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.Enoch Livingston. [2.0]

lost in the grey urban woods
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Enoch Livingston
lost in the grey urban woods
21.04.14 23:44
Enoch Livingston
NomLivingston
Prénom(s)Enoch
Âge23 automnes
Date de naissance2 novembre 1990

Nationalité / OrigineAméricain, islandais par sa mère
Statut CivilEn couple avec Lou Sullivan
EmploiAncien journaliste // sans-emploi actuellement
GroupeCitizens
ft Gin from Hotarubi no mori e
MENTAL
Enoch est quelqu'un de complexe, tant dans ses goûts que dans sa façon de voir le monde. Il a jeté le manichéisme aux oubliettes, jugeant qu'il existe autant de personnes que de points de vue sur ces personnes. De part son enfance confinée, il a acquis une patience sans faille, un sérieux exemplaire dans les tâches à accomplir et une maîtrise de soi qui énerverait plus d'un sanguin. Méthodique et appliqué, il ne laisse rien au hasard -hormis ses fringues- et oubliera souvent de se nourrir ou de se reposer s'il s'est pris dans un quelconque sujet. Il retient pratiquement tout ; une sorte d'hypermnésie qui, sans devenir pathologique puisque son efficacité dépend de l'intérêt du garçon, se révèle bien utile dans certains cas. Pour l'aider dans ses souvenirs, il note toutes sortes de choses dans des carnets ; des dates, des couleurs, des titres, des discussions attrapées à la volée et même les numéros de page des carnets dans lesquels retrouver tel ou tel indice. Certes, ça frôle la maniaquerie. Si ce résumé correspond à la théorie -ou au peu que ses collègues peuvent dire sur lui- la pratique diffère sensiblement. Enoch aime se prendre au jeu de la nouveauté. Tout ce qui est innovant, tout ce qui pourrait lui apprendre quelque chose de neuf, l'inattendu comme l'insolite, font naître en lui des sentiments impulsifs, souvent déraisonnables. Si c'est inédit, il en est. Au diable la logique, le protocole ; parce qu'il ne connaît pas, il fera tout pour découvrir. Dans ces moments, sa langue se délie et il en deviendrait presque bavard. Gourmand en questions, surtout. S'instruire, cultiver sa cervelle, est l'unique but de sa vie, à défaut d'avoir un potentiel physique suffisant pour s'extraire de sa condition intellectuelle.

Enoch. L'ordre et l'indiscipline.

Il n'en demeure pas moins un bon garçon qui lit l'horoscope sans y croire. D'aucun diront qu'il ferait un grand-frère formidable, sans se douter qu'il garde une vision très négative des liens familiaux. Calme et pacifique, il a pris l'habitude de se masser les tempes avant de commencer un travail ou de rabattre avec nonchalance une mèche de cheveux derrière son oreille lorsque son locuteur lui plaît. C'est sa façon de s'exprimer, sa timidité le contraignant souvent. Mais intéressez-le, lancez-le sur un sujet attractif, et peut-être se montrera-t-il plus engageant ? Les relations sociales n'étant pas sa quête de prédilection, ses propos sont emplis à la fois de maladresse et de franchise mal placée. Et son cynisme vis-à-vis de la condition humaine n'arrange pas les débats. Toutefois, last but not least, pour celui qui l'aurait séduit pour une raison ou une autre, Enoch s'avèrera aussi loyal qu'un chien.
PHYSIQUE
Taille × 1m75
Poids et corpulence × Maigre (≈60-62 kg)

Couleur de peau × Diaphane
Couleur des yeux × Bleu sombre
Couleur des cheveux × D'un blond très pâle

Signes particuliers × Une peau parsemée de cicatrices étoilées, vestiges d'une violente varicelle. Un morceau d'épaule droite en moins, remplacée par une prothèse mécanique en résine.

 
HISTOIRE
Sa mère priait un peu trop, son père fumait un peu trop.
Ce fut l'unique explication à la bizarrerie de cet enfant, né prématurément et dont la chevelure elle-même paraissait déjà vieille et malade. Sitôt en vie qu'il manqua de mourir à plusieurs reprises par divers maux qui ne cessèrent dès lors de l'accabler. Son père était un aventurier, un baroudeur à l'allure gentleman qui ramena d'Islande jusqu'à Brunswick sa mère, une pauvrette fervente catholique. Malgré les différences de parcours, de langue, de culture, ils durent s'aimer au moins une fois puisque Enoch naquit un jour, à l'approche de l'hiver. Mais le père, qu'une vie de famille dérangeait dans ses projets de tour du monde, lâcha bientôt l'affaire et repartit alors que son fils n'avait pas encore atteint l'âge de raison. L'infime instinct maternel ne put freiner l'immense solitude ressentie par Enoch. Sa faiblesse physique lui interdit de suivre une scolarité stable, ce qui se solda par un cursus en pointillé, émacié de périodes de convalescence plus ou moins longues.
Ce fut dans sa chambre, unique lieu qu'il connaissait par cœur à force d'y avoir séjourné, que le garçonnet grandit. Avec la veilleuse de la lampe jusque tard le soir, ou allongé en pyjama sur le tapis en moumoute blanche, il s'efforçait de lire, d'apprendre, de retenir. Tout ce qu'il ne pouvait pas voir de ses yeux, il l'observait dans des carnets de voyage de son père, un atlas du monde ou des ouvrages d'art. Il retraçait les fleuves du bout du doigt, redessinait les œuvres de Klimt dont il admirait l'irrévérence, une fois l'adolescence et ses désirs épanouis. Claustré entre quatre murs à longueur d'années, il comprit que sa mémoire et son imagination seraient les seuls issues à son enfermement. Cette soif de culture lui permit par ailleurs d'accepter jusqu'à un certain point sa misérable condition. S'il couvait une gastro, une angine ou qu'une allergie féroce le maintenait sous les draps, il relativisait en reprenant son Atlas ou un dictionnaire. Il s'abreuva des sons de la maison, des grincements des portes, des soupirs de sa mère, des programmes télévision comme seul lien avec le monde. Il se bâtit un univers intérieur avec les bribes de conversation qu'il attrapait. Depuis la vitre, il s'inventait une autre planète, où les intellectuels régnaient en maître, où les femmes avaient des lèvres de velours et où les familles discutaient poésie et astronomie autour d'une tarte aux pommes. Le soir, le gamin regardait les chauves-souris voleter à quelques mètres de lui et il se prit d'affection pour ces animaux étranges, à mi-chemin entre l'oiseau, le rongeur et le vampire. En un sens, elles lui ressemblaient : maladroites dans leurs déplacements, fragiles, errant dans la nuit à la recherche d'un abri, de quelque chose qu'elles ne voient pas.
Plus le temps passait, et plus sa volonté de s'enfuir augmentait. Parce que sa mère mourrait bientôt à force de prières – ce ne serait pas une grande perte – Enoch commença à envisager l'avenir de l'autre côté de la fenêtre. Il ne savait rien de concret à propos du dehors, et plus il y songeait, plus ses jambes faiblardes le démangeaient de courir jusqu'au seuil de la maison pour s'engouffrer dans le monde. Il voulait savoir comment fonctionnait la bourse, quelles boissons trouvait-on dans les bars, comment c'était d'être un homme, un vrai, viril et dans toute sa puissance. Il voulait connaître la pression d'un corps contre le sien, le plaisir du vagabondage urbain et prendre les transports en commun. À dix-neuf ans, il se sépara donc de son cocon de guérison, emporta dans un sac à dos quelques carnets, des crayons, le nécessaire de survie pour les longs voyages et un livre sur les oiseaux qu'il avait commencé à lire la veille de son anniversaire. Il profita de ce que sa mère était à la messe pour quitter la maison – une chance qu'il ne soit pas malade ce jour-là – et se lança sur la route à la manière des beatniks chers à son cœur.

Après plusieurs jours de marche, d'auto-stop, de rencontres plus ou moins inoubliables, des centaines de panneaux directionnels et une demi-douzaine de cadavres de lapins sur la chaussée, il entra dans la ville de Madison avec un début de toux sèche. L'immensité de la ville, si grandiose comparée à sa bourgade natale, lui fit l'effet d'une révélation. Il s'établirait là. Ici, il apprendrait la vie, il trouverait de quoi nourrir son esprit. Dans sa main, une coquette somme offerte par une grand-mère chez qui il avait demandé l'hospitalité au cours de son périple et qui, pour l'aider encore davantage, n'avait pas hésité à casser le cochonnet. Toutefois, Enoch savait que cela ne suffirait pas pour survivre plus d'une semaine, a fortiori s'il ne trouvait pas de logement pour planquer son peu d'affaires. Par conséquent, il se mit à chercher un emploi et l'obtint sans trop de problème, au culot. Ayant jeté son dévolu sur une revue culturelle locale méconnue du grand public, il se présenta mains dans les poches devant le responsable et, lui débitant l'ensemble de ses connaissances avec force élans dramatiques, il parvint à se faire engager. Certes, son boulot consistait davantage à servir le café aux employés ou à bastonner la machine qui fonctionnait mal, mais il s'en contentait et le salaire lui permit de louer un minuscule studio dont les deux uniques avantages étaient ses murs blancs et la large fenêtre avec vue sur la forêt en périphérie. Un canapé faisait office de lit, de sofa et de table, offrant ainsi assez d'espace pour étaler ses documents un peu partout. De toute manière, il passait son temps dehors, là où le monde grouillait de vie, fourmillait d'intensité.
Enoch déchanta rapidement. Les hommes s'apparentaient davantage à des moutons qu'à des conquérants. Ils suivaient tous le même rythme quotidien qui finit par s'emparer à son tour de lui au bout de plusieurs mois. Lever, travail, retour, coucher. Dans son appartement, les livres se mirent à se couvrir peu à peu de poussière et le jeune homme s'enferma dans une nostalgie amère. Il ne voulait plus connaître le monde si celui-ci était réduit à un éternel recommencement des dernières vingt-quatre heures. Ça ne l'intéressait pas. Néanmoins, de temps à autre une nouveauté venait le tirer de sa léthargie spirituelle et, pendant quelques semaines, il retrouvait un semblant d'agitation. Il alternait entre phases d'endormissement et phases vivaces. Au travail, posté aux côtés de la machine à café, il était invisible et écoutait les êtres apathiques discuter de leur week-end ou d'une partie de golf. Ainsi se déroula son existence durant environ deux ans.

Puis, il arriva une météorite. Ou plutôt, il arriva des phénomènes étranges que l'on disait liés à cette météorite. Les événements étaient récents, les histoires à ce sujet demeuraient rares et pleines d'incertitude. Mais alors qu'il avait une nouvelle fois laissé traîner ses oreilles près de la machine à café, Enoch capta ces interrogations en apparence banales. Un épisode astrologique, personne ne sachant de quoi il s'agit en vérité, des rumeurs sibyllines... Quoi de plus excitant, de plus galvanisant ? Le jeune homme décida de se prendre au jeu du détective. Cette entreprise n'avait aucun but altruiste, aucune volonté scientifique ; seul l'appel du savoir le motivait. Quitte à prendre des risques, pareil au goéland qui porte son nom.

– 200 ans plus tard –

En cours...


Pseudo × Chry', sinon Enoch ; et beaucoup d'autres...
Âge × 24

Comment as-tu connu le forum × Je fais partie des meubles depuis six ans...
Un p'tit commentaire × Longue vie à ce forum et à ses membres ♥  
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evolve
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Shane Treazler
evolve
22.04.14 20:30
Shane Treazler
Et Enoch est... Revalidé !! En même temps, que serait Chro' sans son adorable fantôme ~
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