[EVENT N°2] Suspicion

Monsieur M.
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Dim 30 Juin - 21:01




SUSPICION



La foule s'était massée autour de la place. Il n'en espérait pas autant mais visiblement beaucoup de gens se posaient des questions par ici. Je ne pensais pas qu'un petit message sur un bloc aurait pu faire naitre une telle assemblée. Je m'attendais à deux /trois illuminés mais j'avais décidé de ne pas compter finalement profitant de l'effet que procurait la petite foule.

Je m'approchais de l'estrade que j'avais improvisé sur des caisses. D'autres intervenants risquaient de prendre part et j'espérais bien provoquer un peu d'émois.

Lentement, je commençais à parler.

" Je vous remercie tout d'abord d'être venu." Le son de ma voix était déformée par le masque que je portais pour cacher mon identité. Ici, on n'était jamais trop prudent surtout en ces temps troublés.

"Je m'appelle Quidam, et je commencerais mon meeting par vous donner mon avis. Vous serez libres ensuite de venir sur l'estrade raconter ce que vous avez vu ou bien donner votre avis sur la question. Ce que je crois pour ma part peut sembler complètement fou et d'ailleurs ça l'est un peu mais laissez moi vous expliquer."
Je marquais une pause pour laisser un peu le temps aux gens de se focaliser sur ce que je disais.

"Pour ma part, une météorite s'écrase le 20 juillet 2012. Quelques temps plus tard un triple attentat a lieu. Des témoins ont vus l'enfant qui a provoqué le carambolage rester volontairement sur la route. Beaucoup ont affirmés que la femme qui a tué tant de monde était sans histoires et aimaient beaucoup les autres. Ces gens n'ont pas agis de leur pleine volonté. Comme par hasard cela arrive quelques temps après la météorite. Et pour finir, il y a cette boule de lumière que certains affirment avoir vu ! Je crois pour ma part que les extraterrestres tentent de prendre le contrôle de notre cerveau. Ils sont arrivés par la météorite et ils ont la forme de ces petites boules de lumière !

Y-a-t-il ici des gens pour répondre ou pour donner leur avis ? Merci de vous mettre en ligne si tel est le cas."




Spoiler:
 
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Mar 2 Juil - 22:06

Aujourd'hui elle avait décidé de s'accorder du temps, pour elle. Elle avait programmé cette date la veille afin de décompresser un peu. Pour une fois cela ne lui ferait pas de mal puis elle avait besoin de se refaire une petite beauté, elle et sa garde robe sombre. Du moins c'est ce qu'elle comptait faire avant de recevoir ce mail en début de soirée. Voici que le maire se réveillait enfin. Il était temps. Ellana trouvait ces gens toujours trop long à réagir, ou bien à oser se mettre en avant. C'était pourtant leur métier, ils l'avaient voulu vu les études que cela demandait. Ce type de personne n'arrivait jamais là par hasard. Ellana pensait qu'ils devaient de mauvaise nature, autoritaire et narcissique pour suivre cette voie. Après, ça n'était que son avis. En attendant tout ce petit remue ménage la faisait bien rire. Elle avait hâte de voir sa réaction et d'entendre un joli petit discours pour tenter de réconforter la population. Elle était une scientifique et voulait entendre ses théories, ce qu'il avait à dire sur tous ces événements.
Cela risquait d'être bien amusant …

Elle souffla donc en cette matinée hivernale. Finalement elle n'aurait jamais de répit. Quand elle ne s'en accordait pas, elle n'avait pas à se plaindre mais la seule fois ou elle pouvait se reposer et redevenir une femme le temps d'une journée, voilà qu'on l'en empêchait. A croire qu'elle devait vivre à jamais en tant que scientifique. Elle passa la matinée à se prélasser dans son lit puis passa un long moment dans son bain. Cette journée serais au ralenti. Elle se prépara correctement sachant que beaucoup de personnes devaient sûrement se déplacer. La population était intriguée voir apeurée. Ellana savait parfaitement ou se trouvait le problème. Et lui qui se réveille des mois plus tard pour tenter de justifier cet accident.
Elle attacha sa chevelure noire en une queue de cheval bien tirée. Le visage dégagé elle se maquilla légèrement. Un tailleur noir enfilé et des escarpins noirs faisaient amplement l'affaire. Elle quitta son appartement en milieu d'après midi en direction de l'usine désaffectée.

Mais c'était un lieu de rendez vous ? Sincèrement ! Quelle personne honnête et non tordue d'esprit aurait eu cette idée. Ce sont les personnes qui désirent faire des choses illégales qui choisissent ce lieu pour se rencontrer. Elle se rapprocha et s'arrêta devant la foule amassée devant l'estrade montée pour l'occasion, allant parfaitement avec le reste de la décoration. Elle avait la chance d'être grande de plus. Elle n'en raterait pas une miette. Les gens étaient agités et bruyants, impatients sans doute. Elle resta silencieuse attendant à ce qu'il s'avance face à ses citoyens. Il ne tarda pas à apparaître et se lança dans un discours quelque peu étrange … Une personne incertaine prononçant des paroles incertaines face à un public incertains. Elle savait qu'il y avait très certainement des evolves parmi toute cette foule. Elle regarda à droite, à gauche, voir si elle pouvait apercevoir des comportements suspects. L'orateur s'arrêta de parler puis repris. Elle tenta d'écouter plus attentivement lâchant des yeux quelques visages susceptibles de retenir son intérêt.

Ce qu'elle entendit alors … Si seulement elle avait un mur à porter pour s'enfoncer la boîte crânienne dans un bon morceau de béton. Quelle horreur venait il de prononcer ! Elle, scientifique, savait que c'était peu probable ! Elle l'aurait remarqué au cours de ses recherches tout de même. Il faisait honte à leur profession. C'était un canular ! Elle resta impassible mais elle bouillait de l'intérieur. Soit il n'était pas au courant de ce que faisait Ellana et ses très chers camarades, soit il tentait de rassurer les habitants par une idée totalement stupide pour éviter que tout le monde soupçonne son voisin de détenir des pouvoirs. Puis certains seraient assez bête pour les envier.

En tout cas c'est les evolves qui devaient bien rire …

Elle voulu tourner les talons et rentrer chez elle pour se remettre à son travail avec trois fois plus d'acharnement. Mais tout compte fait les témoignages, espérons non déformés, pouvaient être intéressants. Elle frotta son tailleur et se concentra de nouveau sur l'estrade attendant la suite. Pourvu qu'il n'ait pas la mauvaise pensée de faire intervenir des scientifiques. Elle n'avait certainement pas envie de se ridiculiser.
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Mer 3 Juil - 13:26

Viktor n’avait pas la moindre idée de ce qu’il foutait là, mais force lui était d’admettre qu’il était probablement tombé sur quelque chose d’intéressant. Il imaginait difficilement ce qui avait pu provoquer un rassemblement aussi important, et hétéroclite, dans un endroit comme celui-ci. Bien entendu, il n’avait jamais entendu parler de l’existence de ce blog qui avait probablement dû rameuter les trois quarts de cette populace : lui et l’internet, ça faisait quarante. Il s’estimait amplement satisfait de savoir allumer un ordinateur et consulter sa messagerie.
Non, il n’était pas venu ici complètement par hasard, pas pure coïncidence. Il ne s’était pas dit « tiens, il fait idéalement beau pour aller se promener du côté de l’usine désaffectée aujourd’hui » bien que le connaissant, il en eut été parfaitement capable. Rien de tout ceci : il avait simplement suivi des gens. Ses sempiternels vêtements noirs et son air lugubre lui donnait le profil parfait du stalker. Néanmoins, il n’avait eu aucune mauvaise arrière-pensée en agissant de la sorte : il profitait simplement d’une journée agréable en se promenant sans aucun but et c’était de manière toute machinale que ses pas s’étaient calqués sur ceux de personnes quelques mètres devant lui. Il n’y avait pas prêté attention : il prêtait rarement attention à quoi que ce soit, de toute manière.
Et donc, il était arrivé à ce rassemblement.
Le type masqué avait su allumer quelque curiosité en lui. Mais, soyons honnêtes un instant, Viktor n’avait à peu près rien compris de ses déblatérations. Des extraterrestres ? Des phénomènes anormaux ? N’importe quoi. Pourquoi pas aussi des mutants avec des pouvoirs aussi, hein… ce gars devait être un peu fêlé sur les bords. En plus, il n’avait jamais entendu parler de ces attentats – ce qui, entre nous, n’était pas bien étonnant dans la mesure où il exprimait un désintérêt profond pour toutes les sources d’informations courantes.
Cependant, la possibilité qu’il y ait parmi eux des aliens était une hypothèse amusante. Oubliant alors l’absurdité de ce fait, l’esprit de Viktor dévia là-dessus et l’admis comme étant une certitude pour mieux pouvoir concevoir toute une multitude de théories abracadabrantes sur ce sujet. C’était un exercice plutôt prenant pour son imagination tordue et, en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, il avait cessé de considérer l’intervenant comme un allumé pour se ranger de son côté. Pas parce qu’il le trouvait convainquant ou qu’il était lui-même en possession de preuves susceptibles de corroborer ce dialogue, non, mais simplement parce que ces idées faisaient naître en lui une nouvelle source de réflexion.
Or, Viktor avait tendance à considérer comme avéré tout et n’importe quoi, du moment que c’était susceptible de le faire réfléchir un minimum. Ou, pour tourner les choses d’une autre manière, disons plutôt que le simple fait de cogiter un peu avait la fâcheuse manie d’annihiler toute notion d’absurdité et d’improbabilité.  

« A votre avis, il y en a combien ? » L’homme s’était tourné vers sa voisine de gauche, une brune au style plutôt classy, pour poser cette question de son habituelle voix traînante et très marquée par cet accent serbe qu’il n’avait jamais cherché à effacer. L’interrogation suivant le cheminement de ses pensées, le sujet dont il parlait lui semblait l’évidence même. Mais il avait simplement une légère tendance à oublier que le commun des gens ne navigant pas dans sa tête, sa façon de s’exprimer n’était pas toujours assez explicite et ne facilitait donc pas la compréhension.
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Jeu 4 Juil - 19:36


Cela faisait un moment qu’elle s’était échappée, la faim tenaillée son ventre ce qui la força à se rapprocher de la ville. Elle n’avait eu le temps que de prendre un peu d’argent liquide avant son départ, et elle n’osait pas retirer plus avec sa carte bleue. Au bord de la forêt, elle comptait ses sous : deux cent dollars. Ça l’aidera à tenir un petit moment déjà. Ses cheveux longs attachés et mis sous une veste épaisse. Elle avait l’air d’une fille banale avec une capuche sur la tête et ses lunettes de soleil. Elle avait réussi à masquer comme elle pouvait sa cicatrice avant de se balader parmi cette foule. Les mains dans les poches, elle tentait d’éviter tous les bus et places principales souvent remplis de caméra.

Elle était décidée à contourner la ville pour tenter de rejoindre le centre à commencer par les vieux quartiers et surtout, les ruines. Généralement, il était facile de s’échapper, ou de se cacher dans ce coin-là. Sauf qu’à son grand étonnement, un bruit de foule et de test de micro résonnait pas loin. Intriguée, elle se rapprocha de la petite foule. Dans un coin dans l’ombre, elle observait et écoutait la scène.
« Je crois pour ma part que les extraterrestres tentent de prendre le contrôle de notre cerveau. Ils sont arrivés par la météorite et ils ont la forme de ces petites boules de lumière ! »

Des extraterrestres. Hmm. Un sourire narcissique se dessinait sur les lèvres d’Angela depuis son coin. Elle sortit un miroir et regarda son reflet dedans.
« Tu as entendu ?
- Après un monstre, te voilà extraterrestre. »
Elle rangea son miroir tout en continuant à observer la scène de loin. Si seulement ils pouvaient connaître la vérité.
« A votre avis, il y en a combien ? »
La foule était vraiment stupide à croire à de telles âneries. L’air de rien, elle se rapprocha pour se mêler à la foule. Le visage au trois quart caché. Grand sourire. Elle voulait l'ouvrir, les perturber. Mais il fallait qu'elle se cache, elle ne devait pas se faire remarquer pour le moment. Prête à écouter ces imbéciles.
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Mar 9 Juil - 14:39

Garry avait craint de tomber dans un piège, après-tout une usine désaffectée c’est louche, même pour un rendez-vous officiel. Pourtant le professeur était quand même venu, peut-être apprendrait-il des choses et surtout il avait dans l’espoir que les humains acceptent leurs camarades maintenant dotés de capacités hors normes.

Enfin ça c’est ce qu’il pensait avant d’écouter le speech de l’autre. Il faut absolument que l’être humain se sente en danger, comment ça « manipuler nos cerveaux » ??? Si même des extraterrestres débarquaient, ne pourraient-ils pas venir simplement par envie de rencontrer une autre forme de vie ? Ou n’importe quelle raison pacifiste ? Ah non, non pas avec les terriens, non, il faut absolument qu’ils arrivent pour détruire l’humanité. Les gens sont vraiment parano. Garry était déçu, la population n’était psychologiquement pas prête à accepter la différence, d’ailleurs elle ne l’a jamais été, c’est bien pour ça que les seules personnes qui se démarquent par leur différences sont traités comme des marginaux/cas sociaux.

Le professeur lève le bras en se raclant la gorge, en fait vue la taille imposante de l’homme, lever le bras c’est juste un geste automatique. Quelques visages se tournent (et se lèvent) vers lui, il passe une main dans ses cheveux, prend son sourire habituel et commence à donner son avis. « Eh bien… Je m’appelle Garry…» Le silence se fait pour l’écouter. « Sans savoir combien ils sont, je crois aussi en la présence d’extraterrestres arrivés depuis la météorite. Je pense qu’ils ont pris le contrôle sur les autorités… » Garry se concentre, rire alors que toute l’attention est vers lui serait bête. « …et qu’ils nous étudient. » Silence. Autant pousser les autres à croire en une conspiration d’aliènes et bien les enfoncer dans leur paranoïa. C’est mieux de les orienter vers l’idée d’extraterrestre plutôt que de laisser sous-entendre qu’en fait des humains développent des capacités surnaturelles. Si la population se soupçonne entre elle ça sera plus qu’être surveillé par le gouvernement, vue l’emprise qu’il a sur son…. pouvoir, être sans arrêt sur ses garde serai épuisant et il serait bien vite remarqué, arrêté avant d’être probablement disséqué. Il ne serait pas le seul même.
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Warren C. Grayson
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Sam 20 Juil - 15:06

L’idée avait tourné dans sa tête. Le message était alléchant, le blog avait déjà été consulté quelques fois et ça ne faisait aucun doute : le ou la personne derrière cet écran savait des choses. Les gens qui se rendraient à sa « réunion » aussi, sûrement, mais au contraire, les gens qui les traquaient, lui et les autres dégénérés seraient aussi sûrement de la partie. C’était un risque à prendre, mais une des données de cette tentative suicidaire était à prendre en compte plus que toutes les autres.

Il n’était pas le seul.

Warren avait décidé d’y aller à pied. Son jour de repos tombait à pic, et prendre son vélo risquait d’apporter une donnée supplémentaire pour qu’on puisse le retrouver plus tard ou le reconnaître. Mieux valait ne prendre aucun risque, c’est pour cette raison première qu’il affabula légèrement en sortant de chez lui : quelques courses à faire, des cours à récupérer au bureau de l’université, bref, quelques heures devant lui sans qu’on lui demande des comptes. De l’avantage d’être aussi autonome et responsable auprès de sa famille. Evidemment, le lieu de rendez-vous n’avait pas été choisi au hasard : légèrement à l’écart, presque peu connu mais surtout réputé malsain. Pire qu’un meeting politique extrémiste ou qu’une réunion de secte.

Il était arrivé avec les premiers, bientôt rejoint par une foule des plus hétéroclite : or chacun ici était seul, ne s’approchait pas forcément de ses voisins, et de plus, beaucoup se regardaient entre eux –dont certains persuadés qu’on ne les voyait pas. Mauvaise idée, vraiment. Mais la curiosité l’emportait. L’adolescent s’était posté non loin de l’estrade, la capuche de son sweat sans manches rabattue sur la tête. Sempiternel t-shirt pour masquer le haut du tatouage et de la cicatrice, trop reconnaissables ; on n’en voyait que le bas. Et le discours prononcé le laissa presque sans voix. Une certaine conviction. Une météorite ? Il en avait vaguement entendu parler, peu préoccupé par les nouvelles. Mais le souvenir du carambolage… un frisson. Le retour des images horribles. De l’arrestation. Alors, c’était vrai ? La suite avec la boule de lumière était par contre totalement ridicule.

Alors qu’il allait rebrousser chemin, mains dans les poches, la question qui intéressait tout le monde –les deux camps, bien sûr-, fusa. Combien les monstres avaient-ils de compatriotes ? Combien le gouvernement allait essayer d’en abattre ? La foule se tendit à cette proposition. Ils sont tous potentiellement coupables, autour de lui, et chacun va soupçonner son voisin.

« …et qu’ils nous étudient. »

Non, Gary. Non. Ils nous surveillent et nous veulent. C’est pire que ça. Personne ne croira aux extraterrestres, bon sang, c’est peut-être les USA, le pays de Roswell, mais pas un roman de science-fiction ! Alors Warren le coupa et prit la parole en haussant la voix, assez pour que tous l'entendent, sans pour autant lever la tête et se montrer. Pas question de monter sur cette estrade et devenir une cible, plutôt rester dans la masse mais se faire entendre. Haut et clair.

« Les extraterrestres, c’est que veut nous faire croire le gouvernement. Pour mieux faire passer la pilule quand ils capturent tes voisins pour les emmener on-ne-sait-où, c’est plus facile de dire que c’est monstres ou des extraterrestres ! J’étais au carambolage, il n’y avait ni boule de lumière ni alien, juste un môme qui a provoqué tout ça, et je peux vous assurer qu’il avait l’air normal. C’est un complot des humains. Le gouvernement sait tout ce qui se passe et nous ment, c’est tout !

Il fallait que la vérité se sache. Ils savent tout, qui nous sommes, ce que nous sommes.
Ils nous veulent.
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Monsieur M.
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Ven 26 Juil - 16:29

J’étais heureux. Tellement – pouvoir leur ouvrir les yeux, les faire se rendre compte de toutes ces choses que l’on voulait nous cacher… Et ils devenaient moins timide – certains montaient à mes côtés pour prendre la parole, je voyais d’autres personnes dans la foule commencer à échanger leurs opinions avec leurs voisins – et secrètement, j’espérais que quelques-uns de nos envahisseurs soient parmi nous, qu’ils voient que nous n’étions pas tous opposés à leur venue ici.
Puis quelque chose dérapa – des voitures de police déboulèrent, se garant avec précaution autour de l’attroupement que j’avais provoqué. Des bras puissants me ceinturèrent et m’éloignèrent de la scène improvisée – j’avais beau me débattre comme un beau diable, je ne pouvais rien faire contre ces bras qui me tenaient et m’empêchaient de retourner vers les autres. Une bouscule eut lieu à mon niveau et les bras se desserrèrent – je profitais alors de la surprise pour me précipiter vers la foule, me glissant parmi toutes ces têtes pour passer inaperçu – je ne pouvais pas être arrêté et réduit au silence, pas encore !
Les dernières personnes présentes sur les caisses furent chassées et renvoyées vers la foule massée par des gardes du corps. L’homme qui monta alors sur l'estrade de caisses n’était un inconnu pour personne.
Cameron Mitchell. Notre maire. Il adressa un sourire à la foule, écartant les bras. Je l’avais toujours admiré jusque là – il était tellement charismatique, tellement admirable dans ses actions pour nous ! Mais ces derniers temps, sa confiance en cet homme s’était effritée. Et je n’étais pas le seul. Les murmures s’élevèrent doucement tandis qu’il prenait enfin la parole.

« Mes chers concitoyens… Ne paniquez pas. Personne ici ne souhaite brider votre liberté d’expression, mais ne vous laissez pas influencés par les dires d’un jeune homme qui est obsédé par une théorie du complot ou des extraterrestres… Il passa une main dans ses cheveux élégamment repoussés en arrière. Personne ici ne souhaite vous faire de mal, à vous ou à vos familles. Les décisions que le gouvernement prend ne visent qu’à pouvoir prendre soin de vous de la meilleure manière possible. Il garda le silence quelques instants, les murmures se taisant tandis que les auditeurs se faisaient plus attentifs. Toutefois… Il y a des gens malades parmi nous, mes amis. Des gens qui cachent cette maladie, qui tentent de la dissimuler. Et ces gens ont besoin d’aide, ils ont besoin de notre aide pour pouvoir les guérir. Alors, messieurs dames, je vous demande de rentrer chez vous sans plus vous attarder. Une conférence de presse sera donnée d’ici quelques semaines pour faire le point sur la situation. N’oubliez pas – nous ne sommes pas vos ennemis. Le gouvernement américain n’a pour seul but que de prendre soin de son peuple. »

Il mentait. Ce n’était qu’un menteur, comme tous les pontes de ce pays.
Dégouté, je baissais les yeux, rentrant ma tête dans mes épaules. Pourquoi désiraient-ils tellement cacher la vérité ? Ils n’étaient que des menteurs… Je relevai la tête, apercevant du mouvement dans la foule. Quelques hommes s'étaient sensiblement rapprochés du dernier homme à avoir parlé, celui qui n'avait pas adhéré à sa théorie des extra-terrestres. Il y en avait quelques uns également qui s'approchaient d'une jeune femme aux cheveux noirs - et partout dans la foule, une situation semblable se déroulait...

HRP:
 
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Sam 27 Juil - 16:56

C'est le bordel total. Les flics viennent d'arriver accompagner du maire, longs bonhomme à la démarche clopinante de vieux président. Depuis la chute de la météorite, sa réputation est en chute libre. Et s'est là qu'interviens Quidam. Petit illuminé qui fou le bazar, il accuse le maire et tout ses copains de ne pas faire leur boulot. On dirait qu'il essaye de créer une révolution ou il en serait le général glorieux et aimé. Le petit Quidam doit avoir un passé plutôt maussade, pauvre bonhomme...Je change de position et libère ma jambe endolori. Depuis mon perchoir, qui n'est autre que le toit d'un l'immeuble, j'observe la pièce de théâtre qui tourne au mélo-drame. Quoique j'y connais rien. Cameron Mitchell s'avance sur la scène improvisé d'où il a viré les orateurs précédents et ouvre les bras en souriant. Le silence revient doucement et on sent une tension immense remplir la foule. Les hommes en noir sont assez flippant, on se croirait dans Men In Black et sa ne m'étonnerait pas si un VRAI extraterrestre arrive en sautillant et en chantant le générique d'un film connu. Houa. J'ai vraiment de l'imagination. Tous les regards sont braqués sur lui et si il y aurait un projecteur, il en ferait de même.

« Mes chers concitoyens… Ne paniquez pas. Personne ici ne souhaite brider votre liberté d’expression, mais ne vous laissez pas influencés par les dires d’un jeune homme qui est obsédé par une théorie du complot ou des extraterrestres… »

Il passa une main dans sa crinière plate digne d'un homme d'affaire.

« Personne ici ne souhaite vous faire de mal, à vous ou à vos familles. Les décisions que le gouvernement prend ne visent qu’à pouvoir prendre soin de vous de la meilleure manière possible. »

Petit silence pour de l'effet, je suppose. La foule est - et reste- silencieuse, attendant la suite. Puis il reprend:

« Il y a des gens malades parmi nous, mes amis. Des gens qui cachent cette maladie, qui tentent de la dissimuler. Et ces gens ont besoin d’aide, ils ont besoin de notre aide pour pouvoir les guérir. Alors, messieurs dames, je vous demande de rentrer chez vous sans plus vous attarder. Une conférence de presse sera donnée d’ici quelques semaines pour faire le point sur la situation. N’oubliez pas – nous ne sommes pas vos ennemis. Le gouvernement américain n’a pour seul but que de prendre soin de son peuple. »

Son discours est aussi médiocre que sa prestation. Je rigole en silence. Non mais quel imbécile. Il essaye de "rassurer le peuple" mais il s'enfonce. J'aperçois Quidam dans la foule. Il n'a pas l'air très content que Monsieur le Maire lui vole la vedette. Je laisse pendre mes pieds dans le vide. Et si j'intervenais? Se serait vachement drôle! Et puis, la tête qu'ils tireraient tous... Après avoir préparé mon discours, je me lève et prononce d'une voix forte, de sorte qu'ils puissent tous entendre.

« Monsieur le Maire !! Aujourd'hui vous avez déçus beaucoup de monde et votre réputation ne fais qu'empirer!! Vous mentez !! Vous ne savez absolument pas se qu'est cette maladie et vous avez peur. Peut-être qu'ils nous observent déjà ?! Vous êtes à la rache Mitchell, complet. »

Je me retire dans l'ombre et observe les réactions. Sa risque d'être drôle.
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Sam 10 Aoû - 12:20

Mais qu'est-ce que je fous là ?
C'est une mauvaise idée. Je l'ai su du moment que je suis tombé sur cette annonce, sur ce blog énigmatique, que se rendre à cette réunion serait une mauvaise idée. Moi, un militaire, qu'est-ce que j'ai à faire avec les déclarations d'un illuminé à la populace ?
Et pourtant, je n'ai pas été mis au courant par hasard. Je n'ai pas trouvé cette adresse en cherchant une bonne cave à whisky. N'importe lequel des badauds assemblés ici s'en douterait. Bien que je sois en civil, il s'en suffirait d'un qui me reconnaîtrait pour venir me poser des questions gênantes pour mon intégrité.

Depuis l'enquête sur un de mes soldats, j'ai besoin de savoir. Besoin d'en savoir plus sur ces pouvoirs étranges qui sont nés parmi la population, et pour lesquels l'armée a éprouvé le besoin de fonder une milice spéciale aux agissements qui me semblent douteux. A en voir la foule, je comprends que les interrogations qui m'empêchent de dormir tourmentent l'ensemble des classes sociales de Madison. Le phénomène a donc une telle ampleur ? Je suis à la fois un peu rassuré et déconcerté, alors que le débat commence par l'exposition de théories fumeuses par celui qui nous a rassemblés ici, aussitôt suivies d'interventions plus rationnelles mais tout aussi peu rassurantes sur le rôle joué dans l'affaire par les autorités.

Lorsque j'ai compris que je faisais partie de ceux à qui un don indésirable avait été octroyé, je connaissais déjà l'existence des Evolves par ma profession. Heureusement, sans quoi je serais probablement devenu fou. L'affaire semble toujours incroyable, cependant tous eux qui sont là semblent se poser les mêmes questions. Ça touche trop de monde pour étouffer l'affaire, malgré les efforts que les Erasers déploient pour faire en sorte que la normalité demeure.

Un peu à l'écart, pour éviter le flot incessant d'émotions divergentes qui risquerait de me submerger, je ne cherche pas à me dissimuler. Cela serait encore pire que simplement rester là, le regard neutre, à suivre la scène avec intérêt. Un instant, je prends l'envie d'aller me balader dans cette foule. Qui sait, peut-être que mon satané pouvoir me permettrait d'en repérer un ? Un autre Evolve, peut-être plusieurs autres, l'espace d'un instant, se sentir moins seul, moins vulnérable, ne pas être obligé de contrôler chacune de ses réactions... Je me secoue et chasse cette envie destructrice. Je suis le Major Preston C. Kellerman, un bon élément militaire, intelligent, mesuré, froid, le genre de type qu'on craint et respecte, un stéréotype, le vieux militaire dépassé avec sa bouteille de whisky et ses cicatrices pour seul viatique... et pas un jeune hooligan psionique qui va chercher à faire de la résistance face à l'autorité.
Mais cet espoir ténu, je l'ai depuis que j'ai lu cette annonce. Si seulement il existait une résistance des Evolves... Un groupe à rejoindre pour laver les erreurs de l'administration, qui a troqué honneur et respect contre des méthodes qui condamnent sans juger et exécutent sans témoins...

Un remue-ménage soudain me sort de mes réflexions. Le maire est là, qui chasse l'intrus ayant présidé la séance pour débiter un discours empreint de la politique la plus poisseuse qui soit. J'ai envie de me passer la main sur la figure. Ce maire est véritablement stupide. Cette action qu'il a voulu lénifiante ne va que conforter la population dans l'idée que l'administration cache des choses... Si certains doutaient à présent, le fait que lui-même se soit déplacé pour infirmer les accusations portées aura fini de les convaincre. Je me demande si les Erasers ont eu vent de ses intentions. Si tel est le cas, ils sont stupides. A moins que...

J'observe la foule, je passe en revue ceux qui ont parlé. C'est l'endroit idéal pour faire du repérage. Qui serait intéressé par une telle réunion, à part les Evolves eux-même et ceux qui les pourchassent ? Les Erasers n'ont-ils pas intérêt à ce que le débat fasse tache d'huile, permettant aux Evolves de s'affirmer, et ainsi de prendre le risque d'être découverts ? Si un leader se détachait du lot à présent, il serait aussitôt décapité avant même d'avoir pu rallier des troupes. Pas de message plus clair pour décourager toute résistance. Même si l'action du maire et surtout ses paroles sont ineptes, l'action n'est pas vaine pour les chasseurs. Aussi, je reste à mon poste et suit les évènements avec attention, tentant de classer les visages dans les deux catégories que je connais, en espérant secrètement, au vu de mes actions récentes, que je serais classé par chaque camp dans sa propre catégorie.
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Dim 11 Aoû - 21:25

Elle regardait ses escarpins et se tourna vers son voisin. Elle plissa les yeux en se focalisant sur ses lèvres qui bougeait. Elle ne répondit pas à l'homme à l'accent douteux. Elle ne parlait pas à ses proches et encore moins au inconnus curieux. Elle tourna la tête à l'opposé de la foule en entendant les sirènes retentir. Débarquement de policiers et voici la véritable entrée du maître des lieux. La foule bouge, les gens cognent et se bouscule. Ellana faillit perdre l'équilibre du haut de ses talons. Le groupe s'arrêta et écouta le nouveau discours tout aussi puéril que le précédent. Ce mécréant tentait la démagogie. Comment pouvait on nommer cela une « simple maladie ». Il prenait les gens pour des billes ! Voilà qu'on tentait de faire croire que l'on enfermait les gens différents pour leur bien. Ellana savait très bien ce qui leur arrivait. Elle s'en occupait …

Elle voulu faire demi tour pour sortir de ce troupeau et rentrer, au calme, loin de toute cette comédie. Une voix retint son attention, une personne déclamant la phrase de trop. Celle qui fit réellement monter le mécontentement de la foule. Elle décida de jouer des coudes pour avancer dans la foule compacte qui allait dans le sens opposé. Alors qu'elle relevait la tête elle s'aperçut que quelque chose clochait. Des types. Des sales types même qui approchaient. Tous habiller comme des gorilles. Cela sentait mauvais, vraiment très mauvais. A la tête qu'ils avaient ils n'étaient certainement venu pour tailler une bavette.

Elle s'arrêta un moment regardant en tous sens. Que faire ? Elle fit demi tour. Tant pis, autant rester parmi les moutons. Leur action en sera réduite. Elle retourna non loin de là près de l'homme à l'accent étrange. Il suffisait de faire une chose très simple et elle qui détestait attirer l'attention, elle allait être servie. Elle se laissa soudainement tomber, de tout son poids, sur son voisin étranger feignant de s’évanouir. Pour rire un peu intérieurement elle tenta de se faire la plus lourde possible. Il en posait toujours des questions ? Il allait avoir de l'action ! Elle comptait sur la réaction de peur ou de panique de la foule, peut être même leur bonté. Ainsi les personnes s’amasseraient autour d'elle et gênerait l'ignoble travail des gros bras du maire.
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Warren C. Grayson
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Mar 13 Aoû - 0:58

L’action avait été si rapide qu’elle avait réellement prit la totalité de la foule au dépourvu –seuls ceux qui se sentaient menacés l’avaient senti venir.

Ce fut le cas de Warren, comme d’autres « malades » selon les dires de cet homme dans la foule avec lui. Alors ils étaient des parias ? Des menaces ? On leur étiquetterait bientôt sur le front « pestiférés », un excellent moyen d’en faire des cibles mouvantes mais facile pour le quidam commun qui aurait beau jeu de les dénoncer, ou juste des proies sans défenses car simples citoyens pour ces équipes surentraînées qui avaient lentement envahi la ville depuis quelques temps. Soudain, leur rôle commença à s’éclaircir, et une idée de vaste plan mis en place au dépourvu des gens comme lui commença à l’assaillir par le biais d’un horrible doute. Ses craintes évoquées quelques temps plus tôt seraient-elles vraiment fondées ? Il avait lancé cette polémique de source presque sûre, et l’intervention du maire et de ces gens habillés de sombre venus grossir les rangs ne faisaient qu’entériner sa proclamation. Ils étaient en dangers, lui, eux, quels qu’ils soient, et un coup d’œil circulaire rapide confirma ses craintes ; derrière lui, comme proche d’autres qui avait parlé ou agi avec suspicion –celui de l’estrade ne ferait pas long feu-, s’étaient approchés ce qui semblaient être les forces de l’ordre, ou plutôt cette milice de renfort dont l’uniforme semblable ne présageait rien de bon.

Le gouvernement était derrière tout ça, c’était une certitude, et les contestataires du jour, à commencer par lui comme ce gorille lui avait saisi le bras sans violence mais avec force, avaient gagné une petite balade gratuite. Hors de question. Se faire prendre bêtement lors d’un semblant de manifestations après avoir repris un cours de vie à l’abri de tout soupçon et parfaitement normal, jusqu’à changer son apparence physique et ses habitudes… c’était trop bête. Même un simple contrôle d’identité, quand bien même il n’avait pas de papiers sur lui, rameuterait son agente préférée et c’en serait fini de lui. Mais se rebeller maintenant peignait une cible sur sa tête, ce qu’il lui fallait, c’était.. Une diversion.

Elle lui fut offerte par une des femmes de la foule qui s’effondra sans crier gare. Volontairement ? Chaleur ? Panique ? Aucune importance, l’agent le lâcha un instant du regard et il disparut dans la foule en s’y fondant rapidement. La solution pour disperser tout le monde était à portée de main, dangereuse mais terriblement efficace. Il s’approcha du côté de l’estrade vide de gardes, ceux-ci étant focalisés autour du maire ou auprès de l’attroupement spontané, et en sortant rapidement l’une des nombreuses pochettes d’allumettes, il en lança une allumée sur le coin de l’estrade. Piètre menace de laquelle il se recula, qui prit une proportion immense quand il se concentra dessus sans trop savoir ce qu’il faisait. Sans même vraiment savoir ce qu’il essayait de faire. La caisse s’embrasa à moitié et la situation lui échappa, de toute manière, le mal était fait. La douleur montant dans la tête aussi. Un seul cri derrière pour créer une panique suffisante malgré le foyer réduit.

« AU FEU ! ALLEZ-VOUS-EN, VITE ! »

Il n'y avait plus qu'à simuler la panique comme le reste du groupe et à prendre ses jambes à son cou, le crâne vrillé par une migraine atroce, en espérant ne pas être rattrapé par les agents, plaqué au sol et tutti quanti. Il y avait peu de chance vu la situation lancée, c'est bien ce qu'il croyait.


Spoiler:
 
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Mer 14 Aoû - 22:17

Il avait beau avoir traîné ses pieds ici sans savoir de quoi la situation retournait, au moins une chose était certaine : il n’y avait pas de quoi s’ennuyer. Certaines personnes prenaient la parole à tour de rôle et sa curiosité, piquée par ces évènements, le poussait à écouter d’une manière un peu plus attentive qu’à son habitude. Le résultat n’était guère brillant mais lui permettait au moins de retenir un mot sur six, et c’était toujours mieux qu’un sur vingt.
Et puis tout s’enchaîna assez rapidement, le caméo du maire sur la scène, les types à l’allure louche qui se disséminaient un peu partout parmi la masse des gens… et puis la brunette qui lui tomba dans les bras, au sens littéral du terme.
Viktor, qui était en temps normal à peu près aussi réactif qu’une limace paraplégique un lendemain de cuite, ne dut qu’à une chance conséquente l’exploit de la retenir – et surtout de ne pas chuter de concert avec elle sous l’effet de la surprise, en fait. C’est qu’elle était lourde en plus, mine de rien !
« Ehm…  ça ne va pas ? » Wow, mais quel esprit de déduction remarquable. Bien sûr qu’elle n’allait pas bien, elle n’aurait pas tenté un plongeon vers le sol le cas contraire, pas vrai ? Et Viktor tentait tant bien que mal de la soutenir, assez pataud dans sa manœuvre et carrément embarrassé. C’est qu’il n’avait pas l’habitude d’avoir à s’occuper d’une personne vivante, le bonhomme. Sans la moindre idée de ce qu’il fallait qu’il fasse dans ce genre de conditions, le serbe claqua des doigts juste devant le visage de l’endormie dans l’espoir de susciter une réaction. Heureusement que le malaise de la dame n’était pas passé inaperçu ; un bon samaritain allait très probablement bientôt venir l’aider, pas vrai ?
… Enfin, c’était sans compter cet appel au feu : en quelques secondes, la panique avait gonflé la foule, comme toute bonne alarme à l’incendie se doit de le faire afin que le bordel alors suscité atteigne son paroxysme.
Viktor ne voyait même pas les flammes.
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Ven 16 Aoû - 19:26


Si j'avais précédemment vu le blog de Quidam ? Bien sûr. Une connaissance m'en avait parlé avec de grands « t'imagines ? » « et si... ? » remplis d'affabulations que je n'ai pris la peine de retenir, et m'en a donné le lien. Si les idées attirent l'attention, le contenu lui-même est sans importance.
Cependant fut organisée peu après une opération de petite envergure. Comme quoi ils nous offraient l'occasion de se réunir. J'ai donc soigneusement imprimé dans ma mémoire les visages de la base de données internes, retenant tout particulièrement les caractéristiques notés sous les photos.
Nous nous sommes organisés avec la police et le maire qui souhaitait faire un discours à tout ce petit monde, notamment aux quelques présumés innocents qui seraient entourés des personnes recherchées. Quelque chose me dit que dans le tas, peu le seront vraiment. Des directives, une tactique telle qu'encercler les oiseaux pour les masser dans la cage dont nous serions les barreaux, garder à l'œil les plus suspects afin de prévenir toute fuite impromptue...
Je n'ai glissé qu'une remarque.

Tout se déroule comme prévu. S'il n'y avait pas  ces présumés innocents dans le tas, pour sûr que l'opération aurait été plus musclée. Ils sont bousculés, massés, cernés, et le maire grimpe sur le perchoir. De part ma taille assez modeste, je ne fais pas partie de ceux qui cerclent les petits animaux tendus. Je ne porte pas non plus quelque attention au discours du chef de la ville. Je fais ce dans quoi j'excelle : j'observe. J'étudie les visages, en reconnais quelques uns, me demande ce que fait ce policier ici. J'examine les réactions, discernant les sourires ironiques des regards hagards. Quand s'élève une voix du haut d'un toit , ce qui a l'avantage d'occuper encore leur attention, je scrute chaque mouvement. Soudain, une femme est prise d'un malaise et chaque personne de ma division guette celui ou ceux qui profiteraient de cette diversion pour faire une bêtise. Les voix s'élèvent dans une rumeur suffisante pour masquer certains sons, si bien que l'odeur de brûlé est la première alarme que je perçois.
Au feu... ?

Accélération. La rumeur devient une panique naissance plus difficile à contenir. Je ne suis pas en mesure de réfléchir sur la décision ou non d'appeler les pompiers. Tandis que je me déplace vers les crépitements que je parviens tout juste à discerner au milieu du brouhaha, mon nom retentit dans mon oreillette. Quelqu'un est sur le point de se séparer de la foule sur ma droite. Je bifurque, aperçois du coin de l'œil les flammes qui s'élèvent de ce qui semble être un amoncellement de quelques caisses de bois, et cherche la silhouette encapuchonnée en manches courtes.
Le propriétaire de son pull sans manche ne semble pas comprendre ce qui lui arrive quand il est précipité à terre dans son propre élan, capuche vivement tirée en arrière et une solide clef de bras pour l'immobiliser. Les voix continuent de fleurir dans mon oreillette tandis que je me contente de monter le bras immobilisé jusqu'à voir la grimace caractéristique de la douleur.
— Seriez-vous parmi les malades, monsieur le pyromane ?
Je le relève en lui tordant les bras sans la moindre douceur, constatant qu'il est moins vif qu'il ne le devrait. Le coup près de la tempe est un cadeau gratuit qu'il peut interpréter comme un signe de reconnaissance. Puis je le repousse vivement vers la masse en attendant la suite des événements et des ordres. Le tout s'est déroulé en un temps record, histoire de faire en sorte qu'il n'ait pas le temps de comprendre et réagir en conséquence.
Ceci n'est pas un spoiler:
 
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Monsieur M.
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Mar 3 Sep - 11:42


A bien regarder les événements, dans l'ensemble, aussi étrange que ça puisse paraitre, il était content. Son but était d'attirer l'attention des gens pour que tout le monde se mette à parler, que la situation enfle. L'arrivée du politicard était pour le coup une chose qu'il n'aurait pas pu obtenir seul. C'était une poule aux œufs d'or que ce Mitchell qui disait que tout était sous contrôle. Ils allaient répandre des rumeurs. De plus, cela confirmait ce qu'il pensait. Je  décidais de finir par un petit laïus avant de profiter des fumées de l'incendie pour m'enfuir. Je n'avais pas tellement envie de me faire interpeller par la fine fleur des militaires du coin.

" Voyez, ce meeting n'était pas vain. Regardez les réactions qu'elles suscitent. Le maire qui nous fait un discours aussi creux que ses promesses électorales et ses militaires qui encerclent le bâtiment. Quelque chose se trame, et ça n'est pas joli, joli. Pensez-y, parlez-en à vos proches, cette situation où personne ne sait ne peux plus durer. Nous sommes les moutons qu'on mène vers le gouffre mais tous ensemble, nous pouvons nous montrer plus forts et au-dessus de ça." Une vive quinte de toux, le prit et il décida de partir avant de gâcher son propre discours.  Il se glissa hors de l'estrade et courut le plus vite possible vers la sortie histoire d'être tranquille.
L'event n°2 est donc clos


Après ce meeting animé, beaucoup de personnes ont été arrêtés pour trouble à l'ordre public mais seulement deux ont été gardées plus longtemps pour subir un interrogatoire auprès des erasers. Il s'agit de Warren parce qu'il a un peu mis le feu quand même, de Viktor parce qu'il était là et qu'il est bizarre @w@ (oui c'est du délit de sale gueule, osef)
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[EVENT N°2] Suspicion

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