persuadé de réussir à la maîtriser avant qu’elle ne tire un coup de plus.
Un peu trop sûr, sans doute.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Jeu 22 Nov - 14:10


Un regard à ma gauche et je rencontrais un visage familier. Lynn. Etions-nous quittes à présent ? Je lâchais à son attention d’un air faussement nonchalant. « Yo. On tourne un nouveau Batman… » Plaisanterie de mauvais goût…je sais. Je lui décrochais un demi-sourire après avoir croisé son regard, puis sans un mot de plus je braquais à nouveau mon attention sur Dingo. Putain on se serrait cru dans un film. Le sang, ces personnes par terre, ces cris…un vrais scénario digne d’un Tarentino. Manquerait plus qu’une bande de Mexicain débarquent ou bien un asiatique. Ou que sais-je une belle blonde avec un sabre et une troupe de loubard qui joue du banjo…
Ma vie ressemblait à un film d’action depuis quelques temps. Surtout à cause de mon "don".
Je fixais la meurtrière, j’essayais de me concentrer sur elle pour tenter de la désarmer. Mais au lieu de ça je déplaçais objets et corps…je jurais très vulgairement lorsque la vitrine de la pharmacie éclatait, telle une explosion. Coupable, je baissais d’avantage mon bonnet sur mon front… Un geste qui traduisit ma culpabilité. Quel con… Je me torturais l’esprit pour ne pas faire exploser la meurtrière. Pour moi et malgré les faits, cette fille n’avait pas les yeux d’une tueuse. Seulement ceux d’une femme perdue. Pourquoi restait-elle planter là ? A croire qu’elle attendait que l’un d’entre nous mette un terme à son bordel.

Alors que j’y songeais, mon regard croisait une silhouette dans la pharmacie. Vu la corpulence j’en déduisais qu’il s’agissait d’une fille. Je jetais un nouveau regard à Lynn. Puis sur l'inconnue en face. J’étais un peu frustré d’être aussi incompétent. Alors ma colère a prit les devants et je me suis à nouveau concentré sur mon don. J’étais tellement submergé dans ma concentration que je ne vis pas le type surgir. Putain…l’abruti s’était rué sur la miss armée. Au même moment je l’ai envoyé valdinguer avant qu’il n’atteigne sa cible. Le type chevelu à été projeté comme-ci qu’un fil invisible l’avait attiré en arrière. Surpris par son intrusion et ce que je venais de lui faire je me suis relevé.

«
Putain !! Mais qu’est-ce que tu branles ?!!! »

Allons bon… fallait bien que je me décharge… Le type se retrouvé quelques mètres plus loin sans trop de casse. Je crois… Me trouvant à découvert je tendais le bras vers la blonde comme si que ce geste m’aiderait à diriger mon pouvoir. J’en avais plus rien à foutre d’être à découvert. Dans le feu de l’action et avec la pression on prend souvent des risques futiles ou non… Mais voilà, un pic lancinant me fracassait le crâne dans une migraine atroce. Mon nez se mit à couler et je perdis ma concentration… La meurtrière s’était interrompue… Chargeur vide ou simple pause ? Quoi qu’il en soit je fixais sa main dans le but que mon pouvoir de télékinésie la sépare de son arme à feu.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Dim 25 Nov - 16:47

Comme d'hab', c'était ce qu'Alix Jefferson avait pensé en se levant ce matin-là. Cette phrase était annonciatrice d'une journée monotone, du moins en théorie. La pratique diverge toujours et on a rarement ce à quoi l'on s'attend. Une similarité que l'on remarque et qui nous fait sourire et même penser : "La routine quoi." Une pensée souvent suivie par un gros emmerdement. Un emmerdement qu'on ne voit jamais venir bien sûr. Le jeune homme voulait simplement faire les boutiques et retrouver un peu la vie qu'il connaissait à New York, frivole dans son rôle de petit flambeur puéril et trop impulsif derrière son air obstinément glacial. En somme, claqué l'argent que ses parents venaient de remettre sur son compte afin de leur faire parvenir l'étendu de son mécontentement pour avoir était envoyer à Madison dans le Maine, ville natale de sa famille, un bled.

Le tour des rayons, la bonne odeur des vêtements neufs, et de surement les quelques boutiques alimentaires qui s'y trouvaient l'attendaient probablement, avec en prime le va-et-vient des habitants, les sacs à la main, un semblant de ville et de vie à ses yeux, son regard limité à ce qu'il pensait connaître de la vie, c'est à dire une vaste supercherie, un cocon trop bien protégé qui allait voler en éclat puisque pour la première fois sa charmante tête blonde, ses yeux bleus faussement angéliques, son minois inexpressif et trop hautain pour attirer la sympathie lorsque l'on arrêtait de ne voir que son physique avantageux, se confronterait à un danger bien réel.

Il y a toujours un moment dans la vie où un enfant gagne en conscience du monde qui l'entoure et c'est le jour où celui-ci se rend compte qu'il est tout simplement mortel. Ca, Alix n'en avait jamais pris conscience. Dans son esprit, inconsciemment, il vivrait éternellement, ses parents ne disparaîtraient jamais, ni même sa grand-mère ou encore son clébard sénile. C'était sans doute à cause du fait que la vie pour l'instant l'avait toujours préservé de tout. Et maintenant ? Et maintenant, en poussant la porte du centre commercial, il se retrouva dans une fusillade. Au début, il eut peine à comprendre ce qui se passait, très lent à la détente. La détente, une femme pressait sur la détente d'une arme automatique. Tous s'était figé dans le grand hall. Des gens au sol, couverts de sang, morts. Le mot fusa à peine dans son esprit. Ses yeux entre le gris et le bleu s'ouvrirent plus grands. Il voyait sans voir.

Il lança un regard circulaire autour de lui, déglutissant avec difficulté alors que son cerveau tournait au ralenti et que le bruit de balle lui fit comprendre réellement la gravité de la situation. Quatre autres personnes l'entouraient, et il se demanda si ces dernières étaient aussi décontenancées que lui. Comment s'était-il retrouvé là ? Tout pouvait basculer infiniment vite. Alix prit une profonde inspiration alors qu'il émit un mouvement de recul, allant presque contre un mur, se calmant, son visage reprenant cet air neutre qui le caractérisait. Au même moment qu'il s'éloignait, s'avançait faire la tireuse un garçon qui devait avoir quasiment son âge.
Revenir en haut Aller en bas
Alice Ace
avatar
Evolve Connu
♦ age : 24

Lun 26 Nov - 15:56

Me calmer, il faut à tout prix que je me calme. Alors que je me concentre le plus possible sur les tremblements de mes mains pour les faire cesser la vitre du magasin juste derrière moi explose. Dans ce genre de situation toutes mes réactions se font purement et simplement par instinct, alors que les bouts de verre arrivent en pluie sur ma capuche j’ai tellement peur que j’ai instinctivement fait trois pas en avant, me trouvant totalement exposée. C’est pile à ce moment qu’une masse de muscles passe à cinq mètres de moi en direction de la folle furieuse qui vide ses cartouches à tout va.

Et comme si le choc n’était pas encore assez grand cette personne qui m’a maintenant dépassée se fait tirer en arrière par je-ne-sais-quoi et s’affale à trois pas de moi, toujours à l’arrêt en plein milieu de la route, raide comme un piquet. Le choc s’est totalement emparé de moi et ce n’est donc qu’après quelques secondes de vide intersidéral que je me rends compte que les coups de feu on cessés. C’est le cri du type qui était en face de la rue tout à l’heure qui me sort de ma torpeur, je pense qu’il s’adresse à l’autre par terre. Tout en replaçant ma capuche pour bien masquer mes cheveux et une partie de mon visage je me penche pour regarder si l’armoire à glace n’a rien de cassé. Il semble un peu amoché mais rien de bien grave, un choc léger sur la tête dû à la chute précédente et un trou de balle au niveau de l’épaule mais aucun saignement, j’en conclu que la balle l’a manqué de peu.

En soupirant je me relève, je pense que le mieux pour lui en ce moment serait de faire le mort et de ne pas se redresser. En levant les yeux j’aperçois le mec au bonnet courbé et le nez en sang complètement exposé. Pur instinct une nouvelle fois je fais trois grandes enjambées avant de lui attraper le bras et de lui glisser un rapide « Restes pas là », en l’entraînant à moitié derrière le pilier d’où il vient. Retour à la case départ, j’ai juste changé de trottoir et je me demande toujours comment on va faire pour traîner l’autre gars par terre à l’abri. Pour couronner le tout un autre mec vient d’arriver de nulle part et se retrouve à son tour planté sur la route, j’essaie de lui faire signe de se cacher mais je ne suis même pas sûre qu’il puisse voir quoi que ce soit dans ce grand bazar.
signature




Merci Lisa et Kendie pour les signas et Jesse pour mon sublime avatar ♥

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Mer 28 Nov - 18:01

La tireuse s’éloigna subitement de sa portée. Il fallut que son dos heurte le sol pour que l’amérindien comprenne que c’était lui et non sa cible qui avait bougé.
Jadis sans doute aurait il mit cette étrange –et plutôt douloureuse- projection sur le dos d’une puissance mystique, mais vu de la situation planant actuellement sur Madison, il n’y avait pas trente six mille explications : un Evolve. La jeune femme ? Non, vu la façon dont le gamin planté au milieu de la scène lui hurla dessus, ça ne pouvait qu’être lui. ‘tin, comment le noiraud avait il fait pour ne pas le remarquer plus tôt ? Un simple civil ne se planterait pas devant une tarée de la gâchette, surtout pas en la fixant aussi intensément.

Une douleur vive stria l’arrière de son crâne ; son corps commençait à se dégourdir et les effets de la chute se prononcèrent d’un seul coup. Saloperie… ! Si l’autre imbécile ne l’avait pas envoyé valdinguer, sans doute que la fugitive serait déjà désarmée et maîtrisée… Après tout, ces années de lutte lui avaient bien appris quelque chose.
Une nouvelle personne fait irruption dans la scène, entrainant l’Evolve derrière un pilier. Tant mieux, ça l’empêchera de faire à nouveau voler tout ce qui s’approchait de la tireuse. Cass’, quant à lui, se mit lui aussi à l’abris derrière la structure la plus proche : un bloc de ciment faisant apparemment office de pot de fleur. Les Américains avaient vraiment de drôle d’idée, des fleurs dans un magasin… M’enfin, les goûts étranges des blancs était vraiment important à cet instant ?

Un moment de quiétude s’installa. L’anxiété planait dans le centre commercial et menaçait à tout moment de retomber dans une panique générale. Les coups de feux pouvaient reprendre à n’importe quel moment, un autre cadavre pouvait s’affaler sur les dalles tout aussi subitement ; ici, le calme ne ressemblait en rien à un bon présage.
Sa tête recommençait à tourner, lancée par la douleur par impacte régulier. Les déflagrations devaient avoir atteint son oreille interne, rendant ses gestes moins précis. Rah, il ne pouvait pas rester éternellement caché, quelqu’un devrait bien désarmer l’autre timbrée.

« Restez planquer, des civils n’ont rien à foutre là ! »


Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Mer 28 Nov - 23:31

La vie coupe le courant sans préavis
Moira ne n’eut pas le temps de réellement réaliser ce qu’il se passa autour d’elle après. Plusieurs hommes tentèrent de l’arrêter, il y avait des cris, des larmes… Du sang. Beaucoup de sang. Trop de sang. Moira serra les poings et essuya le sang qui perlait de sa joue. Alors on voulait jouer à la fusillade hein ?

« Que fous une gamine avec une arme à la main putain. »

Mais que branlent les politiciens ? Pourquoi une si petite fille pouvait-elle avoir accès à une arme comme ça. C’était carrément n’importe quoi. La noiraude se remit à l’abri près de la mère et son berceau. Elle aperçut Omawnakw un peu plus loin. Moira n’avais pas le temps pour les camaraderies mais elle aurait avoué bien volontiers que si ses amis avaient pu ne pas être là elle aurait préféré. Moira n’était pas du genre à s’épancher sur ses sentiments avec ses proches depuis elle. Mais elle avait quand même besoin de les savoir en sécurité.

Elle jeta un regard circulaire à la pièce et chercha la folle du regard. Elle lui tournait le dos. Elle abandonna sa mère et se précipita vers son collègue, silencieusement. Elle s’agenouilla près du métisse qui venait de donner l’ordre aux civils de ne pas bouger et serra les dents.

« Qu’est-ce qu’on fait Oma ? »

Elle chercha autour d’elle son téléphone portable et pesta en n’en trouvant que le cadavre. Elle n’aurait plus qu’à refaire ses courses. Soupire las, elle lui jeta un regard.

« Tu as ton portable ? Faudrait peut-être appeler la base ? On est sur place on pourra leur expliquer clairement la situation. »

Elle soupira un peu et pesta. Evolve, y’en avait. Elle savait qu’ils seraient probablement coffrés mais elle ne pouvait pas faire autrement. Et puis, si ça se trouve, elle en était une aussi. Et c’est pour ça qu’elle avait péter un plomb. Oui, c’était surement ça, surement la faute des evolves… Du moins c’est ce dont elle tentait de se persuadé.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Jeu 29 Nov - 21:14


J’étais trop près. Pourtant au départ je me trouvais seulement à quelques pas de ma planque. J’étais tellement concentré... Et puis je me sentis happer sans voir arriver la jeune femme capuchonnée.
«
Restes pas là » Ce n’était pas mon attention. Je reconnaissais une voix féminine, un brin cristallin malgré le ton employé.
Retour à la case départ. Je n’avais pas dis mon dernier mot.

Là, de nouveau à l’abri je prenais connaissance du visage de ma « sauveuse ». Une fille non loin de la vingtaine, une blonde dont le visage me disait quelque chose. Allez savoir quoi… J’essuyais mon nez ensanglanté d’un revers de main négligé et reportais mon attention sur la blonde. « Tss… j’y étais presque » Un regard à la blonde qui m’avait prêté secours. Je lui étais toute fois reconnaissant sans pour autant le lui témoigner. Sans trop m’attarder je me remettais en tête d’essayer de désarmer l’ennemie. C’est alors que le mec que j’avais précédemment expulsé par inadvertance se mit à beugler. Je déportais aussitôt mon regard sur lui. Il n’avait pas tant l’air cassé. Ce type n’avait pas une carrure de tarlouze. Par le biais de ses propos j’en déduisais qu’il avait un rapport avec les forces de l’ordre. Il s’était exclu du groupe « civile » en nous nommant ainsi. « Fait chier. » Je relevais un peu mon bonnet, un coup de chaud. Je répétais ses mots de manière blasée, pour moi « Restez planquer…mon cul ouais…j’ai pas l’intention d’attendre tes potes… » la frustration, la colère et par-dessus tout l’envie de me carapater. J’étais face au mur et je jetais de furtifs regards à Dingo. Elle pointait le type planté dans son champ. Prête à tirer. C’est cette vision qui eut un impact sur mon « don ». Une espèce d’onde de choc s’échappait de moi alors que je m’apprêtais à lui ordonner de se baisser. Les capteurs de chaleurs déglingués, l’alarme incendie se déclenchait et avec elle la flotte. Génial. Quant à la blonde, elle était à terre, à peine touchée. J’ignorais ce qu’il s’était passé… Je portais automatiquement mon regard sur le métissé. Quant au jeune homme planté là bas… ben il était sain et sauf.

Sans perdre de temps le métissé se précipitait sur la jeune femme. Pas du genre à perdre son temps, il avait filé cash ! Ca m’arrangeait qu’il soit aussi vif … Maintenant j’avais plus qu’à me barrer ! Sans un mot je fis plusieurs pas pour dépasser le poteau, je croisais le regard ébène du type, c’était sûrement le seul à avoir compris ce que j’étais.. On sait jauger quelques secondes alors que la brune qui l’accompagnait le rejoignait. J’ai profité que la foule se bousculent pour sortir de leur cachette pour me fondre dans la masse et tenter la fuite…Je fixais les portes de secours dans l’espoir d’y trouver la liberté et non une ribambelle de flic… Je vis la blonde capuchonnée me dépasser. Bizarre, hm ?
Encore quelques pas…
Revenir en haut Aller en bas
Alice Ace
avatar
Evolve Connu
♦ age : 24

Sam 1 Déc - 18:16

Alors que tout m’avait semblé passer très vite jusqu’ici j’ai maintenant l’impression que la scène en face de moi est passée au ralenti, comme sur un vieux magnétoscope qui saute et s’enraye peu à peu. Alors que je suis derrière le pilier j’entends à peine le garçon que j’ai tiré jusque là je hausse alors simplement les épaules en réaction, les yeux à moitié perdus dans le vague. À ce moment précis toute mon attention est concentrée vers un seul objectif, m’en aller le plus rapidement possible.
Lorsque je me reconnecte à la réalité tout le monde autour de moi était déjà en pleine action, en deux temps trois mouvements la tireuse était maitrisée et une brune avait son portable vissé à l’oreille. À cette vision une peur immense envoie alors comme un choc électrique dans tous mes muscles, je ne peux pas rester là. Alors que cette urgence monte à mon cerveau j’aperçois du coin de l’œil une foule encore paniquée se ruer vers la sortie pour échapper aux visions de cauchemars qui hantent encore les lieux.

Toujours en pleine réflexion je me mets alors à courir pour me mêler à la foule et sortir du centre commercial le plus vite possible. La foule se fait moins dense, dans ma course ma capuche est tombée sur mes épaules mais je n’ai pas le temps de m’en soucier, j’arrive presque aux portes en verre. Toujours au pas de course je dépasse alors le mec au bonnet de tout à l’heure qui semble tout aussi pressé que moi de partir d’ici, je le regarde quelques instants avant d’accélérer encore le pas et de franchir les portes lourdes de l’édifice. Une fois dehors j’entends alors des sirènes qui se rapprochent de plus en plus vite, je suis incapable de déterminer d’où elles viennent, mon souffle est court et mes cheveux me collent à la peau et se mêlent au sang qui coule légèrement de certaines coupures superficielles. Je reste plantée quelques secondes d’interrogation sur la meilleure trajectoire à prendre, j’opte alors pour la plus courte, me retourne une dernière fois pour regarder si quelqu’un m’a reconnue et reprends ma course droit vers la forêt. Je sais qu’une fois celle-ci atteinte je serais alors sur un territoire que je connais par cœur et donc à mon avantage.

Les sirènes résonnent toujours à mes oreilles et me font prendre conscience encore plus de l’urgence de la situation, il faut que je fasse vite, très vite. Les premiers arbres sont encore loin et même si je cours vite je ne pourrais pas tenir ce rythme éternellement. J'ai l'impression de voir mon visage placardé tous les cinq mètres, ce qui n'est pas tout à fait faux. Pourvu surtout que je ne croise aucune voiture ou agent de police car dans l’état de panique et de stress dans lequel je suis je serais incapable de me défendre de quelque façon que ce soit.
signature




Merci Lisa et Kendie pour les signas et Jesse pour mon sublime avatar ♥

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Dim 2 Déc - 15:14

La situation se renversa en une fraction de seconde. A peine Omawnakw avait-il sorti son portable préhistorique de sa poche pour le tendre à sa collègue que tout éclata à nouveau. Qui aurait cru qu’un peu de flotte puisse faire sursauter aussi fort un type de sa carrure ? L’amérindien releva la tête de sa cachette et aperçut le gamin plus ou moins planqué –ce qui ne l’avait pas empêché d’agir, à première vue.-, puis la tireuse à terre. Pour une fois, il ne pouvait que louer les étranges pouvoirs des fugitifs qu’il traquait. Ni une ni deux, l’homme sauta par-dessus sa cachette et sprinta vers la jeune femme ; dieu sait combien de temps il lui faudrait pour reprendre son arme et recommencer ce bordel. Hors de question de lui en laisser l’occasion.

Le sang dilué dans l’eau faillit lui faire perdre l’équilibre. Ouais, l’intervention du gamin avait été pratique, mais pas irréprochable. Lorsqu’il saisit enfin les bras de la blonde pour l’immobiliser, cette dernière montra très peu de résistance. On n’avait définitivement pas seulement affaire à un craquage psychologique banal… Cette affaire sentait mauvais, et une multitude de scénario catastrophique fleurissait dans son esprit.
Les derniers civils s’enfuyait vers les portes, dont le présumé Evolve et une jeune fille encapuchonnée. Cette fois, Omawnakw n’allait pas s’amuser à courir après quelque suspect… Combien d’Evolve s’était retrouvé dans cette tuerie avec lui ? La tireuse elle-même en était une ? Ou un de ces pouvoirs abracadabrant pouvait il être assez dangereux pour contrôler une personne ? Cette idée le fit frissonner et, pour la première fois, l’homme se rendit compte de la gravité de la situation planant sur Madison.

Les sirènes retentirent jusqu’à l’intérieur du centre commercial. Apparemment, Moira avait réussi à dompter son antiquité électronique. L’amérindien soupira de soulagement puis essuya son visage détrempé. Ce remue ménage paraissait si calme après une telle tension…

Dire que ce genre de catastrophe allait se reproduire, inéluctablement.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
 

[EVENT N°1][LIEU : CENTRE COMMERCIAL] CONNEXION

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
c h r o n i c l e s :: Un jour, ailleurs... :: Dans le passé :: Rps d'évènements-