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.Ruben E. Ashter. /Terminée/

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Ruben E. Ashter
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22.04.14 0:17
Ruben E. Ashter
ft. Eve/Nezumi from : N°6


profil

Nom : Ashter [Anciennement Brown]
Prénom(s) : Ruben [Edel de son vrai prénom]
Âge ; date de naissance : 25 ans ; 01 novembre 2187
Sexe : Féminin
Nationalité ; origines : Américaine ; née à Madison, Maine
Statut civil : Célibataire sans enfants
Métier : Herboriste
Groupe : Evolve


point de vue vis-à-vis des evolves : Chacun son camp.
point de vue vis-à-vis des erasers : Ils nous surveillent à raison.
point de vue vis-à-vis des scientifiques : Leurs connaissances sont une chance.


taille : 1m67
poids et corpulence : 53 kg ; skinny
couleur de peau : Blanche
couleur des yeux : Bleu acier
couleur des cheveux : Bruns aux reflets colorés, à cause d'un goût pour les teintures.
style vestimentaire : Androgyne
signes particuliers : → Voir effets secondaires du pouvoir.


DE PROFUNDIS

Le ciel. Les fleurs. Le silence éternel de ces espaces infinis.
Il n'y avait jamais eu que cela depuis le début, et bien après encore. La vie. Tellement vaste, tellement belle, à en devenir hallucinante. Et elle.
Elle, faible bourgeon courbé dans le vent, minuscule corolle au bord de l'asphyxie, égarée dans le monde.
Rien que cela, vraiment pas grand-chose. Juste une fleur.


Sur son enfance, elle revient peu. Tout y était normal. Désespérément normal. De ses parents, tous deux employés dans une boîte de télécommunication, elle n'a aucun souvenir désagréable si ce n'est quelques brefs accrocs au sujet de sa scolarité, qui ne fut pas des plus brillantes. De sa maison, dans la périphérie éloignée de Madison, elle se rappelle les odeurs boisées d'un grenier où elle avait sa chambre, plus proche des étoiles, et des longues soirées où, sur l'écran holographique porté sur le mur, les présentateurs ramenaient toujours leur grain de sel sur les avancées scientifiques en matière de biologie evolvienne. Ils étaient loin, eux, de toutes ces préoccupations. À des années-lumière, presque. Hormis de rares antécédents familiaux, l'entourage n'avait jamais été propice à contracter des pouvoirs, comme si leurs gênes résistaient mieux à l'infection généralisée ; une exception qui ne parvint cependant pas à les placer à l'abri des deux principaux camps qui se partageaient la doxa. Pour les uns, ils étaient des privilégiés attentistes leurrés par un gouvernement trop diplomate. Pour les autres, ils allaient à l'encontre des volontés nationales et n'attendaient que l'instant propice pour les trahir. Au fil des gouvernements, la fratrie Brown changeait de couleur.
Même si au fond, elle demeurait toujours aussi transparente.  

« Edel, ma p'tite fille. Elle n'a jamais posé de problème à qui que ce soit. On ne l'entendait pas ; elle se déplaçait toujours en silence, comme une ombre. Elle avait peu d'amis mais c'était une enfant droite dans ses bottes, qui s'en tenait à ses engagements et faisait toujours de son mieux. En dehors de sa passion pour les plantes, elle paraissait n'avoir que peu d'intérêt pour le reste du monde. Oh, si vous l'aviez vue, lorsqu'elle se plongeait dans les ouvrages de botanique que nous lui offrions à Thanksgiving ! Ou quand elle est revenue, à quinze ans à peine, en nous annonçant qu'elle voulait devenir herboriste et qu'elle avait trouvé un tuteur pour la former. Nous n'y avons pas cru. Mais ça nous a fait tellement plaisir de la voir rayonnante de cette façon. Un vrai tournesol. »
Catherine Brown, sa mère.


Elle ne se distinguait des autres que par son étrange don olfactif. Rien de génétique là-dedans, et encore moins de quoi la faire passer pour une Evolve. Elle respirait juste différemment. D'aucuns pensaient que cette faculté s'était manifestée lorsque son œil gauche perdit la quasi-totalité de son acuité, vers ses dix-huit ans. Un échange équivalent, en quelque sorte. En vérité, Edel la possédait depuis sa naissance. Elle sentait l'univers avec plus de précision, plus de subtilité que les autres humains, sans que l'on puisse l'expliquer, mais à tel point que durant ses études, ses camarades la surnommaient parfois la « taupe » ou le « chien » sans méchanceté aucune, parce qu'elle était la seule à savoir ce qu'il y aurait le midi à la cantine rien qu'en levant le museau ou parce qu'elle devinait qui avait couché avec qui grâce aux relents de parfum qui se répandaient partout dans les couloirs. Difficile de lui cacher quelque chose sans qu'elle ne l'apprenne à la première inspiration.
Toutefois, elle n'avait que faire de cette faculté dès lors qu'elle ne lui servait pas à reconnaître les espèces botaniques. Sa véritable vocation d'herboriste datait de ses quinze ans ; époque où elle rencontra Yves Shelley, un éminent botaniste recyclé dans les remèdes d'arrières grands-mères à base de tilleul. Il était un Evolve connu depuis deux décennies déjà, et n'usait de son pouvoir que pour faire pousser ses herbes dans l'arrière-cour de sa boutique, par manque de place. Il aimait à répéter que s'il avait survécu à l'infection au virus T8G6 dans les années cinquante, alors qu'il n'était encore qu'un jeune adulte, c'était grâce à ses décoctions d'asphodèles et d'anémones. Les autres jours, c'était un bel hurluberlu. Pucé sur la clavicule gauche et féru de plantations en tout genre, il fournissait en médecine naturelle la milice, les vieux du quartier et les Evolves, sans aucune distinction. Il aidait tout le monde et ne rendait de comptes à personne.

« Mon échoppe reviendra à Edel. Elle a l'âge de s'en occuper maintenant, je lui ai appris tout ce que je savais et je suis certain qu'elle s'en tirera à merveille. Je n'ai jamais connu quelqu'un qui ait cette tendresse avec les fleurs et ce sérieux dans le jardinage. Elle n'a que vingt ans et son expérience est déjà grande ; il ne lui reste plus qu'à éclore par elle-même, sans l'ombre du vieux chêne que je suis. »
Testament de Yves Shelley, le 26 mars 2207


Elle le rencontra cette année-là. Il était venu à la boutique acheter des herbes contre la douleur, l'équivalent naturel à infuser d'une bonne dose de morphine. Elle ne lui avait pas demandé ce qu'il songeait en faire, devinant à son air féroce et soucieux que ce n'était pas pour un simple trip entre potes. Lui, c'était Jarvis Graves, dit Jay, juste avant de se faire arracher la puce que les scientifiques lui avaient implanté dans le bras. Elle lui avait tout de suite plu. Et c'était réciproque.
Pourtant, elle s'était juré de ne jamais se mêler des affaires qui embrasaient la ville depuis presque deux siècles. Mais avec Jarvis, c'était difficile de ne pas prendre parti. Il avait toujours tant à dire sur les conditions de traitement des Evolves, sur la brutalité à la limite de l'esclavagisme des scientifiques, sur cette paranoïa distillée dans les esprits les plus malléables par un gouvernement alarmiste ou, au contraire, trop à l'ouest. Et malgré son pacifisme de coquelicot, Edel se tourna vers lui et son clan de hors-la-loi, prêtant la cave de sa boutique pour leurs réunions, parfois l'étage pour dissimuler les blessés, et fournissant à qui voulait informations et teintures de benjoin en circulation. Il appréciait son calme travailleur, sa fidélité à toute épreuve et sa lucidité parfois morbide, toujours franche et sévère, qui ne l'épargnait pas lui-même malgré leur relation. Il se surpris plus d'une fois à lui défaire ses cheveux, qu'elle attachait haut et court, parce qu'il la préférait en fille. « Mon p'tit gars », c'était comme cela qu'il l'avait interpellée la première fois, ne découvrant sa méprise qu'en entendant le son de sa voix. 'Faut dire qu'elle n'était pas très féminine, Edel, même avec ses iris bleu acier aux pétales sombres et la finesse de ses poignets. Elle avait parfois des airs d'épouvantail, avec son torse plat et ses grandes jambes, cette anatomie sèche et souple, cet air boudeur et taciturne qui la faisait tant ressembler à un garçon. Qu'importe. La nuit, il se serrait contre le tronc maigrichon de cet arbrisseau et enfouissait son visage dans les feuilles noirâtres de sa chevelure, découvrant contre son écorce lisse un refuge éphémère.

« Tu dors à cette heure-ci et j't'imagine étouffée dans l'amas de couettes qui te sert de lit, à même le sol de ta piaule, en train de rêver à un mélange de badiane et de mandarine. La toux n'a pas cessé, malgré toutes tes tentatives pour l'enrayer. Mais tu n'y es pour rien. J'aime ces bandages que tu laisses traîner partout ; tu n'as jamais voulu consulter pour tes problèmes de peau. Plus têtue que toi, y'a pas, j'crois. Il y a quelque chose que je n'ai jamais osé te dire. Un truc débile, sans doute. J'n'aurais peut-être pas l'occasion de te l'avouer cette fois-ci, alors sache-le : ton parfum de chrysanthème quand tu es avec moi, c'est celui que je préfère. »
Journal de Jarvis Graves, dernière date avant son décès.


Le rapport d'autopsie lui tomba des mains, suivi de près par son corps tout entier. Jarvis mort, c'était pire qu'un jet de napalm dans une serre d'orchidées. Il était annoté, sur la fiche que l'un de ses compagnons d'armes avait récupérée : « Les poumons sont rabougris, flétris sur eux-mêmes, comme s'ils s'étaient nécrosés de l'intérieur. De toute évidence, cet état est à l'origine du décès, mais l'on ignore ce qui a causé cette inflammation soudaine. Les hypothèses se tournent vers un gaz inconnu. » Elle en fut dévastée. Lorsqu'un trio d'Erasers qui enquêtaient sur la disparition de Graves, chef reconnu d'un groupuscule d'Evolves, lui demandèrent de les suivre, elle ne montra aucune résistance. Eux devaient connaître la vérité. Et elle voulait savoir.
Elle sut. Très vite. Trop vite peut-être. Parce qu'à l'instant où le milicien chargé de son accompagnement fut sujet à des crises de toux inexpliquées et décéda une semaine plus tard, elle devint l'objet d'études spécifiques d'une réunion de scientifiques de la branche EE. Laborantins qui n'eurent aucun mal à découvrir qu'elle était porteuse d'un gêne actif, endormi jusqu'à récemment ; ses facultés olfactives n'avaient été que les prémices de son pouvoir, accentuées par la perte de son œil gauche. Ce qui suivit ressembla à l'un de ces cauchemars étranges dont on se réveille comme au lendemain d'une cuite, le cerveau broyé et les muscles amorphes. La connaissance de son pouvoir la rendit plus méfiante encore, surtout à l'égard d'elle-même. Parfois agressive. Toutefois, loin de se battre pour sa liberté, elle courba l'échine devant la dangerosité de son don et accepta les examens, l'enregistrement et le puçage avec un honneur rare. Les scientifiques lui proposèrent un marché qu'elle n'eut ni l'occasion ni l'envie de refuser ; en échange de son autonomie toute relative, elle recevrait des traitements expérimentaux censés enrayer les effets de son don, tant sur les autres que sur elle-même. Devenir un cobaye. Consentant. Fournir des données essentielles à l'analyse de son pouvoir, se soumettre à des expériences diverses, et recueillir en échange la promesse d'en venir à bout. On lui offrit même la possibilité de changer de nom, afin de mieux tirer un trait sur son ancienne vie ; en devenant Ruben E. Ashter, elle espérait échapper aux représailles des Evolves qu'elle avait secourus du temps où Jarvis était vivant et qui, désormais, ne verraient en elle qu'une meurtrière à la solde de l'ennemi. Pour autant, elle ne quitta pas sa boutique, considérant que si elle devait passer pour une traîtresse, elle ne leur ferait pas la grâce de disparaître la queue entre les jambes ; après tout, personne hormis les sujets impliqués n'étaient au courant de son pacte, et les raisons du décès de Jarvis étaient encore inconnues.

Aujourd'hui, elle tient toujours son herboristerie, à la frontière des quartiers pauvres. De temps en temps, il lui arrive de s'attacher les cheveux haut et court et de devenir un p'tit gars en cachette, par nostalgie peut-être, et l'on peut alors apercevoir le petit cercle de sa carte puce derrière son oreille gauche, à la naissance de la chevelure. Elle redoute le moment où son pouvoir sévira de nouveau, où les Evolves proches de Jarvis viendront la lyncher et où les médicaments pour refréner son mal ne feront plus effet. Elle est sans cesse sur le qui-vive, à l'affût, tel un animal traqué. Mais veille toujours à ce que rien de tout cela ne transparaisse dans son apparence sociale, son comportement public. Une herboriste tranquille. Voilà ce qu'elle veut être.


POUVOIR
type d'evolve : connu – hors-la-loi – illégal – dormant
Pouvoir : Toxicité.
Effet(s) du pouvoir : Vous voyez ces fougères qui libèrent leurs spores dans l'air ? C'est un peu similaire. Ruben dégage parfois des micro-particules, incolores, au léger parfum de chrysanthème, qui vont se nicher dans les poumons des personnes qui les inhalent. À petite dose, ce n'est pas nocif et tout au plus la victime ressentira une courte gêne respiratoire. Mais plus longtemps l'on y est exposé, et plus les effets se font sentir. À très haute dose, le nuage attaque les poumons et brûle les tissus organiques ; si la personne n'est pas traitée  dès les premiers symptômes – l'isolation reste le seul remède connu à ce jour – le mal s'aggrave et elle décède en quelques jours. De surcroît, il peut y avoir des « pics d'émission », causés par certaines circonstances ou émotions, et durant lesquels la nocivité des spores est augmentée et leurs effets multipliés.  
Effet(s) secondaire(s) : Outre le fait que Ruben exhale une fragrance de chrysanthème – inodore pour elle, curieusement – son pouvoir entraîne chez elle une desquamation ou des lésions de gravité variable. Il lui arrivera de perdre de larges plaques de peau, de constater la formation de plaies ou d'hématomes, des angiomes ou une nécrose de l'épiderme, qui l'obligent à porter de nombreux bandages afin de dissimuler ces réactions, comme si elle était battue. Elle ressemble à une plante qui, pour muer, se débarrasse de ses feuilles mortes. Néanmoins, sans que personne ne puisse l'expliquer, sa capacité régénératrice est plutôt bonne et les traces les plus superficielles disparaissent en vingt-quatre heures, plusieurs jours pour les plus sévères. Elle suppose que c'est cela qui lui a fait perdre la vue de l'œil gauche à ses dix-huit ans, lors des toutes premières démonstrations de son pouvoir ; la destruction du tissu rétinien et du nerf optique n'a toutefois jamais guéri.


la chose derrière l'écran


pseudo : Ruben ira bien.
âge :
comment t'as atterri ici ? Blablabla...
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evolve
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Shane Treazler
evolve
22.04.14 12:55
Shane Treazler
Bon et bien, rien à redire, je valide, RP bien avec ce personnage ! ;)

Cher petite créature, si tu lis ces lignes, c'est que je me suis fait maltraité TT.TT. Bon, tu l’auras remarqué, je te fais une validation rapide et tu vas peut-être glander le temps que mes flemmardes de supérieures ne le fasse réellement, mais sinon tout est en ordre \o/. Alors, normalement, tu as déjà lu le contexte, le règlement et la FAQ de Chronicles. Je t'en félicite, tu es un gentil petit, tu seras… Quelqu’un de bien =D. Cependant, cela ne veut pas dire que ton périple est fini. Au contraire, il vient tout juste de commencer !

Tout d'abord, si tu as besoin d'un avatar ou d'une signature, il suffit d'aller demander dans ce coin. Personne ne mange personne ici, tout le monde est sage (enfin, presque owo). D'ailleurs, n'oublie pas de passer par ce lieu pour réserver ton avatar ! Par tu peux gérer ta fiche de relations, ce n'est pas obligatoire mais ça peut toujours être amusant de se créer des contacts qui peuvent mener à des rps :3. Ensuite, ce serait bien que pour ne pas rester dans ton coin, tu ailles consulter la place sombre et inquiétante là bas Bon il y'a peut-être quelques psychopathes mais ce n'est pas grave, tu pourras jouer avec et ça c'est juste génial non ? 8D Avant de poster ta demande de rp, regarde cependant celle des autres avant, on ne sait jamais, tu pourrais tomber sur quelque chose d'intéressant !

C'est important également que tu passes par ici pour faire une demande d'habitation ou autre, tu regarderas par toi-même le choix est vaste.

Pour finir, si tu veux t'amuser après tout ça n'hésite pas à aller dans la partie flood du forum. Si tu veux montrer ton talent, c'est par ici...
Et si tu veux juste papoter un peu entre deux rps, n'hésite pas à venir nous faire coucou sur la Chatbox!




Merci Jesse, Alex', Moira et Pioupiou pour ces signas ! Je vous adore toutes <3

Spoiler:
 
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